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Décès du P. Albert Monfils - par webMaster le 18/03/2013 @ 18:26

 

ALBERT MONFILS NOUS A QUITTES

 

De tous ceux qui l’ont rencontré durant sa vie, personne n’a pu rester indifférent au regard perçant, au sourire attirant, au cœur flamboyant et au cerveau bouillonnant d’idées neuves de ce Liégeois.

 


Avant de partir à Kinshasa en 1964 comme professeur à l’ex-collège St Joseph, il avait suivi le cours universitaire de Missiologie. Mais bien vite, il est rappelé en Belgique pour s’intégrer dans l’animation missionnaire. Pendant des dizaines d’années, Albert sillonnera les routes de Bruxelles et de Wallonie pour animer des retraites ou faire des conférences pour les jeunes étudiants.

 

Il fera souvent équipe avec son ami de toujours : André Poncelet. C’est d’ailleurs à ce titre que tous deux feront ensuite partie, avec Pierre Lefebvre de la première équipe de la Fraternité Missionnaire de St Denis à Obourg près de Mons. Les jeunes et jeunes adultes de l’époque se souviennent d’un homme au franc parler étonnant, au débit inaltérable, aux sourcils broussailleux qui les fixait d’un regard d’un noir étincelant afin de les pénétrer de la conviction qu’être chrétien, c’est être missionnaire, c’est vouloir pratiquer l’Evangile en diffusant partout la Bonne Nouvelle du « Bienheureux les pauvres…… »

 

Zone de Texte: Cette revue vous est envoyée gracieusement quatre fois par an. Si vous désirez participer aux frais de publication : 
IBAN : BE06 0015 2094 2822 BIC : GEBABEBB Missions de Scheut, Bruxelles 02/539 02 20 peeters.jean@hotmail.fr
Comité de rédaction : Jacques Brui, Jean-Pierre Bénit, Philippe de Rosen, Adrien Rion, Jean Peeters.
Ont collaboré pour cette édition : Jef Matton, Edouard Tsimba, François Mouchet.


Par après, ce sont les paroissiens de Ste Walburge à Liège qui seront marqués par sa chaleur et son dynamisme. C’est d’ailleurs là et ensuite à Thimistère, qu’il créa et anima pendant des années, des groupes de jeunes animés par la flamme missionnaire, et capables de se prendre eux-mêmes en charge. Et c’est aussi de là que plusieurs de ces groupes eurent la chance d’effectuer des séjours très

 

enrichissants au Congo, au Cameroun, au Sénégal et même au Guatemala. C’étaient des séjours toujours bien préparés mais surtout, suivi d’activités très engagées en Belgique après leur retour.

 

En 2003, il se retire à l’Abbaye de Val Dieu pour rejoindre un groupe de laïcs vivant en communauté. Mais après quelques années, ses forces commençant à faiblir, il va vivre à Bressoux comme « prêtre à la retraite ». Même si dans ses dernières années ses forces physiques s’amenuisaient, son bouillonnant cerveau n’arrêtait pas de réfléchir et de s’informer sur tout ce qui touche l’élan Missionnaire.

 

C’est ce 5 mars qu’Albert a pris son envol pour sa dernière et définitive Mission.

Jean Peeters


Scheut au Cameroun - par webMaster le 15/02/2013 @ 18:08

 

 

 

 

Un correspondant nous envoie des nouvelles du Cameroun : 

http://www.kerkinnood.be/FR/Projet/aide_a_la_formation_pour_42_seminaristes_en_cameroun/default.aspx

 

 

 

 

 

 


Décès P. Waimbaumont Malmedy - par webMaster le 30/01/2013 @ 10:39

 

 

Ce mercredi 30 janvier matin est un  jour de tristesse mais aussi de reconnaissance. Notre ami P.Charles Waimbommont  est enterré à Malmedy. Nous sommes des milliers de Belges et étrangers à avoir connu et apprécié ce "monstre" de l'animation missionnaire en Belgique.

Charles n'est jamais "parti en Mission", mais il a été un très grand Missionnaire. Jeune prêtre du diocèse de Liège, animé par le souci de la Mission, il est animateur missionnaire pour "Missio". Il sillonne les écoles de la région pour y établir des équipes missio/jeunes.

Durant des années, ces équipes jeunes et adultes s'organiseront pour la récolte d'argent, mais surtout pour la confection et la vente des célèbres "gauffres missionnaires". A cette époque, Charles se déplaçait essentiellement en bus et en train, mais bien souvent, il était pris en "stop" par des connaissances. Et à cette époque, bien de Scheutistes collaborèrent avec lui pour les différentes animations et pour le transport de matériel.

Et le clou de son action, fut sans aucun doute, l'organisation à Farnières des "Sessions Missionnaires Jeunes" : S.M.J. Trois fois par an, ces camps rassemblaient entre 30 et 50  jeunes âgés de 14-17 ans dans une ambiance extraordinairement dynamique.

