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Pierre Rucquoy : un livre Zambie et les enfants - par webMaster le 11/01/2013 @ 11:02

 

 

Encore un nouveau livre du P. Pierre, au profit des enfants de Zambie : au rythme des tambours

 

Site du diocèse de Namur :(faire copîer/coller) : 

http://www.diocesedenamur.be/default.asp?X=8CEC8968D8667E7965627A636308040703136778720B09137F710B06116678640A04010405B4

 

 

 

 

 

 

 

 


150 ans de Scheut en Chine - par webMaster le 07/01/2013 @ 18:05

 

 

A l'occasion des 150 ans (presque) de présence de Scheut en Chine, le Centre Verbiest à Leuven avait publié en juin 2012, une très bonne rétrospective bien imagée que nous vous recommandons : 

 

http://www.kuleuven.be/verbiest/koerier/cv24d1

(faire copier/coller si le lien ne s'ouvre pas)

 

Le Vol XXV de juillet/août n'est pas encore en ligne, mais il est encore plus intéressant, car il s'efforce de rétablir certaines vérités sur l'Eglise de Chine, actuelle et ancienne.

 

 

smile

 

 

 


Journée des Familles à Jambes ce samedi novembre - par webMaster le 12/11/2012 @ 20:15

 

 

 

JOURNEE DES FAMILLE SAMEDI 3 NOVEMBRE JAMBES

Comme chaque année, le samedi le plus proche de la Toussaint, de nombreuses familles de Scheutistes se sont retrouvées à l’église de la Montagne Ste Barbe. Mais cette année était particulière, car c’était également l’occasion de fêter les 150 ans d’existence de notre Institut.

Jean Pierre Bénit, ancien de Chine, a retracé l’histoire de cette fondation. Nous avons ainsi appris que si notre fondateur est parti en Chine, c’est en grand partie parce qu’il était animateur de l’œuvre Pontifical Missionnaire (OPM) fondée par Pauline Jaricot qu’il avait d’ailleurs rencontrée. C’est ainsi que le voyage de la première équipe fut financé par les OPM, à condition de fonder un orphelinat en Mongolie, et de superviser l’un ou l’autre orphelinat créé par les OPM.

Félicien Ilunga ne rappela pas l’histoire de Scheut en Afrique, mais rappela la vie et les aventures d’un illustre scheutiste, Emery Cambier, qui avait commencé une ferme chapelle dans sa région natale, au Kassaï, afin d’arracher des Congolais aux griffes d’esclavagistes. Assoiffé de de justice, il fut plusieurs fois en froid avec l’administration coloniale belge. De retour en Belgique juste avant la 1° guerre mondiale, il fut rapidement emprisonné pour « attitude subversive contre l’occupant » ! C’est ensuite dans la paroisse d’Aisch-en-Refaille près de Gembloux qu’il continua la pastorale, tout en continuant à être, malgré la distance, un ardent défenseur des droits des Congolais. Et si Félicien reste marqué par sa personnalité, c’est qu’il est à présent le curé de cette même paroisse.

Jef Lapauw, ancien des USA nous retraça l’histoire de Scheut dans les Amériques : c’est après la 2° guerre mondiale qu’un évêque étasunien qui avait connu Scheut aux Philippines invita l’Institut dans son diocèse. Sans se cacher, l’objectif était double : d’un côté la recherche d’aide financière pour les besoins de la Mission, et d’un autre côté, la pastorale auprès des minorités afro-américaines. C’est ainsi que le Centre de promotion fut établi dès 1946 à Arlington. Aujourd’hui, après soixante-quatre ans de présence, le travail missionnaire s’oriente principalement vers les hispanophones, mais commence à s’ouvrir également aux autres groupes minoritaires. La Province des USA compte une quarantaine de confrères, dont une bonne dizaine d’Européens qui ont atteint pour la plupart, l’âge de la retraite. C’est en 1953  qu’arrivèrent en Haïti les premiers cicm expulsés de Chine. Ils sont actifs dans une pastorale orientée vers la défense des plus petits, et aujourd’hui centrée sur les jeunes et la formation d’adultes responsables. Dix ans plus tard, c’est au Brésil que les CICM commencent à œuvrer également auprès des populations plus démunies, et en 1958, ce sera en République Dominicaine que l’Institut installera plusieurs paroisses toujours dans des milieux défavorisés. Avant cela, c’est en 1955 que Scheut s’investira au Guatemala, où 5 confrères seront victimes de la répression gouvernementale, comme de nombreux militants. Le Mexique devint par après un lieu de formation, avant de devenir en 1989 un territoire de Mission.

Jaques Thomas rappela que c’est à cette époque que la Belgique, qui était considérée jusqu’à maintenant comme une terre de formation et « d’atterrissage » pour les cicm pensionnés, devenait également une terre de Mission, au même titre que les autres Régions du globe. C’est ainsi qu’elle accueilli des confrères venant, des Philippines et d’Indonésie. L’objectif était de former des communautés internationales dans des milieux multiculturels : Gand, Leuven, Bruxelles et la banlieue parisienne. Aujourd’hui, quelques confrères continuent d’œuvrer en France, et plusieurs confrères congolais sont engagés en Flandres et en Wallonie. D’autres confrères se considèrent également comme missionnaires à part entière, puisqu’ils collaborent au soutient logistique de tous ceux qui sont actifs, soit dans la finance, l’entretien des maisons ou l’animation de la Province.

