Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
Captcha
Recopier le code :
161 Abonnés
Nouvelles classées
+ Année 2019
+ Année 2018
+ Année 2017
+ Année 2016
+ Année 2015
+ Année 2014
+ Année 2013
+ Année 2012
+ Année 2011
Archives revue
Infos
Visites

 345256 visiteurs

 3 visiteurs en ligne


Décès de Marc De Roy - par webMaster le 09/12/2016 @ 15:53

 

 

 

Notre confrère Marc est parti pour d'autres cieux ce mercredi 7 décembre à l'âge de 75 ans. Ceux et celles qui l'ont connu au Mayumbe se souviennent d'un homme cordial, vigoureux et toujours prêt à rendre service. Pendant une vingtaine d'années, il avait été "père voyageur" dans plusieurs paroisses : Bula Naku, Kizu, Nganda Tsundi, Kuimba.... 

Ensuite, c'est l'imprimerie de Kinshasa qui le réquisitionnera pendant plusieurs années. Il revient en Belgique dans les années 1993 et se mettra au service des confrères, notamment par la mutuelle MRB. En 1998, il s'installe définitivement à Embourg, notre maison de repos, tout en donnant de solides coup de main dans la pastorale de la région.

Ceux qui le connaissent se souviendront sans doute de sa devise : "Je ne vous demande pas de m'écouter, mais de me laisser parler". Là où tu es, Marc, tu pourras parler pour l'éternité.

 

 

 

 

 

 


Du Congo aux Philippines - par jean Peeters le 13/11/2016 @ 11:53

 

 

 

L’ÉPREUVE DES LANGUES, EMERY MWAKO :

DU CONGO AUX PHILIPPINES

 

 

Originaire du Congo, Emery Mwako fait part de son apprentissage de la langue Cebuano, une des grandes langues des Philippines : le récit de son parcours de combattant.

 

 

Un laboratoire

Dès son arrivée aux Philippines il entreprend un cours intensif dans un véritable laboratoire de langue tout en résidant dans une famille philippine, et cela afin de baigner totalement dans le milieu. Il nous rappelle comment les Scheutistes européens se débrouillaient en arrivant au Congo : j’ai eu la chance de rencontrer des missionnaires CICM au Congo, qui travaillaient dans notre paroisse, et qui parlaient parfaitement notre langue maternelle. Je me suis souvent posé la question de savoir comment  ces missionnaires ont fait pour apprendre notre langue. Était-ce une expérience de tour de Babel  ou une expérience de Pentecôte ? Je reconnais qu'ils parlaient très bien notre langue locale, sans  l'aide d'un laboratoire de langue et sans ordinateurs, mais suite à beaucoup d'exercices pratiques, avec beaucoup de fautes au début, et pour finir, ils y sont arrivés.

 

Langue des signes

 Pendant ces cours aux Philippines, ajoute-t-il, j'ai eu la chance dès le début de faire partie d'un groupe étudiant, soit le Tagalog, soit le Cebuano. Pour ma part, j'étudiais le Cebuano. Malgré cette chance d'être en équipe,  il n'était pas facile de communiquer entre nous. Nous nous sommes rendus compte que nos langues d'origine et même l'anglais ne nous aidaient guère. Au début la seule langue qui était comprise était celle des signes et des gestes, des sourires fraternels, en un mot le langage de l'amour fraternel. Pour continuer à progresser nous nous sommes mis au service les uns des autres, je m'étais engagé comme sacristain pour la préparation de la messe, comme garde malade, coiffeur, chargé d'accueil et guide touristique des  nouveaux venus. A côté du laboratoire théorique  des langues, les services mutuels étaient devenus un autre laboratoire de langue vécu dans la pratique et le concret. C'était un rodage indispensable qui  nous faisait faire de réels progrès.

 

La langue de l’amour

Dans toute cette évolution, le sourire en toute circonstance, fut d'une grande importance. Ça m'a permis de comprendre que les gens n’attendent pas de nous des discours impressionnants dans leur langue, mais une simple présence accompagnée d'un petit sourire, en toute circonstance agréable ou pas ; ce sourire nous  apportait  plus de joie et d'espérance. Et si nous pouvions  ajouter l'un ou l'autre mot, cela suffisait pour attirer la sympathie des gens.  En résumé, pour finir nous parlions tous une seule langue, sans savoir comment la nommer, la langue de l'amour fraternel. N'était-ce pas déjà  le vécu de notre devise: « Cor unum et anima una » (un seul coeur, une seule âme) qui est la devise bien connue des missionnaires de Scheut.