Son secret ? D'abord faire confiance à ces jeunes, il les responsabilisait pour l'animation. Ensuite il y avait son secret de découvrir des "perles" pour venir témoigner d'un aspect de la vie missionnaire. Il y avait également le "secret" qui planait sur ce que les jeunes se disaient entre eux et qui leur donnait énormément de confiance. 

Charles avait l'art de convaincre, à son sourrir, personne ne savait résister et il pouvait ainsi s'entourer de nombreuses bonnes volontés.Il faut cependant préciser qu'il a su profiter et du lieu de recrutement des jeunes (région Malmedy et environs de Liège) ainsi que de son époque. En effet, pour beaucoup de jeunes à l'époque et de ces régions, ces camps étaient l'unique possibilité de faire des activités garçons/filles. Et l'art de Charles a été de profiter de ces occasions.

Evidemment, comme tout être humain, Charles avait aussi ses défaut. Le plus grand (qui n'est que l'autre face d'une grande qualité) il l'a entendu plusieurs fois malgré un début de surdité : Charles, t'es plus têtu qu'une dizaine de mules".

Mais c'est probablement cet entêtement qui a permis à des milliers de jeunes de s'ouvrir sur le monde


6° Forum Social Africain à Kinshasa ce 18 janvier - par webMaster le 19/01/2013 @ 16:30

← Le 6ème Forum Social Africain – Des alternatives pour des droits essentiels

Près de 5.000 personnes ont marché à Kinshasa à l’ouverture de 6ème Forum Social Africain

Publié le 18 janvier 2013 par La voix du Paysan Congolais

Sous un soleil accablant, des délégations des Mouvements de la Société Civile de la RDC, des pays africains ainsi que d’autres pays du monde et de la diaspora africaine ont bravé la chaleur en participant à la marche le 17 janvier 2013 sous forme de caravane. Cette longue marche dans les artères de la ville de Kinshasa a marqué l’ouverture du 6 ème Forum Social Africain qui se tient au Jardin Botanique de Kinshasa du 17 au 20 Janvier 2013.

C’est vers 10 heures qu’une longue file des personnes avec des banderoles, pancartes…., à la main, sous une forte animation de la fanfare, a quitté la place dite « Kimpwanza » qui signifie indépendance et s’est dirigée vers une autre place dite de la Victoire en remontant l’avenue Kasa-Vubu avant d’atteindre le point de chute situé à la place du Cinquantenaire devant le Palais du Peuple en passant par le Boulevard Triomphal.

Voir les photos sur  https://www.facebook.com/LaVoixduPaysanCongolais

Selon les organisateurs du Forum  social africain, près de 5.000 personnes ont pris part à cette longue marche avec  de différents  messages  dans les banderoles où on pouvait lire : « Non la marchandisation de l’enseignement ; Halte aux pillages des ressources naturelles ; Promouvoir l’agriculture familiale pour nourrir l’Afrique ; Non à la balkanisation de la RDC ; Relever le budget de l’agriculture à 10 % »…

Il y a eu aussi  une forte mobilisation des forces vives y compris des jeunes et des femmes qui entendent discuter sur leurs problèmes spécifiques avant de proposer des alternatives.

A l’issue de cette marche, le journal La Voix du Paysan Congolais a recueilli quelques impressions de participants. Pour Bober Bokuba, Président de la Mutuelle de santé de Lingwala, MUSALING, il faudrait faire  le plaidoyer pour la promulgation de la loi qui devra régir les mutuelles de santé. C’est la ligne de combat choisie par les mutuelles de santé toujours régies par une loi ancienne datant du 15 avril 1958. « Une loi caduque qui ne répond pas aux réalités actuelles avec la pauvreté accrue et la déliquescence des infrastructures sociales.

Selon Modeste Ndongala, président de l’Union nationale des travailleurs du Congo, UNTC,  ce forum est un cadre d’échanges  et de discussions très capitales pour les forces sociales.  Il va les aider à dégager  des points de convergence pouvant permettre l’amélioration des conditions sociales des travailleurs  congolais.

Pour Paluku Mivimba, Président de la CONAPAC,  les gouvernements africains doivent  prendre conscience en mettant sur pied de bonnes politiques agricoles pour que l’agriculture soit le moteur de développement de l’Afrique.  Il a affirmé que l’agriculture familiale peut nourrir toute l’Afrique.

Pour Jean Jacques Mafuala, les kinois vivent dans un environnement  généralement malsain qui se trouve à la base de plusieurs maladies comme la malaria, la fièvre typhoïde… Ils entendent interpeller les députés nationaux sur la nécessité d’élaborer un projet de loi sur la santé.

Placé sous le thème principal : «L’Afrique des peuples en marche vers un Autre Monde de Justice Sociale, d’Égalité, de Paix et de Démocratie», le 6 ème Forum Social Africain poursuit les principaux objectifs suivants : « Appuyer la consolidation du processus du Forum Social Africain par une grande mobilisation des peuples africains à la construction participative de nouvelles alternatives pour le développement harmonieux de l’Afrique dans la dignité et la totale liberté des choix populaires en matière politique, économique et sociale; Développer une solidarité africaine à l’égard de la population congolaise dans sa lutte pour une société pacifique, démocratique et de justice sociale.