Le président du Conseil paroissial ne manqua pas d’honorer les différents confrères qui ont œuvré dans cette paroisse : Jean Kirch, Alphonse Hansen, Hubert Géron, Adrien Rion, Jean Beckers, sans oublier bien avant cela, le P. Buxin, le P. Paul Stassen et tous ceux qui s’étaient engagés dans la pastorale à partir de l’ancienne et la « nouvelle maison de Scheut » à Jambes.

Après l’Eucharistie célébrée par Adrien Rion, un verre d’amitié fut offert dans l’église par la Paroisse, suivie, pour ceux qui le voulaient, d’une visite dans les différents cimetières, et ensuite, pour les familles de Scheutistes, d’un merveilleux repas servi dans une salle mise à notre disposition par les Sœurs de Ste Marie de Namur.

Une bonne centaine de personnes étaient ainsi rassemblées et ce fut l’occasion de véritables retrouvailles.

 

UN TOUT GRAND MERCI AU COMITE PAROISSIAL POUR L’ORGANISATION DE CETTE RENCONTRE.

MAIS UN EGAL SUPER MERCI AUX SŒURS DE SAINTE MARIE ET AUX BENEVOLES QUI ONT PREPARE CE REPAS SERVI DANS LA SALLE, ET SA REMISE EN ORDRE


Samdi 3 novembre Jambes - par webMaster le 28/10/2012 @ 18:41



 Comme chaque année, c'est le samedi le + proche de la Toussaint qu'une rencontre des familles de Scheutistes est organisée à l'église de la Montagne Ste Barbe à Jambes.

Messe à 10h30, suivie d'une visite aux cimetières et ensuite, d'une récéption/sandwichs juste en face chez les Soeurs de Ste Marie.

Cette année sera spéciale, car toutes les familles sont invitées, à l'occasion des 150 ans de la création de notre Institut.
Bienvenue à toutes et tous.








Balkanisation du Congo - par webMaster le 28/07/2012 @ 15:29

 


Un article du journal Le Potentiel, qui fait froid et qui fait réfléchir. Mais toujours sous réserve :

http://www.digitalcongo.net/article/85558












CONTEXTE SOCIO/ECONOMIQUE DE SCHEUT - par webMaster le 19/05/2012 @ 20:19

 
 La Congrégation de Scheut – 150 ans
 
Aux sources de l'expansion de l'Église pendant le 19è siècle
 
Après une fin de 18è siècle lamentable sur le plan de son expansion dans le monde, l'Église a connu progressivement un dynamisme missionnaire extraordinaire qui lui procura une croissance inédite dans l'histoire, dont l'apogée est au milieu du 20è siècle.
En Europe, la révolution industrielle était devenue le moteur d'une puissante vague de colonisation. L'industrialisation des puissances européennes et le développement du commerce international avaient fait passer presque tous les peuples sous leur contrôle. L'Europe de cette époque avait un esprit remarquablement conquérant et entreprenant. Une vague d'enthousiasme déferlait sur elle. La main-mise qu'elle exerçait sur les mers et sur les continents ouvrait de nombreuses portes pour les idées nouvelles qui la caractérisaient et qu'elle propageait, exerçant ainsi une véritable domination culturelle. Apparut dans ce contexte la prétention européenne de civiliser les peuples des colonies. Pour ce faire, l'apport de l'Église était le bienvenu. L'évangélisation fut appelée à être l'autre face de la colonisation. Les missionnaires chrétiens s'inscrivirent très bien dans ce cadre d'une civilisation qui se croyait supérieure à toutes et pensait avoir la vocation d'éclairer le monde entier. Certains furent parfois tentés de favoriser les intérêts de leur patrie, mais beaucoup, tout en profitant de l'entreprise coloniale, surent prendre leurs distances et dénoncer parfois les abus et les injustices qui la marquaient.

Il n'y a cependant pas que la circonstance extérieure de la colonisation qui explique le dynamisme missionnaire de cette époque. Il y a surtout une force interne dans le christianisme lui-même. Sans doute, commence-t-on à percevoir une réelle désaffection pour la foi en Occident où la pensée théologique fait bien pauvre figure. Mais le peuple chrétien manifeste une grande vitalité en particulier dans l'action charitable en faveur des déshérités. Des congrégations religieuses nouvelles voient le jour qui sont fort marquées par une orientation caritative, pour l'instruction des enfants pauvres et les soins de santé. Les malheurs des temps n'ont pas étouffé la charité au cœur des chrétiens. Bien au contraire, ceux-ci font preuve en ce domaine de beaucoup d'esprit inventif et d'une efficace créativité. Le développement des missions est un fruit de cette charité.
 
Les papes ont joué dans le domaine de l'expansion missionnaire un rôle personnel majeur à travers la Sacrée Congrégation pour la Propagation de la Foi établie à Rome depuis 1622 déjà. L'année 1831 fut décisive pour la mise en route d'un nouveau développement des missions catholiques. Elle marque le commencement du pontificat du pape Grégoire XVI. Celui-ci fut un homme énergique et compétent grâce auquel le timide renouveau amorcé depuis le début du siècle put s'organiser et devenir un mouvement dont le dynamisme alla croissant tout au long des décennies suivantes.