 

Adrien Rion : selon l’article paru dans Chronica, revue interne à cicm en juillet 2016

 

 

 

 

 


Pierre Ruquoy : Ligny - Zambie - par webMaster le 27/10/2016 @ 20:15

 

 

Petite vidéo pas très réussie, mais qui donne une idée de Pierre, de sa famille et son travail en Zambie. Vidéo réalisée à l'occasion du dimanche de la Mission universelle.

 

https://youtu.be/gow5umZC_A8

Si le lien ne s'ouvre pas en cliquant dessus, le copier et le coller dans la fenêtre du navigateur.

 

 

 

smile

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Kin, réaction du Card. Monsengwo - par webMaster le 24/09/2016 @ 19:40

 

Dans un message publié vendredi sur le compte Twitter de l’Église catholique, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya se lâche en ces termes: 

« Le Congo n’est pas une plantation qu’un président a reçu de son père pour autant décider ce qu’il veut en faire. Un chef de l’état n’est pas indéboulonnable. Le peuple renâcle. On n’a plus besoin d’une dictature. On est dans une république où la corruption n’a plus de limites. Tout est conclu secrètement en avance.

On ne peut pas fermer les yeux sur l’enrichissement peu orthodoxe et despotique des gouvernants. On est résigné de voir des politiques qui travaillent mal mais qui veulent durer pour de nombreuses années au pouvoir. On veut la fin de la tyrannie. Le peuple ne demande que du pain, de la liberté et de la justice.

Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya

(Communiqué par Club Walco)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Expo : notre ou votre Congo - par webMaster le 18/09/2016 @ 16:35

 

 

Tout doucement, Belges et Congolais, nous osons regarder notre passé commun d'un regard critique, au-delà de bien des clichés. C'est un regard d'historiens, pas de ces faux moralisateurs qui regardent l'histoire d'il y a plus de cent ans, avec les critères de la modernité.

 

Bruxelles du 22 septembre au 17 décembre : https://cec-ong.org/expositions/exposition-notre-congo-onze-kongo/

 

 

 

 

 

 


La langue du sourire - par webMaster le 29/08/2016 @ 09:42

 

 

DU CONGO, PHILIPPINES, USA : le langage sourire.  

 

Nous avons rencontré Frédéric Mizengo à Bruxelles, lors de son passage vers les USA après son congé en RDC, son pays natal : une trop brève conversation.

 

Aux Philippines

      Dans ce pays, j’ai étudié la théologie pendant quatre ans. Les débuts furent difficiles, car même si je connaissais un peu l’anglais, il m’était difficile de parler avec les gens, puisque je ne connaissais rien de la langue locale, je ne pouvais que sourire. Après un temps, je commençais à me faire comprendre, et les progrès furent rapides.

     Si on me demande ce que j’ai trouvé de différent entre mon pays le Congo et ici, je dirai que chez moi, on a l’habitude de parler beaucoup, fort haut et de très vite commencer à communiquer avec les autres. Par contre, les Philippins sont plus réservés, plus calme dans leurs conversations. Après un temps, on s’y habitue et on peut très facilement communiquer, et j’ai trouvé la population très intéressante.

 

USA

     J’ai été ordonné il y a trois ans, et depuis, je suis vicaire aux USA dans un faubourg de San Antonio habitée par beaucoup d’étrangers, surtout d’origine mexicaine. Dans ma jeunesse, j’ai beaucoup fréquenté les mouvements de jeunesse comme St Kizito et Annuarite, c’est ainsi que probablement, je suis très fort engagé avec la jeunesse avec le groupe « Teens ». Chaque mardi, nous nous retrouvons pour des activités très diverses : jeux, distractions, discussions, et les jeunes peuvent parler de leurs problèmes.

     J’ai été étonné de voir comment ces jeunes participent à l’adoration régulière pendant laquelle, je reçois les confessions. Mais je dois m’adapter, car ici aux USA, je dois garder une certaine réserve et distance vis-à-vis des jeunes. Ce n’est pas comme au Congo, où on fraternise de très près et avec chaleur. De plus, les parents n’aiment vraiment pas que l’on réprimande leurs rejetons !