Lire également Le 6ème Forum Social Africain – Des alternatives pour des droits essentiels

A partir de cette deuxième journée de travail, après la présentation des délégués venus de la RDC, Kenya, Nigéria, Sénégal, Burundi, Zambie, France, Belgique, Bénin…, les axes de travail tournent autour de 8 points suivants, à savoir  : Participation Citoyenne et Culture Démocratique: Élections, bonne gouvernance, Décentralisation, etc; Ressources naturelles et qualité de vie : gestion et redistribution des ressources naturelles, protections des exploitants artisanaux, minerais de sang, etc; Santé, Droits Sociaux et Protection Sociale : Travail Décent, Logement, Accès aux soins de santé et accès aux services sociaux de base de qualité, mutuelles de santé, scolarité, mobilité, etc; Mouvements Paysan et Souveraineté alimentaire : Agriculture familiale, politiques agricoles, structuration paysanne, importations des produits vivriers, questions foncières et accaparement des terres; Paix, sécurité et cohabitations pacifiques : Guerres de la RDC, du Mali, du Soudan; de la Centre Afrique, du Tchad et d’ailleurs; sécurité des biens et des personnes; Intégrations et Migrations africaines, les expériences de règlements de conflit ; Coopération Internationale et Rapports Nord-Sud et Sud-Sud : Les crises, Luttes contre les inégalités et les injustices, Dettes, Migrations, La Justice Climatique APE et FED, L’efficacité de l’aide et du Développement, relations de l’Afrique avec la Chine, l’occident, l’Asie et l’Amérique Latine, la diplomatie populaire, etc, Droits des Femmes et des Jeunes : Luttes contre les violences faites aux femmes, santé de reproduction, Avenir de la Jeunesse, Sport marchandise, etc ; Avenir des Mouvements Sociaux en Afrique et Agenda Africain au Forum Social Mondial Tunis 2013.

Au cours de travaux, les participants vont analyser les causes de la dégradation sociale et économiques en Afrique et proposer des alternatives en construisant des alliances avec les organisations de toute l’Afrique. Il y a aussi plusieurs stands où les organisations paysannes et les structures d’appuis exposent leurs réalisations, des produits agricoles et autres fruits de l’artisanat congolais.

 

C’est vers 10 heures qu’une longue file des personnes avec des banderoles, pancartes…., à la main, sous une forte animation de la fanfare, a quitté la place dite « Kimpwanza » qui signifie indépendance et s’est dirigée vers une autre place dite de la Victoire en remontant l’avenue Kasa-Vubu avant d’atteindre le point de chute situé à la place du Cinquantenaire devant le Palais du Peuple en passant par le Boulevard Triomphal.

Voir les photos sur  https://www.facebook.com/LaVoixduPaysanCongolais

Selon les organisateurs du Forum  social africain, près de 5.000 personnes ont pris part à cette longue marche avec  de différents  messages  dans les banderoles où on pouvait lire : « Non la marchandisation de l’enseignement ; Halte aux pillages des ressources naturelles ; Promouvoir l’agriculture familiale pour nourrir l’Afrique ; Non à la balkanisation de la RDC ; Relever le budget de l’agriculture à 10 % »…

Il y a eu aussi  une forte mobilisation des forces vives y compris des jeunes et des femmes qui entendent discuter sur leurs problèmes spécifiques avant de proposer des alternatives.

A l’issue de cette marche, le journal La Voix du Paysan Congolais a recueilli quelques impressions de participants. Pour Bober Bokuba, Président de la Mutuelle de santé de Lingwala, MUSALING, il faudrait faire  le plaidoyer pour la promulgation de la loi qui devra régir les mutuelles de santé. C’est la ligne de combat choisie par les mutuelles de santé toujours régies par une loi ancienne datant du 15 avril 1958. « Une loi caduque qui ne répond pas aux réalités actuelles avec la pauvreté accrue et la déliquescence des infrastructures sociales.

Selon Modeste Ndongala, président de l’Union nationale des travailleurs du Congo, UNTC,  ce forum est un cadre d’échanges  et de discussions très capitales pour les forces sociales.  Il va les aider à dégager  des points de convergence pouvant permettre l’amélioration des conditions sociales des travailleurs  congolais.

Pour Paluku Mivimba, Président de la CONAPAC,  les gouvernements africains doivent  prendre conscience en mettant sur pied de bonnes politiques agricoles pour que l’agriculture soit le moteur de développement de l’Afrique.  Il a affirmé que l’agriculture familiale peut nourrir toute l’Afrique.

Pour Jean Jacques Mafuala, les kinois vivent dans un environnement  généralement malsain qui se trouve à la base de plusieurs maladies comme la malaria, la fièvre typhoïde… Ils entendent interpeller les députés nationaux sur la nécessité d’élaborer un projet de loi sur la santé.