Le visage de la nouvelle expansion missionnaire

Le grand dynamisme qui anima le renouveau missionnaire permit une rapide occupation de régions immenses et la création de nombreuses circonscriptions ecclésiastiques, partout dans le monde. Dans le but de sauver les âmes et de les arracher à leurs ténèbres, des pionniers allèrent fonder et établir solidement l'Église jusque dans les pays les plus lointains, qu'on appelait alors 'les pays païens'. Fonder l'Église signifiait qu'on établissait les institutions ecclésiastiques dans toute leur complexité, telles qu'elles existaient en Europe, la pièce maîtresse devant être la hiérarchie épiscopale et le clergé.
 
Toute l'organisation est centralisée à Rome et s'inspire du modèle romain. L'Église est vue comme une structure religieuse qui doit naître d'en haut par la constitution de 'vicariats' gérés par des 'vicaires apostoliques' nommés par Rome et qui s'entourent de prêtres venus d'Europe. Comme de nombreux territoires relèvent encore à cette époque du patronat portugais ou espagnol, le souci des papes est d'affirmer, en principe et dans les faits, que toute l'entreprise missionnaire dépend du seul Saint-Siège. On affirme fortement que c'est le pape qui envoie et que c'est à lui seul que doivent se référer les missionnaires qui dépendent entièrement de Rome quant aux modalités de leur action. Les nécessités des temps ont ainsi renforcé une tendance fondamentale de la papauté : tout dans l'Église vient d'en haut, va vers le bas et reste très fortement centralisé.

L'objectif de l'évangélisation est la conversion des païens et leur entrée dans l'Église. Elle se cantonne d'ailleurs dans le domaine religieux cultuel de la vie sacramentelle et dans le caritatif d'assistance. Les populations qu'on dit païennes sont considérées dans leur ensemble comme des pauvres à secourir et à civiliser. C'est ce qui explique le rôle important joué progressivement par les religieuses dans les missions où elles s'occupent des œuvres médicales et sociales. L'enseignement est une pièce maîtresse dans l'entreprise. Les 'missions' sont des complexes parfois très développés de constructions (églises, résidences, écoles, hôpitaux, foyers sociaux, ateliers, plantations...) et se multiplient rapidement. Elles sont considérées comme des centres d'action caritative et des foyers de civilisation dans un océan de barbarie.

Les missionnaires sont poussés par l'idéal de faire exister outre-mer une société chrétienne où ils exerceront une influence prépondérante. Un des ressorts de leurs activités fut le désir de reconstituer dans de nouveaux territoires, à l'abri des contestations, 'la chrétienté' dont on constatait le rapide déclin dans les sociétés en voie de modernisation. En fait, les missionnaires tiennent à encadrer et contrôler les convertis qui pour la plupart vivent dans les villages des zones rurales. Ils le font à travers les relais locaux que sont les catéchistes et les instituteurs. Les catéchistes surtout sont des instruments de choix dans les mains des prêtres, sans eux aucun progrès décisif n'aurait pu être réalisé. L'objectif des missionnaires est de faire rester les convertis dans le milieu traditionnel mais en leur donnant la possibilité de s'y intégrer dans un ordre nouveau où toute leur vie est encadrée par des institutions d'Église.

Une aussi gigantesque entreprise ne pouvait se développer sans une mobilisation de toute l'Église. Une puissante organisation se mit donc en place dans les pays d'où venaient les missionnaires pour soutenir ce qu'on appelait l'œuvre sacrée des missions. Les prêtres et les religieux(ses) travaillent à répandre la foi et la civilisation chrétienne, tous les croyants doivent les soutenir par leurs prières et leurs aumônes. Portée par un élan de sentimentalisme généreux et de grande compassion pour les pauvres païens, une abondante littérature missionnaire de style romantique et édifiant, selon les goûts de l'époque, vit le jour. La 'coopération missionnaire' encouragea l'aide financière à tous les niveaux du peuple chrétien, assura une permanence de prière pour les missions et favorisa l'éclosion des nombreuses vocations pour le départ outre-mer.

De nombreuses nouvelles congrégations religieuses missionnaires

La nouveauté la plus typique de ce siècle fut la création de nombreuses congrégations religieuses, masculines et féminines, spécialement conçues pour les missions outre-mer. Ces nouveaux instituts sont une création étroitement liée au contexte culturel et social de l'époque. Ils deviendront vite les agents principaux de toutes les activités de fondation d'Églises, faisant preuve d'un grand dynamisme et de beaucoup de créativité. Il suffit de citer quelques exemples. Les Pères et les Sœurs de Picpus sont approuvés en 1814 et en 1817. En 1841, Libermann fonde les Missionnaires du Très Saint Cœur de Marie qui, reprenant l'œuvre de Claude-François Poullart des Places, devinrent en 1848 la Congrégation du Saint-Esprit. En 1850, ce sont les Missions Étrangères de Milan. En 1856, les Missions Africaines de Lyon. Les Pères Blancs de Mgr Lavigerie naissent en 1868 et les Sœurs Blanches en 1869. Comboni commence les Missions Étrangères de Vérone (Italie) en 1867. En 1876 ce furent les Sœurs de Notre-Dame des Apôtres à Lyon et, en 1877 les Franciscaines Missionnaires de Marie. La liste complète est beaucoup plus longue. On remarque qu'aucune de ces fondations ne vient de Belgique. Les candidats missionnaires belges doivent donc partir ailleurs en Europe pour répondre à leur vocation.