      Enfin, ce qui m’a frappé aussi, c’est la vitalité de l’Église et la foule qui participe aux offices. Les églises sont pleines, et le culte toujours bien mouvementé.

 


Mgr Van Cauwelaert est parti - par webMaster le 21/08/2016 @ 19:02

 

 

Mgr Van Cauwelaert s’en est allé

 

Il avait 102 ans quand il est parti, et a laissé une trace bien visible aussi bien dans l’Église du Congo que dans l’Église Universelle. Il avait été en effet, un membre très actif lors du Concile Vatican II en 1960, et ensuite, comme consulteur pour la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples à Rome.

En 1959, il devient le premier évêque d’Inongo dans la Province du LAC en RDC. Il mit alors tout son dynamisme pour promouvoir la langue locale « lingala » dans la liturgie, ainsi que pour la promotion d’un laïcat adulte et formé. Fidèle à ses conviction, et âgé à peine de 53 ans en 1967, il est le premier évêque européen à démissionner en faveur d’un évêque congolais. Il sera également d’une aide précieuse pour Mgr Laurent Monsengwo, l’actuel cardinal de Kinshasa et membre du « groupe des 8 » chargé par le Pape François de la réforme de la Curie romaine.

De retour en Belgique, il s’engage dans le Mouvement Pax Christi dont il sera le vice-président de l’aile flamande pendant de nombreuses années, et à ce titre visitera de nombreuses ONG actives dans les pays du Sud. Comme religieux missionnaire, il assumera également la tâche de président du Comité des Instituts Missionnaires à Bruxelles.

Il était resté d’une vigueur physique et intellectuelle remarquables jusqu’à l’approche de son centenaire. À cette occasion, un livre écrit par des personnes qui l’ont connu, reprend non seulement les épisodes de sa vie, mais aussi plusieurs de ses écrits. Il est disponible en français et en flamand à CICM chaussée de Ninove (02/526 14 00). Quand on lui parlait de tout ce qu’il avait réalisé au cours de sa vie, il répondait très simplement : Je n'étais pas seul, ce sont les autres qui ont tout réalisé. Et c’est vrai qu’il a été à la base de nombreux engagements dans le monde et dans l’Eglise.

 Il s’est éteint paisiblement au mois d’août, et c’’est à Schilde qu’il repose actuellement au milieu de centaines de ses confrères.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Zambie : retour de Pierre Rucquoy - par webMaster le 08/07/2016 @ 21:22

 

Après un séjour qui se devait d'être court en Belgique, notre ami Pedro part ce samedi pour retrouver sa chère centaine de  "Fleurs de Soleil" en Zambie.

Son séjour a été un peu plus long que prévu, car la médecine lui a découvert une anomalie grave de l'aorte qui demandait une opération très délicate et super urgente ! Son moral a été évidemment attaqué par cette nouvelle, mais après l'opération et deux semaines de repos, il repart plein de courage et d'enthousiasme. Mais cette fois, avec la ferme décision de travailler à sa relève au pays, car il s'est rendu copte que parfois, la vie ne tient qu'à un fil !

 

Ce qui est extraordinaire, c'est l'élan de ferveur et la multitude de prières qui ont traversé les océans pour le soutenir : de Zambie à Haïti en passant par la  République Dominicaine. Le jour de son opération, les "Fleurs de Soleil" en Zambie ont passé la nuit en prière pour lui !

Nous lui souhaitons encore suffisamment d'années que pour mettre en place une relève solide.

 

 

 

 

 


 

Le 1° prêtre mongol sera ordonné en août. Il est bon de rappeler qui si aujourd'hui plusieurs congrégations missionnaires sont présentent en Mongolie, c'est aux Scheutistes que le pape, il y a une vingtaine d'années a rappelé qu'ils avaient reçu l'ordre d'aller en Mongolie, mais ils n'avaient pu y aller, à cause de l'arrivée au pouvoir de Mao.