Placé sous le thème principal : «L’Afrique des peuples en marche vers un Autre Monde de Justice Sociale, d’Égalité, de Paix et de Démocratie», le 6 ème Forum Social Africain poursuit les principaux objectifs suivants : « Appuyer la consolidation du processus du Forum Social Africain par une grande mobilisation des peuples africains à la construction participative de nouvelles alternatives pour le développement harmonieux de l’Afrique dans la dignité et la totale liberté des choix populaires en matière politique, économique et sociale; Développer une solidarité africaine à l’égard de la population congolaise dans sa lutte pour une société pacifique, démocratique et de justice sociale.

Lire également Le 6ème Forum Social Africain – Des alternatives pour des droits essentiels

A partir de cette deuxième journée de travail, après la présentation des délégués venus de la RDC, Kenya, Nigéria, Sénégal, Burundi, Zambie, France, Belgique, Bénin…, les axes de travail tournent autour de 8 points suivants, à savoir  : Participation Citoyenne et Culture Démocratique: Élections, bonne gouvernance, Décentralisation, etc; Ressources naturelles et qualité de vie : gestion et redistribution des ressources naturelles, protections des exploitants artisanaux, minerais de sang, etc; Santé, Droits Sociaux et Protection Sociale : Travail Décent, Logement, Accès aux soins de santé et accès aux services sociaux de base de qualité, mutuelles de santé, scolarité, mobilité, etc; Mouvements Paysan et Souveraineté alimentaire : Agriculture familiale, politiques agricoles, structuration paysanne, importations des produits vivriers, questions foncières et accaparement des terres; Paix, sécurité et cohabitations pacifiques : Guerres de la RDC, du Mali, du Soudan; de la Centre Afrique, du Tchad et d’ailleurs; sécurité des biens et des personnes; Intégrations et Migrations africaines, les expériences de règlements de conflit ; Coopération Internationale et Rapports Nord-Sud et Sud-Sud : Les crises, Luttes contre les inégalités et les injustices, Dettes, Migrations, La Justice Climatique APE et FED, L’efficacité de l’aide et du Développement, relations de l’Afrique avec la Chine, l’occident, l’Asie et l’Amérique Latine, la diplomatie populaire, etc, Droits des Femmes et des Jeunes : Luttes contre les violences faites aux femmes, santé de reproduction, Avenir de la Jeunesse, Sport marchandise, etc ; Avenir des Mouvements Sociaux en Afrique et Agenda Africain au Forum Social Mondial Tunis 2013.

Au cours de travaux, les participants vont analyser les causes de la dégradation sociale et économiques en Afrique et proposer des alternatives en construisant des alliances avec les organisations de toute l’Afrique. Il y a aussi plusieurs stands où les organisations paysannes et les structures d’appuis exposent leurs réalisations, des produits agricoles et autres fruits de l’artisanat congolais.

 

 

 

 


Pierre Rucquoy : un livre Zambie et les enfants - par webMaster le 11/01/2013 @ 11:02

 

 

Encore un nouveau livre du P. Pierre, au profit des enfants de Zambie : au rythme des tambours

 

Site du diocèse de Namur :(faire copîer/coller) : 

http://www.diocesedenamur.be/default.asp?X=8CEC8968D8667E7965627A636308040703136778720B09137F710B06116678640A04010405B4

 

 

 

 

 

 

 

 


150 ans de Scheut en Chine - par webMaster le 07/01/2013 @ 18:05

 

 

A l'occasion des 150 ans (presque) de présence de Scheut en Chine, le Centre Verbiest à Leuven avait publié en juin 2012, une très bonne rétrospective bien imagée que nous vous recommandons : 

 

http://www.kuleuven.be/verbiest/koerier/cv24d1

(faire copier/coller si le lien ne s'ouvre pas)

 

Le Vol XXV de juillet/août n'est pas encore en ligne, mais il est encore plus intéressant, car il s'efforce de rétablir certaines vérités sur l'Eglise de Chine, actuelle et ancienne.

 

 

smile

 

 

 


Journée des Familles à Jambes ce samedi novembre - par webMaster le 12/11/2012 @ 20:15

 

 

 

JOURNEE DES FAMILLE SAMEDI 3 NOVEMBRE JAMBES

Comme chaque année, le samedi le plus proche de la Toussaint, de nombreuses familles de Scheutistes se sont retrouvées à l’église de la Montagne Ste Barbe. Mais cette année était particulière, car c’était également l’occasion de fêter les 150 ans d’existence de notre Institut.

Jean Pierre Bénit, ancien de Chine, a retracé l’histoire de cette fondation. Nous avons ainsi appris que si notre fondateur est parti en Chine, c’est en grand partie parce qu’il était animateur de l’œuvre Pontifical Missionnaire (OPM) fondée par Pauline Jaricot qu’il avait d’ailleurs rencontrée. C’est ainsi que le voyage de la première équipe fut financé par les OPM, à condition de fonder un orphelinat en Mongolie, et de superviser l’un ou l’autre orphelinat créé par les OPM.