A Bruxelles, la Congrégation de Scheut
 
Dans le cadre de ce foisonnement, apparaît donc très significative l'initiative de l'abbé Théophile Verbist, prêtre diocésain en ministère à Bruxelles. Vivant avec l'esprit de son temps, Verbist manifestait un vif intérêt pour les missions à l'étranger. Ayant découvert l'œuvre de la Sainte Enfance, une très active association d'aide aux missions, il s'y inscrivit et en devint bientôt le directeur général pour la Belgique. Dès ce moment, il déploya une grande activité en diffusant des appels, en visitant des paroisses pour y constituer des comités locaux, en donnant des conférences. Il s'agissait pour lui de développer l'esprit missionnaire chez les catholiques et de récolter des fonds pour financer l'éducation chrétienne des très nombreux enfants recueillis dans des orphelinats en Chine. A cette époque un traité avait été imposé à la Chine par l'Angleterre et la France, mettant fin à une longue guerre. Grâce à la puissance de leurs armes, les Occidentaux obligeaient la Chine à ouvrir ses portes. Les missionnaires pourraient donc avoir libre accès au territoire chinois. Cette nouvelle suscita de grands espoirs dans les milieux d'Église. Verbist ouvrit son cœur à trois confrères prêtres, ils partagèrent les mêmes aspirations et la décision fut bientôt prise de partir en Chine dans le cadre d'une visite aux orphelinats que la Sainte Enfance soutenait. Le petit groupe prit contact avec les autorités ecclésiastiques. A Rome, la Congrégation pour la Propagation de la Foi fit comprendre qu'un départ en Chine pouvait se faire mais dans certaines conditions. Le Cardinal Barnabo, Préfet de la Propagation de la Foi, fut clair : il approuverait le projet mais aussi confierait un territoire missionnaire au groupe quand celui-ci compterait un nombre suffisant de membres pour assurer la stabilité de l'œuvre et quand il disposerait des fonds nécessaires pour faire face aux énormes dépenses d'une fondation en Chine. En clair, il s'agissait de fonder une congrégation religieuse missionnaire. Il fallut donc revoir le projet et on se mit au travail de rédaction de statuts provisoires. Ceux-ci furent approuvés par l'archevêque de Malines le 28 novembre 1862. La Congrégation du Cœur Immaculé de Marie naissait à Scheut, dans la banlieue de Bruxelles où ses premiers membres résidaient. Elle devait devenir la Congrégation missionnaire belge qui drainerait un grand nombre de vocations, en Belgique surtout.
 
Quand, en 1900, les Constitutions de la Congrégation furent approuvées par Rome, elle comptait plus de 300 membres. Elle était active en Chine et, en 1888, avait pris en charge l'immense territoire du Vicariat Apostolique de l'État indépendant du Congo que Léopold II gouvernait. Celui-ci avait cherché et obtenu la collaboration des missionnaires de Scheut. Il estimait, en effet, que 'l'œuvre de civilisation des peuplades du Congo ne réussirait pas sans l'aide des Missions'. Mais il voulait des Belges dont il espérait qu'ils seraient plus favorables à son entreprise. La croissance numérique de la Congrégation était rapide. D'année en année ses effectifs se multipliaient jusqu'à atteindre un sommet à 2000 membres vers les années 1967. A cette époque, la Congrégation était active, outre en Chine et au Congo, aussi aux Iles Philippines, à Singapore, Hong Kong et Taïwan, en Indonésie, au Japon, aux U.S.A., au Guatémala, en République Dominicaine et en Haïti, au Brésil et au Cameroun.

Quand une nouvelle époque missionnaire s'annonce

Les puissances occidentales avaient mené contre la Chine ce qu'on appelle la 'guerre de l'opium' et imposé les 'traités inégaux'. La Chine était contrainte de considérer tous les missionnaires comme des Européens munis d'un passeport délivré par les vainqueurs d'une guerre injuste, échappant aux juridictions chinoises et protégés par les diplomates occidentaux. Avec les puissances occidentales derrière elles, les missions avaient évidemment plus de possibilités de se développer, mais aux yeux du peuple chinois elles étaient compromises par une protection diplomatique et militaire qu'il voyait comme ennemie et qui l'humiliait. Les problèmes que posait le 'protectorat français' exigèrent une réforme des missions qui occupa les missionnaires pendant de longues années en Chine.

Mais ailleurs également le développement des activités missionnaires en contexte colonial commençait à poser de grands problèmes. La proximité des missions avec la colonisation induisait une réelle accentuation de leur aspect 'œuvre de charité'. La littérature missionnaire d'édification autant que les directives romaines rappelaient la misère et la déchéance des populations païennes et fondaient l'obligation missionnaire sur la considération de leur détresse. La charité souvent condescendante qui animait les missionnaires faisait de l'évangélisation une efficace entreprise pour sauver les âmes, les arracher à l'enfer et civiliser les peuples. Dans la mentalité du colonialisme, cela voulait dire les amener à vivre à l'européenne. Fortement centralisée à Rome d'où viennent les directives, parfois très précises et détaillées, les missions se développaient selon un modèle très clérical, avec peu d'attention aux différences culturelles, parfois avec un réel manque de respect pour les populations locales.
 