Oulan-Bator (Agence Fides) – « Nous aurons bientôt le premier prêtre natif de Mongolie. Il s’agit de Joseph Enkh, qui sera ordonné prêtre à Oulan-Bator le 28 août prochain par S.Exc. Mgr Wenceslao Padilla, Préfet apostolique d’Oulan-Bator. Cet événement revêt une importance particulière pour notre jeune Eglise, refondée en 1992 et qui aujourd’hui compte un peu plus de 1.000 baptisés. L’ordination d’un prêtre du cru stimulera l’enthousiasme et le sens d’appartenance parmi les mongols, envers une Eglise qui a été longtemps considérée comme étrangère ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides le Père Prosper Mbumba, missionnaire congolais en Mongolie et membre de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie (CICM).
Joseph Enkh a été ordonné diacre le 11 décembre 2014 à Daejeong (Corée du Sud), où il a reçu sa formation initiale et est rentré en Mongolie en janvier dernier. Depuis lors, il mène son expérience pastorale, en desservant différentes Paroisses de Mongolie où se trouvent actuellement au total environ 20 missionnaires et 50 religieuses de 12 Congrégations présents dans six Paroisses.
Le Père Mbumba indique à Fides : « Les préparatifs de l’ordination sont en cours sous tous leurs aspects. Les chrétiens prient beaucoup pour leur futur prêtre et les Paroisses promeuvent actuellement des rencontres de catéchèse afin d’offrir à la population une meilleure compréhension du ministère sacerdotal. Dans toutes les églises de Mongolie se tiendra une neuvaine de prière en vue de l’ordination. De nombreux fidèles continuent à adresser des pensées et à exprimer leurs attentes au futur prêtre sous forme écrite. Ils écrivent des lettres pour lui faire savoir qu’ils sont fiers de sa vocation et qu’ils comptent sur sa présence et sur son œuvre ». Le missionnaire conclut : « Rendons grâce à Dieu pour ce don et pour cet enthousiasme et prions pour que puisse avoir lieu une nouvelle effusion de l’Esprit en cette terre ». (PA) (Agence Fides 01/06/2016)

 

 

 


 

 


Rendez-nous nos terres - par webMaster le 27/02/2016 @ 17:29

ILS VOLENT NOS TERRES, PRENONS LEURS JARDINS

 

Le 24 février, la presse a très brièvement relaté l’action à Ixelles, de quelques dizaines de militants soutenus par plusieurs organisations telles que CNCD, Entraide et Fraternité… ainsi qu’AEFJN où Scheut est présent. Ces militants se révoltent depuis des années dans leur propre pays contre des entreprises qui accaparent leurs terres sans scrupules. Mais trop souvent, ils sont poursuivis et emprisonnés, car ils s’opposent au bien public. Ils étaient venus à Bruxelles, le nid d’un de ces vautours SOCFIN/Bolloré, armés de pelles et de râteaux.

 

Bref historique

C’est en 1889 qu’Adrien Hallet, un audacieux agronome wallon débarque à Boma, dans l’île de Mateba afin d’y organiser l’élevage ; il passe ensuite à la Compagnie des Produits qui se livre à l’exploitation de l’huile de palme. Par après, avec le soutien de Léopold II, il créera une autre entreprise commerciale, la Belgika, et ensuite il s’associe aux Français en se tournant vers la Malaisie pour y développe des palmeraies grâce à son expérience congolaise. Et c’est en Extrême Orient ensuite, qu’il développera la culture de l’hévéa dans des terres plus appropriées qu’au Congo.

En une vingtaine d’années, il est la tête de plusieurs entreprises commerciales en Malaisie, Indochine, à Java, Sumatra ainsi qu’en Afrique Equatoriale Française et au Congo belge. Et pour en assurer le flux financier, il crée la « Banque des Colonies ».

Deux générations de « Hallet » plus tard, et suite à une multitude de créations nouvelles comme Palmcam au Cameroun, Papangu en RDC, Socninaf au Kenya, Socfin, SAC en Sierra Leone, Socfin KDC au Cambodge…. le groupe devient une multinationale en matière d’hévéas et huile de palme. Le tout sous la dénomination générale de SOCFIN, avec près de 40% d’actions entre les mains d’un autre groupe agro-industriel français : Bolloré.