Félicien Ilunga ne rappela pas l’histoire de Scheut en Afrique, mais rappela la vie et les aventures d’un illustre scheutiste, Emery Cambier, qui avait commencé une ferme chapelle dans sa région natale, au Kassaï, afin d’arracher des Congolais aux griffes d’esclavagistes. Assoiffé de de justice, il fut plusieurs fois en froid avec l’administration coloniale belge. De retour en Belgique juste avant la 1° guerre mondiale, il fut rapidement emprisonné pour « attitude subversive contre l’occupant » ! C’est ensuite dans la paroisse d’Aisch-en-Refaille près de Gembloux qu’il continua la pastorale, tout en continuant à être, malgré la distance, un ardent défenseur des droits des Congolais. Et si Félicien reste marqué par sa personnalité, c’est qu’il est à présent le curé de cette même paroisse.

Jef Lapauw, ancien des USA nous retraça l’histoire de Scheut dans les Amériques : c’est après la 2° guerre mondiale qu’un évêque étasunien qui avait connu Scheut aux Philippines invita l’Institut dans son diocèse. Sans se cacher, l’objectif était double : d’un côté la recherche d’aide financière pour les besoins de la Mission, et d’un autre côté, la pastorale auprès des minorités afro-américaines. C’est ainsi que le Centre de promotion fut établi dès 1946 à Arlington. Aujourd’hui, après soixante-quatre ans de présence, le travail missionnaire s’oriente principalement vers les hispanophones, mais commence à s’ouvrir également aux autres groupes minoritaires. La Province des USA compte une quarantaine de confrères, dont une bonne dizaine d’Européens qui ont atteint pour la plupart, l’âge de la retraite. C’est en 1953  qu’arrivèrent en Haïti les premiers cicm expulsés de Chine. Ils sont actifs dans une pastorale orientée vers la défense des plus petits, et aujourd’hui centrée sur les jeunes et la formation d’adultes responsables. Dix ans plus tard, c’est au Brésil que les CICM commencent à œuvrer également auprès des populations plus démunies, et en 1958, ce sera en République Dominicaine que l’Institut installera plusieurs paroisses toujours dans des milieux défavorisés. Avant cela, c’est en 1955 que Scheut s’investira au Guatemala, où 5 confrères seront victimes de la répression gouvernementale, comme de nombreux militants. Le Mexique devint par après un lieu de formation, avant de devenir en 1989 un territoire de Mission.

Jaques Thomas rappela que c’est à cette époque que la Belgique, qui était considérée jusqu’à maintenant comme une terre de formation et « d’atterrissage » pour les cicm pensionnés, devenait également une terre de Mission, au même titre que les autres Régions du globe. C’est ainsi qu’elle accueilli des confrères venant, des Philippines et d’Indonésie. L’objectif était de former des communautés internationales dans des milieux multiculturels : Gand, Leuven, Bruxelles et la banlieue parisienne. Aujourd’hui, quelques confrères continuent d’œuvrer en France, et plusieurs confrères congolais sont engagés en Flandres et en Wallonie. D’autres confrères se considèrent également comme missionnaires à part entière, puisqu’ils collaborent au soutient logistique de tous ceux qui sont actifs, soit dans la finance, l’entretien des maisons ou l’animation de la Province.

Le président du Conseil paroissial ne manqua pas d’honorer les différents confrères qui ont œuvré dans cette paroisse : Jean Kirch, Alphonse Hansen, Hubert Géron, Adrien Rion, Jean Beckers, sans oublier bien avant cela, le P. Buxin, le P. Paul Stassen et tous ceux qui s’étaient engagés dans la pastorale à partir de l’ancienne et la « nouvelle maison de Scheut » à Jambes.

Après l’Eucharistie célébrée par Adrien Rion, un verre d’amitié fut offert dans l’église par la Paroisse, suivie, pour ceux qui le voulaient, d’une visite dans les différents cimetières, et ensuite, pour les familles de Scheutistes, d’un merveilleux repas servi dans une salle mise à notre disposition par les Sœurs de Ste Marie de Namur.

Une bonne centaine de personnes étaient ainsi rassemblées et ce fut l’occasion de véritables retrouvailles.

 

UN TOUT GRAND MERCI AU COMITE PAROISSIAL POUR L’ORGANISATION DE CETTE RENCONTRE.

MAIS UN EGAL SUPER MERCI AUX SŒURS DE SAINTE MARIE ET AUX BENEVOLES QUI ONT PREPARE CE REPAS SERVI DANS LA SALLE, ET SA REMISE EN ORDRE


Samdi 3 novembre Jambes - par webMaster le 28/10/2012 @ 18:41



 Comme chaque année, c'est le samedi le + proche de la Toussaint qu'une rencontre des familles de Scheutistes est organisée à l'église de la Montagne Ste Barbe à Jambes.

Messe à 10h30, suivie d'une visite aux cimetières et ensuite, d'une récéption/sandwichs juste en face chez les Soeurs de Ste Marie.

Cette année sera spéciale, car toutes les familles sont invitées, à l'occasion des 150 ans de la création de notre Institut.
Bienvenue à toutes et tous.