Ce fut le pape Benoît XV qui encouragea le premier la nécessaire recherche d'orientations nouvelles. Au sortir de la première guerre mondiale, en effet, le malaise était fortement ressenti à propos des activités missionnaires. L'encyclique Maximum Illud du 30 novembre 1919 signifia la volonté d'une sérieuse réforme. Celle-ci fut réalisée en grande partie sous le pontificat de Pie XII. 

Mais le plus radical changement de perspectives, qui fut aussi une grave crise pour les missionnaires, vint après la deuxième guerre mondiale avec la montée du tiers-monde, les idéologies du développement des peuples et les décolonisations. L'histoire basculait, les missions furent fortement contestées. Le Concile Vatican II fut l'événement le plus déterminant qui entérina un vrai changement d'époque dans la vie missionnaire de l'Église. La Congrégation de Scheut connut, elle aussi, une profonde crise qui entraîna la nécessité d'importants changements. Mais ceci est l'époque contemporaine de la Congrégation.
 
Pierre Lefebvre, cicm
 

Nouvelles d'AEFJN avril - par webMaster le 25/04/2012 @ 17:55

 
 

NOUVELLES D’AEFJN N° 58, AVRIL 2012
 
RESPONSABILITE SOCIALE DES ENTREPRISES
Une plus grande transparence peut éclairer le monde sinistre de la corruption des ressources
Il est très important d’avoir des lois plus strictes sur la transparence. De telles lois peuvent s’occuper de la collecte de revenus venant du secteur minier, et aussi donner plus de pouvoir aux personnes des pays riches en ressources, en leur donnant les informations dont elles ont besoin pour demander des comptes à leurs gouvernements et entreprises. Il faut que l’UE introduise des lois robustes sur la transparence si l’Europe prend au sérieux l’amélioration des vies des plus pauvres du monde, écrit l’Evêque Stephen Munga, membre du groupe de travail de l’Initiative de transparence des industries extractives de Tanzanie.
http://www.guardian.co.uk/global-development/poverty-matters/2012/mar/30/greater-transparency-resource-corruption en anglais uniquement
Congo-Kinshasa: Une société pétrolière britannique annonce un plan de travail pour prospecter le site d’héritage mondial de l’UNESCO au Congo
Une société pétrolière enregistrée à Londres, SOCO International, a annoncé des plans pour avancer la prospection pétrolière dans le plus ancien parc national d’Afrique et site d’héritage mondial de l’UNESCO, le Parc national Virunga en République Démocratique du Congo (RDC). Deux permis – publiés par Global Witness – donnant à SOCO le feu vert ont été signés par les ministères des hydrocarbures et de l’environnement de la RDC, malgré l’annonce précédente d’un engagement du gouvernement à suspendre la prospection de pétrole dans le Parc en attendant les résultats d’une évaluation environnementale stratégique. L’évaluation financée par l’UE et d’autres donateurs internationaux devrait être terminée fin 2012.
http://allafrica.com/stories/201203161215.html en anglais uniquement
 
SOUVERAINETE ALIMENTAIRE
L'achat de terres agricoles étrangères, un marché en pleine expansion
L'achat de terres agricoles à l'étranger est un marché en pleine expansion depuis quelques années, qui comporte des risques pour l'environnement et génère des tensions géopolitiques. Plus de la moitié (66%) des transferts concernaient l'Afrique, en particulier l'Ethiopie, le Libéria, le Mozambique et le Soudan. "C'est une bombe qui peut exploser si on ne s'en occupe pas", prévient M. Mathieu, expert à la FAO.
http://farmlandgrab.org/post/view/20218
Non à l’accaparement des terres, "Journée internationale des luttes paysannes"  17 avril
Tous les mouvements de pêcheurs artisanaux, les organisations de travailleurs et travailleuses agricoles et les mouvements pour la justice sociale partout dans le monde sont invités par Via Campesina à se mobiliser le 17 avril. Le principal thème de cette ‘journée internationale de lutte paysanne’ est la résistance populaire contre les accaparements de terres.
http://viacampesina.org/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=660:appel-a-la-mobilisation-pour-le-17-avril-journee-internationale-des-luttes-paysannes&catid=26:17-avril-journde-la-lutte-paysanne&Itemid=33
 
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le manioc, l'arme fatale contre le réchauffement climatique
Avec de faibles besoins en eau, le manioc est hyper-résistant au changement climatique par rapport aux autres cultures comme le maïs, la pomme de terre, le mil ou encore le sorgho. Vingt-quatre prévisions de changement climatique ont été testées sur les différentes plantes et le manioc a surpassé les autres.
http://www.slateafrique.com/83495/le-manioc-arme-contre-rechauffement-climatique-alimentation
De l’importance des bulletins météo pour les fermiers
S’ils savaient comment obtenir et analyser les bulletins météorologiques, les agriculteurs pourraient accroître leur production. Mais rares sont les organisations qui s’intéressent à la manière dont les informations climatiques pourraient être utilisées plus efficacement par les fermiers et les communautés qui vivent dans des régions exposées aux catastrophes naturelles.
http://www.irinnews.org/fr/Report/95230/CHANGEMENT-CLIMATIQUE-De-l-importance-des-bulletins-m%C3%A9t%C3%A9o-pour-les-fermiers
 