 

On n’a rien sans rien

Telle était la devise du fondateur, et elle n’a pas changé, avec tous les dégâts environnementaux et sociaux que cela entraîne. On se souvient ainsi de l’incendie qui a ravagé une île indonésienne pendant plusieurs mois : puisque le gouvernement refuse le permis d’exploitation de cette immense forêt, nous la brûlons, et l’Etat n’aura plus d’autre solution que de nous la céder. Et en plus, les cendres feront un bon engrais ! Une méthode employée plus d’une fois dans bien d’autres pays.

Et le plus souvent, cette expansion infernale s’exerce au détriment des communautés locales. En effet, la plupart du temps ce sont des terres fertiles utilisées pour l’agriculture familiale qui ont été englobées par la société et acquises grâce à l’appui des autorités nationales ou locales, mais sans consultation des communautés. Au final, des paysans se retrouvent sans leur principale source de subsistance, avec une compensation financière extrêmement faible et n’ont souvent comme seule option que de travailler pour l’entreprise dans des conditions de travail déplorable. Des situations qui dégénèrent souvent en conflits fonciers et sociaux, car en plus de prendre leurs terres, l’entreprise dépasse les limites autorisées.

Ainsi, en Sierra Leone en 2011, alors que le gouvernement avait autorisé 6.500 ha, l’entreprise s’est permise d’étendre ses plantations jusqu’au double ! Des conflits ont évidemment éclatés, mais ont été systématiquement réprimés. Six représentants l’organisation paysanne ont été condamnés à 6 mois de prison ferme pour conspiration et incitation à commettre un délit : la destruction de 40 palmiers.

En Afrique, des entreprises asiatiques signent avec les gouvernements, la location de dizaines de milliers d’hectares en faisant miroiter les tonnes de production de produits agricoles, tout bénéfice pour la population locale. Malheureusement la réalité est toute autre, car les trois quart de la production retournent dans les pays d’origine (en Chine, la population agricole est en baisse catastrophique). De plus, après 20 ans de surexploitation du lieu et d’utilisation massive d’engrais et de pesticides, la terre rendue aux villageois et totalement détruite et inculte pour les générations futures.

Au Cameroun en 45 ans, des milliers d’hectares de forêt ont été défrichés et remplacés par des monocultures de palmiers. En plus de participer au réchauffement climatique, cette activité réduit les espaces disponibles pour les cultures vivrières dont dépendent les populations locales. Dans les régions de Dibombari, Mbongo, Mbambou et Kienké, environ 6.000 familles ont vu leurs forêts détruites et 40 000 hectares de leurs terres alloués à la Socapalm, Société Camerounaise de Palmeraies.  De plus, les rivières de plusieurs pays africains sont polluées par l’abus de pesticides et d’engrais.

 

Une résistance mondiale

Dans la plupart des pays concernés, non seulement la population locale s’organise déjà depuis une dizaine d’années, mais des liens ont été établis entre les provinces et les pays. C’est ainsi que l’affaire des six condamnés de Sierra Leone a fait le tour du monde, grâce à l’organisation internationale de résistance par l’Alliance internationale des riverains des plantations SOCFIN/Bolloré (voir leur site/web).

Au Cameroun l’année dernière, l’usine Socapalm de Dibombarri a été bloquée par les riverains ainsi que la plantation de Mbongo : les communautés locales réclamant la rétrocession des terres confisquées. Une centaine de villageois s’étaient déployés dans la plantation, trois cents bloquaient l’accès à l’usine principale tandis qu’une centaine d’autres empêchaient le départ des ouvriers vers les champs de palmiers. Cette fois, vu l’ampleur du mouvement, les autorités publiques avaient joué la carte de l’apaisement et avaient refusé la demande de l’entreprise de recourir à la force.

 

Avec l’annonce d’actions similaires dans d’autres plantations appartenant au même groupe au Liberia, au Cambodge, en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire, le mouvement des paysans regroupé en alliance internationale devrait continuer à s’étendre dans les jours et semaines à venir.

 

Regrets

Nous Scheutistes, sommes heureux de constater que les mouvements populaires locaux sont rejoints aujourd’hui par les organisations internationales. Il est cependant regrettable que les médias n’aient pas suffisamment bien relayé la manifestation à Bruxelles, et que catho.be, CNCD, et AEFJN n’ont annoncé cette manifestation que bien trop tard. Dans l’avenir, comme chrétien et comme missionnaire, nous serons attentifs à cette problématique.

 

 

 

 


DébutPrécédent [ 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ] 4 pages suivantesSuivantFin