Balkanisation du Congo - par webMaster le 28/07/2012 @ 15:29

 


Un article du journal Le Potentiel, qui fait froid et qui fait réfléchir. Mais toujours sous réserve :

http://www.digitalcongo.net/article/85558












CONTEXTE SOCIO/ECONOMIQUE DE SCHEUT - par webMaster le 19/05/2012 @ 20:19

 
 La Congrégation de Scheut – 150 ans
 
Aux sources de l'expansion de l'Église pendant le 19è siècle
 
Après une fin de 18è siècle lamentable sur le plan de son expansion dans le monde, l'Église a connu progressivement un dynamisme missionnaire extraordinaire qui lui procura une croissance inédite dans l'histoire, dont l'apogée est au milieu du 20è siècle.
En Europe, la révolution industrielle était devenue le moteur d'une puissante vague de colonisation. L'industrialisation des puissances européennes et le développement du commerce international avaient fait passer presque tous les peuples sous leur contrôle. L'Europe de cette époque avait un esprit remarquablement conquérant et entreprenant. Une vague d'enthousiasme déferlait sur elle. La main-mise qu'elle exerçait sur les mers et sur les continents ouvrait de nombreuses portes pour les idées nouvelles qui la caractérisaient et qu'elle propageait, exerçant ainsi une véritable domination culturelle. Apparut dans ce contexte la prétention européenne de civiliser les peuples des colonies. Pour ce faire, l'apport de l'Église était le bienvenu. L'évangélisation fut appelée à être l'autre face de la colonisation. Les missionnaires chrétiens s'inscrivirent très bien dans ce cadre d'une civilisation qui se croyait supérieure à toutes et pensait avoir la vocation d'éclairer le monde entier. Certains furent parfois tentés de favoriser les intérêts de leur patrie, mais beaucoup, tout en profitant de l'entreprise coloniale, surent prendre leurs distances et dénoncer parfois les abus et les injustices qui la marquaient.

Il n'y a cependant pas que la circonstance extérieure de la colonisation qui explique le dynamisme missionnaire de cette époque. Il y a surtout une force interne dans le christianisme lui-même. Sans doute, commence-t-on à percevoir une réelle désaffection pour la foi en Occident où la pensée théologique fait bien pauvre figure. Mais le peuple chrétien manifeste une grande vitalité en particulier dans l'action charitable en faveur des déshérités. Des congrégations religieuses nouvelles voient le jour qui sont fort marquées par une orientation caritative, pour l'instruction des enfants pauvres et les soins de santé. Les malheurs des temps n'ont pas étouffé la charité au cœur des chrétiens. Bien au contraire, ceux-ci font preuve en ce domaine de beaucoup d'esprit inventif et d'une efficace créativité. Le développement des missions est un fruit de cette charité.
 
Les papes ont joué dans le domaine de l'expansion missionnaire un rôle personnel majeur à travers la Sacrée Congrégation pour la Propagation de la Foi établie à Rome depuis 1622 déjà. L'année 1831 fut décisive pour la mise en route d'un nouveau développement des missions catholiques. Elle marque le commencement du pontificat du pape Grégoire XVI. Celui-ci fut un homme énergique et compétent grâce auquel le timide renouveau amorcé depuis le début du siècle put s'organiser et devenir un mouvement dont le dynamisme alla croissant tout au long des décennies suivantes.



Le visage de la nouvelle expansion missionnaire

Le grand dynamisme qui anima le renouveau missionnaire permit une rapide occupation de régions immenses et la création de nombreuses circonscriptions ecclésiastiques, partout dans le monde. Dans le but de sauver les âmes et de les arracher à leurs ténèbres, des pionniers allèrent fonder et établir solidement l'Église jusque dans les pays les plus lointains, qu'on appelait alors 'les pays païens'. Fonder l'Église signifiait qu'on établissait les institutions ecclésiastiques dans toute leur complexité, telles qu'elles existaient en Europe, la pièce maîtresse devant être la hiérarchie épiscopale et le clergé.
 
Toute l'organisation est centralisée à Rome et s'inspire du modèle romain. L'Église est vue comme une structure religieuse qui doit naître d'en haut par la constitution de 'vicariats' gérés par des 'vicaires apostoliques' nommés par Rome et qui s'entourent de prêtres venus d'Europe. Comme de nombreux territoires relèvent encore à cette époque du patronat portugais ou espagnol, le souci des papes est d'affirmer, en principe et dans les faits, que toute l'entreprise missionnaire dépend du seul Saint-Siège. On affirme fortement que c'est le pape qui envoie et que c'est à lui seul que doivent se référer les missionnaires qui dépendent entièrement de Rome quant aux modalités de leur action. Les nécessités des temps ont ainsi renforcé une tendance fondamentale de la papauté : tout dans l'Église vient d'en haut, va vers le bas et reste très fortement centralisé.