COMMERCE
Qu’est-ce que les nouvelles statistiques de la Banque Mondiale sur la pauvreté nous disent réellement ?
L’extrême pauvreté dans le monde en développement diminue malgré la récession, annonce un rapport de la Banque Mondiale. Si seulement c’était aussi facile ! Les statistiques sur lesquelles se basent la plupart des annonces d’élimination de la pauvreté sont extrêmement trompeuses et elles guident souvent des experts vers les solutions erronées.
http://www.pambazuka.org/en/category/features/80973 en anglais uniquement
 
CONTROLE DES ARMES LEGERES
Les ONG rappellent les conséquences néfastes des transferts d’armes sur le développement. Elles exigent davantage de transparence et souhaitent des exportations conditionnées au respect des droits humains. La France, quatrième exportateur mondial, est pointée du doigt pour son opacité. 
Le développement piégé : les transferts d’armes et le développement du Tchad
La France et d’autres pays ont vendu des armes au Tchad sans prendre sérieusement en compte les risques que présentaient ces transferts pour le développement économique et social du pays, révèle Zobel Behalal dans le rapport du CCFD-Terre Solidaire « les pays exportateurs et le Tchad partagent la responsabilité des failles qui caractérisent les dispositifs de contrôle, et pour lesquels le développement ne pèse pas bien lourd ». Ce rapport pointe en particulier l'absence de retombées de la rente pétrolière dont une partie significative a servi à l'acquisition d'armes et non au développement du pays comme s'y étaient pourtant engagées les autorités du pays.
http://ccfd-terresolidaire.org/ewb_pages/d/doc_2739.php (fr)
Réunion de 2012 sur le programme d’action de l’ONU sur les armes légères (PoA)
Le Comité préparatoire (PrepCom) pour le Programme d’action des Nations unies sur les armes légères a eu lieu du 19 au 23 mars à New York. La discussion a été positive et productive. Après quelques controverses et amendements, le rapport de PrepCom report a été adopté par le Comité. Le rapport offre un bon point de départ pour la Conférence de révision de 2012 (RevCon) sur le Programme d’action, qui aura lieu du 27 août au 7 septembre.  IANSA a assuré une présence forte et visible de la société civile au Comité préparatoire (PrepCom) pour la révision de 2012. Des représentants de la société civile ont eu l’autorisation de parler lors d’une séance plénière
Le brouillon de rapport du président est disponible sur http://www.poa-iss.org/RevCon2/Documents.html en anglais uniquement
Des résumés de la discussion aussi bien que des sessions et des événements annexes sont disponibles sur : http://iansa.org/news/2012/03/2012-preparatory-committee-for-the-second-un-programme-of-action-review-conference en anglais uniquement
 
SANTE ET MEDICAMENTS
Forum du Réseau pharmaceutique œcuménique (EPN) sur l’accès à des médicaments de qualité
Le Forum d’EPN a eu lieu du 21 au 23 mars 2012, à Addis Abeba, en Ethiopie. Le thème des discussions était ‘Accès à des médicaments de qualité : besoins prioritaires, actions prioritaires pour aujourd’hui et demain’. Vous pouvez voir des résumés des  interventions sur : http://www.epnetwork.org/fr/forum-2012 (français) Le 23 mars, EPN a célébré son assemblée générale. Begoña Iñarra représentait AEFJN aux deux réunions. Ce fut une occasion de rencontrer des membres d’EPN venant de différents pays africains, de discuter et de prendre des décisions cruciales en relation avec l’accès aux médicaments et leur qualité, aussi bien que sur les activités du réseau.
EPN a publié “Guidelines for Effective and Efficient Pharmaceutical Services”. (Directives pour des services pharmaceutiques efficaces et efficients). Si votre congrégation a des sœurs ou des frères chargés de pharmacies, vous pouvez demander à AEFJN de vous envoyer une copie.
Il y a beaucoup d’autres excellentes publications d’EPN pour les pharmaciens, vous pouvez les trouver sur chacun des liens sur PUBLICATIONS à : http://www.epnetwork.org
La Haute cour du Kenya doit prendre une décision historique sur l’accès aux médicaments génériques
Un groupe de personnes vivant avec le VIH, qui mettent en question une loi qui leur dénie l’accès à des médicaments vitaux, doivent attendre un peu plus longtemps pour connaître le sort de leur cas. Le cas devait être jugé le 9 mars 2012, mais il a été ajourné au 20 avril. Dans leur cas, le groupe met en question la légalité de l’Acte anti-contrefaçon de 2008 qui, croient-ils, va interférer avec l’importation et la vente de médicaments génériques, du fait que selon cette loi les génériques peuvent être considérés comme contrefaits, comme cela arrive avec la plupart des lois anti-contrefaçon, comme ACTA.
En 2009, trois personnes vivant avec le VIH ont intenté un procès, cherchant à déterminer que l’Acte anti-contrefaçon de 2008 du Kenya est non constitutionnel et qu’il menace l’accès à des médicaments génériques vitaux, et donc qu’il enfreint leur droit à la santé. Le droit à la santé est maintenant garanti par la Constitution du Kenya.
http://www.africasciencenews.org/en/index.php/health/63-health/335-kenyan-high-court-set-to-make-landmark-decision-on-access-to-generic-medicines- en anglais uniquement
Harmonisation de l’enregistrement des médicaments dans la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC)
Le 30 mars 2012, à Arusha en Tanzanie, l’EAC a lancé le projet d’harmonisation de l’enregistrement des médicaments en EAC (EAC-MRH). Le projet va promouvoir l’harmonisation de l’enregistrement des médicaments dans la région, qui contribue grandement à la santé publique et mène à un accès rapide à des médicaments de bonne qualité, sûrs et efficaces pour les maladies prioritaires. Ceci marque le début de la phase de mise en œuvre du Programme AMRH à travers l’Afrique et c’est aussi une étape importante vers l’amélioration de l’accès aux médicaments essentiels pour les maladies prioritaires en Afrique
http://www.wahooas.org/IMG/pdf/MESSAGE_dissemination_Fr.pdf (Français)
 
http://www.africanexecutive.com/modules/magazine/articles.php?article=6465&magazine=380 (eng)
 
AFRIQUE
Afrique – Chine: Le potentiel de l’Afrique attise toutes les convoitises
L’exploitation des richesses minières et du pétrole en particulier en Afrique exacerbe les rivalités et les luttes entre grandes puissances, par procuration. La stabilité du continent est périodiquement remise en question pour le contrôle des richesses du sous-sol. La présence internationale existe et pèse, depuis de nombreuses années, dans tout le continent. L’Afrique est de plus en plus courtisée par les pays émergents qui ont de grandes capacités de financement. L’entrée en jeu des Chinois, dont l’intérêt est d’accaparer les richesses minières à tout prix, ne peut que compliquer la géopolitique locale. La Chine a besoin des matières premières et du pétrole africains. Elle trouve en plus des débouchés pour ses propres entreprises dans le secteur des travaux publics, des télécommunications, ou du textile.
http://quotidienne-agora.fr/2012/03/08/potentiel-afrique-attise-convoitises-chine/ (français)
Est-ce que l’UE transporte ses habitudes de surpêche vers les eaux d’Afrique occidentale ?
La côte d’Afrique occidentale a quelques-unes des zones de pêche les plus poissonneuses du monde, mais elles sont à peine surveillées ou contrôlées, et elles sont grandes ouvertes au pillage légal et illégal. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, toutes les zones de pêche de l’Afrique occidentale sont complètement exploitées ou surexploitées au détriment de plus d’un million et demi de pêcheurs locaux.
Des flottes lourdement subsidiées enregistrées en UE attrapent chaque année 235.000 tonnes de petites espèces pélagiques des eaux de Mauritanie et du Maroc, et des dizaines de milliers de tonnes d’autres espèces dans les eaux au large de la Sierra Leone, du Ghana, de la Guinée Bissau et d’ailleurs.
http://www.guardian.co.uk/environment/2012/apr/02/eu-fishing-west-africa-mauritania en anglais uniqu
 

Nkongolo il y a 50 ans - par webMaster le 03/04/2012 @ 21:34

 


Il y a déjà cinquante ans que des centaines de Congolais perdaient la vie dans des massacres. Parmi eux, des missionnaires Spiritains qui étaient restés sur place.

Une vidéo réalisée par les P. Spiritains évoque cet épisode :
 
http://www.youtube.com/watch?v=DxHUfGF-f2E                (faire copier/coller)
 









 

Annuler les dettes, pas les rembourser toutes - par webMaster le 03/04/2012 @ 21:12

 


Depuis plusieurs mois, le CADTM se lance dans une opération d'envergure concernant la crise financière que nous vivons en Europe comme dans le Tiers Monde. L'histoire a monté que les privations drastiques imposées par le FMI et la Banque Mondiale dans bien des pays du Tiers Monde n'ont aboutit qu'à l'appauvrissement des populations au profit de l'enrichissement de petites minorités. Par contre, le refus de payer l'entièreté des dettes dans certains pays a pu relancer l'économie.

Plusieurs pays européens sont confrontés au même dilemme. Il faudrait un véritable audit de toutes ces dettes pour empêcher leur paupérisation.

Voir : http://www.cadtm.org/Pourquoi-annuler-la-dette      (faire copier/coller) 

logo_150_ans_ok.jpgScheut a cent cinquante ans - par Scheut en famille le 22/03/2012 @ 17:55




Cent cinquante ans d'âge, et quels changements depuis l'époque du fondateur dont l'objectif était de sauver les enfants en Chine !! A cette époque, plusieurs prêtres diocésains s'engageaient pour une période de 10 ans renouvelables. Ces CICM étaient tous Belges ou Hollandais !

Aujourd'hui, dans combien de pays sommes*nous présents ? Combien de nationalités ??

 

Les Missionnaires de Scheut célèbrent 150 ans d’existence.

C’est le 28 novembre 1862 que le Cardinal Sterckx, archevêque de Malines, approuva les statuts de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie. C’est ainsi la date officielle de la fondation de notre Institut. Comme notre première maison était située dans le quartier de SCHEUT à Anderlecht/Bruxelles, tous les amis commencèrent à nous appeler les Pères de Scheut, alors que dès le début, l’institut bénéficia de l’aide de laïcs qui devinrent plus tard des religieux Frères.