L'objectif de l'évangélisation est la conversion des païens et leur entrée dans l'Église. Elle se cantonne d'ailleurs dans le domaine religieux cultuel de la vie sacramentelle et dans le caritatif d'assistance. Les populations qu'on dit païennes sont considérées dans leur ensemble comme des pauvres à secourir et à civiliser. C'est ce qui explique le rôle important joué progressivement par les religieuses dans les missions où elles s'occupent des œuvres médicales et sociales. L'enseignement est une pièce maîtresse dans l'entreprise. Les 'missions' sont des complexes parfois très développés de constructions (églises, résidences, écoles, hôpitaux, foyers sociaux, ateliers, plantations...) et se multiplient rapidement. Elles sont considérées comme des centres d'action caritative et des foyers de civilisation dans un océan de barbarie.

Les missionnaires sont poussés par l'idéal de faire exister outre-mer une société chrétienne où ils exerceront une influence prépondérante. Un des ressorts de leurs activités fut le désir de reconstituer dans de nouveaux territoires, à l'abri des contestations, 'la chrétienté' dont on constatait le rapide déclin dans les sociétés en voie de modernisation. En fait, les missionnaires tiennent à encadrer et contrôler les convertis qui pour la plupart vivent dans les villages des zones rurales. Ils le font à travers les relais locaux que sont les catéchistes et les instituteurs. Les catéchistes surtout sont des instruments de choix dans les mains des prêtres, sans eux aucun progrès décisif n'aurait pu être réalisé. L'objectif des missionnaires est de faire rester les convertis dans le milieu traditionnel mais en leur donnant la possibilité de s'y intégrer dans un ordre nouveau où toute leur vie est encadrée par des institutions d'Église.

Une aussi gigantesque entreprise ne pouvait se développer sans une mobilisation de toute l'Église. Une puissante organisation se mit donc en place dans les pays d'où venaient les missionnaires pour soutenir ce qu'on appelait l'œuvre sacrée des missions. Les prêtres et les religieux(ses) travaillent à répandre la foi et la civilisation chrétienne, tous les croyants doivent les soutenir par leurs prières et leurs aumônes. Portée par un élan de sentimentalisme généreux et de grande compassion pour les pauvres païens, une abondante littérature missionnaire de style romantique et édifiant, selon les goûts de l'époque, vit le jour. La 'coopération missionnaire' encouragea l'aide financière à tous les niveaux du peuple chrétien, assura une permanence de prière pour les missions et favorisa l'éclosion des nombreuses vocations pour le départ outre-mer.

De nombreuses nouvelles congrégations religieuses missionnaires

La nouveauté la plus typique de ce siècle fut la création de nombreuses congrégations religieuses, masculines et féminines, spécialement conçues pour les missions outre-mer. Ces nouveaux instituts sont une création étroitement liée au contexte culturel et social de l'époque. Ils deviendront vite les agents principaux de toutes les activités de fondation d'Églises, faisant preuve d'un grand dynamisme et de beaucoup de créativité. Il suffit de citer quelques exemples. Les Pères et les Sœurs de Picpus sont approuvés en 1814 et en 1817. En 1841, Libermann fonde les Missionnaires du Très Saint Cœur de Marie qui, reprenant l'œuvre de Claude-François Poullart des Places, devinrent en 1848 la Congrégation du Saint-Esprit. En 1850, ce sont les Missions Étrangères de Milan. En 1856, les Missions Africaines de Lyon. Les Pères Blancs de Mgr Lavigerie naissent en 1868 et les Sœurs Blanches en 1869. Comboni commence les Missions Étrangères de Vérone (Italie) en 1867. En 1876 ce furent les Sœurs de Notre-Dame des Apôtres à Lyon et, en 1877 les Franciscaines Missionnaires de Marie. La liste complète est beaucoup plus longue. On remarque qu'aucune de ces fondations ne vient de Belgique. Les candidats missionnaires belges doivent donc partir ailleurs en Europe pour répondre à leur vocation.