 

Le 25 août 1865 Théophile VERBIST, le fondateur, et ses 4 compagnons partirent pour la Chine, pays pour lequel l’institut fut fondé. Après deux années et demie le fondateur succomba au Typhus à 44 ans. Mais son œuvre continua providentiellement.

Au cours de ces 150 années il se passa beaucoup de choses. Dans et hors de l’institut beaucoup aussi a changé. En 1962, lors du centenaire, nous comptions près de 2000 membres. Aujourd’hui près de 900 confrères sont encore dispersés à travers le monde dans 16 pays. Il y a 150 ans tout commença en Belgique et aux Pays-Bas. Aujourd’hui près de la moitié des confrères sont originaires de pays non- Européens. L’Eglise et le Monde ont changé, la Congrégation évolue aussi.

Au cours de ces 150 ans près de 4000 confrères ont mis leurs pas dans ceux du fondateur et ont vécu souvent dans des situations bien difficiles. Ils ont essayé d’annoncer la Bonne Nouvelle de l’Evangile et ont donné le meilleur d’eux- mêmes pour aider des gens à relever la tête dans la quotidienneté d’une vie souvent bien pénible.

Tout homme et tout l’homme

Ils n’ont pas été présents dans ces pays lointains seulement pour convertir et baptiser, mais ont toujours été préoccupés pour tout homme et tout l’homme, des hommes de chair et de sang, vivant des joies et des peines, avec leurs soucis et leurs préoccupations. Ils se sont donnés beaucoup de peine pour apprendre les différentes langues de ces peuples.

 Ils n’ont pas construit seulement des églises mais aussi des écoles, des hôpitaux, des dispensaires…. de gros efforts ont été faits pour rechercher d’autres façons plus productives de cultiver et améliorer l’infrastructure économique. Ils ont cherché à édifier des communautés ecclésiales de base avec leurs propres animateurs. Ils ont posé les fondations d’une Eglise locale.

Dans plusieurs pays où des confrères missionnaires étaient actifs, des jeunes ont été inspirés par leurs paroles et leur façon de vivre. Beaucoup sont devenus, à leur tour, des missionnaires et continuent la grande épopée missionnaire : des Congolais, des Philippins, des Haïtiens, des Indonésiens…. À leur tour ils mettent leurs pas dans ceux du fondateur.

Si nos confrères ont pu vivre leur vocation et réaliser leur engagement au service de tant de gens, c’est bien aussi grâce au soutien de milliers de bienfaiteurs dans le pays d’origine. Membres de la famille et amis, communautés paroissiales, cercles missionnaires et écoles les ont portés par la prière et leur soutien financier.

Les missionnaires de Scheut ont pu compter les uns sur les autres et étaient heureux de compter sur ceux qui se préoccupaient d’eux dans les pays d’origine. Les communautés là-bas étaient bien conscientes de ce soutien et ceux qui ont pu aller visiter leur missionnaire sur le terrain peuvent témoigner de l’accueil chaleureux et reconnaissant  qu’ils y ont reçu.

Ce sont ces 150 années là que nous voulons célébrer et nous sommes fiers de cette histoire : une longue histoire d’hommes qui sont partis et d’autres qui sont restés ici, mais tous animés par un même enthousiasme missionnaire. Au cours de cette année 2012 des activités seront proposées pour fêter ce jubilé : à Scheut même ou dans d’autres communautés, annoncées dans les Media officiels ou par nos propres publications. Nous espérons pouvoir impliquer le plus possible nos familles et bienfaiteurs afin de les remercier et parce que nous savons que nous pouvons toujours compter sur eux.

Je souhaite à tous : confrères, membres de famille, bienfaiteurs et amis des Missions une belle et chaleureuse année jubilaire.

 

Jef Matton


 

NB : Jef MATTON a travaillé au Congo, au Cameroun, et ensuite au service de la province CICM Belgique/Nederland (BNL). Depuis 2009 il est Supérieur de notre Province.

 

 

QUELQUES ACTIVITES PROGRAMMEES DANS LE CADRE DES 150 ANS

 EN LIEN AVEC D’AUTRES INITIATIVES

 

Conférence de presse quelques jours après Pâques à Scheut, chaussée de Ninove

Liège/Embourg : dimanche 10 juin, célébration de la Fête Dieu par l’Unité Pastorale, en notre maison d’Embourg.

Mouscron : dimanche 21 octobre, journée diocésaine de la Mission à Mouscron

Namur/Jambes : samedi 4 novembre (premier samedi après la Toussaint), rencontre des familles des confrères décédés, mais également de toutes les familles et amis. Messe à 10h30 à la Montagne Ste Barbe.

 

 

Cinq panneaux constitués d’une toile déroulante de 2 m2  sont disponibles pour une exposition ou autre activité. L’enrouleur, le pied et la toile ne pèsent pas deux kilos ! Pour les emprunter : Jef Matton 02/526 14 36. Cinq panneaux = cinq thèmes différents : Bref aperçu historique – Par delà les frontières – Prêtres et Frères - …….

 

 

 

 


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