A Bruxelles, la Congrégation de Scheut
 
Dans le cadre de ce foisonnement, apparaît donc très significative l'initiative de l'abbé Théophile Verbist, prêtre diocésain en ministère à Bruxelles. Vivant avec l'esprit de son temps, Verbist manifestait un vif intérêt pour les missions à l'étranger. Ayant découvert l'œuvre de la Sainte Enfance, une très active association d'aide aux missions, il s'y inscrivit et en devint bientôt le directeur général pour la Belgique. Dès ce moment, il déploya une grande activité en diffusant des appels, en visitant des paroisses pour y constituer des comités locaux, en donnant des conférences. Il s'agissait pour lui de développer l'esprit missionnaire chez les catholiques et de récolter des fonds pour financer l'éducation chrétienne des très nombreux enfants recueillis dans des orphelinats en Chine. A cette époque un traité avait été imposé à la Chine par l'Angleterre et la France, mettant fin à une longue guerre. Grâce à la puissance de leurs armes, les Occidentaux obligeaient la Chine à ouvrir ses portes. Les missionnaires pourraient donc avoir libre accès au territoire chinois. Cette nouvelle suscita de grands espoirs dans les milieux d'Église. Verbist ouvrit son cœur à trois confrères prêtres, ils partagèrent les mêmes aspirations et la décision fut bientôt prise de partir en Chine dans le cadre d'une visite aux orphelinats que la Sainte Enfance soutenait. Le petit groupe prit contact avec les autorités ecclésiastiques. A Rome, la Congrégation pour la Propagation de la Foi fit comprendre qu'un départ en Chine pouvait se faire mais dans certaines conditions. Le Cardinal Barnabo, Préfet de la Propagation de la Foi, fut clair : il approuverait le projet mais aussi confierait un territoire missionnaire au groupe quand celui-ci compterait un nombre suffisant de membres pour assurer la stabilité de l'œuvre et quand il disposerait des fonds nécessaires pour faire face aux énormes dépenses d'une fondation en Chine. En clair, il s'agissait de fonder une congrégation religieuse missionnaire. Il fallut donc revoir le projet et on se mit au travail de rédaction de statuts provisoires. Ceux-ci furent approuvés par l'archevêque de Malines le 28 novembre 1862. La Congrégation du Cœur Immaculé de Marie naissait à Scheut, dans la banlieue de Bruxelles où ses premiers membres résidaient. Elle devait devenir la Congrégation missionnaire belge qui drainerait un grand nombre de vocations, en Belgique surtout.
 
Quand, en 1900, les Constitutions de la Congrégation furent approuvées par Rome, elle comptait plus de 300 membres. Elle était active en Chine et, en 1888, avait pris en charge l'immense territoire du Vicariat Apostolique de l'État indépendant du Congo que Léopold II gouvernait. Celui-ci avait cherché et obtenu la collaboration des missionnaires de Scheut. Il estimait, en effet, que 'l'œuvre de civilisation des peuplades du Congo ne réussirait pas sans l'aide des Missions'. Mais il voulait des Belges dont il espérait qu'ils seraient plus favorables à son entreprise. La croissance numérique de la Congrégation était rapide. D'année en année ses effectifs se multipliaient jusqu'à atteindre un sommet à 2000 membres vers les années 1967. A cette époque, la Congrégation était active, outre en Chine et au Congo, aussi aux Iles Philippines, à Singapore, Hong Kong et Taïwan, en Indonésie, au Japon, aux U.S.A., au Guatémala, en République Dominicaine et en Haïti, au Brésil et au Cameroun.

Quand une nouvelle époque missionnaire s'annonce

Les puissances occidentales avaient mené contre la Chine ce qu'on appelle la 'guerre de l'opium' et imposé les 'traités inégaux'. La Chine était contrainte de considérer tous les missionnaires comme des Européens munis d'un passeport délivré par les vainqueurs d'une guerre injuste, échappant aux juridictions chinoises et protégés par les diplomates occidentaux. Avec les puissances occidentales derrière elles, les missions avaient évidemment plus de possibilités de se développer, mais aux yeux du peuple chinois elles étaient compromises par une protection diplomatique et militaire qu'il voyait comme ennemie et qui l'humiliait. Les problèmes que posait le 'protectorat français' exigèrent une réforme des missions qui occupa les missionnaires pendant de longues années en Chine.

Mais ailleurs également le développement des activités missionnaires en contexte colonial commençait à poser de grands problèmes. La proximité des missions avec la colonisation induisait une réelle accentuation de leur aspect 'œuvre de charité'. La littérature missionnaire d'édification autant que les directives romaines rappelaient la misère et la déchéance des populations païennes et fondaient l'obligation missionnaire sur la considération de leur détresse. La charité souvent condescendante qui animait les missionnaires faisait de l'évangélisation une efficace entreprise pour sauver les âmes, les arracher à l'enfer et civiliser les peuples. Dans la mentalité du colonialisme, cela voulait dire les amener à vivre à l'européenne. Fortement centralisée à Rome d'où viennent les directives, parfois très précises et détaillées, les missions se développaient selon un modèle très clérical, avec peu d'attention aux différences culturelles, parfois avec un réel manque de respect pour les populations locales.
 
Ce fut le pape Benoît XV qui encouragea le premier la nécessaire recherche d'orientations nouvelles. Au sortir de la première guerre mondiale, en effet, le malaise était fortement ressenti à propos des activités missionnaires. L'encyclique Maximum Illud du 30 novembre 1919 signifia la volonté d'une sérieuse réforme. Celle-ci fut réalisée en grande partie sous le pontificat de Pie XII. 

Mais le plus radical changement de perspectives, qui fut aussi une grave crise pour les missionnaires, vint après la deuxième guerre mondiale avec la montée du tiers-monde, les idéologies du développement des peuples et les décolonisations. L'histoire basculait, les missions furent fortement contestées. Le Concile Vatican II fut l'événement le plus déterminant qui entérina un vrai changement d'époque dans la vie missionnaire de l'Église. La Congrégation de Scheut connut, elle aussi, une profonde crise qui entraîna la nécessité d'importants changements. Mais ceci est l'époque contemporaine de la Congrégation.
 
Pierre Lefebvre, cicm
 

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