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Que font-ils ici ces prêtres - par webMaster le 05/04/2015 @ 21:45

MISSION DES PRETRES VENUS D’AILLEURS

 

Il y a trois mois, le Comité missionnaire de Charleroi organisait une rencontre avec des prêtres venus d’ailleurs, afin de mieux les connaître, ainsi que leurs motivations. Une question posée par Jonas, prêtre Spiritain brazzavillois me turlupine : mais pourquoi cet Occident rejette-t-il aujourd’hui le christianisme  qu’il est venu nous apporter  il y a plus de 150 ans, alors que nous en Afrique, nous avions une religion très humaine, croyants en un Dieu immanent et éminent.  Oui, je me pose cette question chaque jour en voyant l’occident. Il y a des moments où je me dis que c’est l’opium du peuple. Pourquoi cet occident rejette-t-il aujourd’hui ce christianisme ?

 

Opium du peuple ?

Que les différents pouvoirs politiques et économiques occidentaux aient utilisé  les Eglises chrétiennes pour assoir leur pouvoir, je crois qu’il n’y a pas de doute : en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, les Eglises ont été utilisées pour « humaniser » l’exploitation de leurs richesses par le pouvoir colonisateur. La plupart du temps, la Bonne Nouvelle a été accompagnée d’œuvres diverses comme la construction d’hôpitaux et d’écoles. C’était, pour ces Pouvoirs, une manière de s’attirer la confiance des habitants et de leurs chefs. Une manière d’endormir leur résistance. Léopold II n’avait-il pas exigé le départ des missionnaires spiritains français à l’embouchure du Fleuve Congo pour qu’ils soient remplacés par des missionnaires belges ?

Par contre affirmer que c’était là une volonté claire des missionnaires, est totalement faux et contraire aux nombreux faits de rébellion de nombreux missionnaires contre le pouvoir colonial. Il suffit de de se souvenir de la célèbre Controverse de Valladolid où le dominicain Bartolomé de Las Casas réussit à faire accepter par le pouvoir Espagnol que les Indiens étaient des êtres humains à part entière. A la même époque, ce sont les Jésuites qui résistèrent en créant les célèbres Réductions au Paraguay.

Au Congo, dans la plupart des régions, de nombreux conflits opposèrent les missionnaires aux autorités et à l’armée coloniale. Au Kasaï, un missionnaire, prévenu par un soldat congolais réussit à s’enfuir d’une ferme-école, juste avant l’assaut par l’armée. Plus tard, il sera même expulsé par les autorités belges ! Il ne faut pas oublier non plus, que c’est en grande partie grâce aux missionnaires protestants que Léopold II fut obligé de mettre fin à la trop célèbre campagne de cinq ans de « mains coupées ».

 

Un espoir pour nos communautés ?

C’est ce que j’ai pu constater lors de la célébration de la messe de Pâques à Bruxelles ce dimanche. Deux prêtres belges âgés célébraient en compagnie de deux jeunes prêtres africains. Peu de chaises étaient restées libres ce dimanche : une grande majorité d’Africains venus de plusieurs pays différents, ainsi qu’une trentaine de Belges. Tous unis dans une même célébration métissée.

En effet, en 20 ans, cette église St Roch près de la gare du Nord à Bruxelles s’est colorée de plus en plus. Et aujourd’hui, la liturgie s’inspire à la fois de la tradition exubérante africaine tout en respectant le besoin d’un certain dépouillement belge. C’est un comité liturgique bigarré qui organise le tout, afin que tous puissent avoir un rôle.

Ce qui m’a étonné, c’est le nombre de prises de parole des jeunes : intentions, lectures (même l’évangile ou certaines prières sont lus par un ou une laïc). C’est le groupe des jeunes qui a décoré le chœur et qui vient « servir » les prêtres, aucun « célébrant principal », mais chaque prêtre accomplit une tâche dans la célébration, et en plus, deux chorales : une africaine et une belge, qui se répartissent les chants. Et il est inutile d’ajouter que l’encens coule à flots, si on peut dire !

 

Conclusion

Oui, je crois la présence de ces nombreux prêtres venus d’ailleurs est une bénédiction pour nos communautés, à condition que ces dernières « jouent le jeu ». En effet St Roch n’est pas la seule église de Bruxelles qui est animée par des prêtres venus d’ailleurs : au centre-ville comme dans les communes avoisinantes, ils sont nombreux.

Que serait devenue cette petite communauté vieillissante de St Roch et d’autres paroisses si elles étaient restées entre elles ? Elles se seraient désertifiées au fur et à mesure des années. Dernièrement j’ai vécu également des églises pleines à Waterloo, et de nouveau, dans des communautés qui s’étaient adaptées à leurs nouveaux animateurs. Quelques participants belges m’ont affirmé avec un sourire de satisfaction : au début que ce prêtre congolais est arrivé, on se demandait ce qu’il venait faire ici alors qu’il manque de prêtres chez eux. Petit à petit, le nombre d’Africains présents a augmenté. Aujourd’hui, ils font également partie des comités, et on sent un vent de jeunesse souffler sur notre paroisse. Il y a même de nouveaux Belges qui participent aux messes. Heureusement qu’ils sont là, sinon nos communautés mourraient bientôt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


LE CHEMIN DE CROIX DES Chrétiens du Moyen-Orient

Cette année, le destin tragique des communautés chrétiennes des pays bibliques jettera une ombre sur la Semaine Sainte et la fête de Pâques. Des nouvelles dramatiques nous arrivent sans cesse sur les chrétiens au Moyen-Orient. Une semaine, ces nouvelles viennent de Syrie, une autre semaine d’Irak ou d’Iran, d’Egypte, des Territoires Palestiniens ou même encore du Pakistan. À chaque fois, les chrétiens y sont victimes d’attaques extrémistes et de terreur idéologique.  Certains sont torturés et mis à mort à cause de leur foi. D’autres sont enlevés et chassés.  Des milliers se retrouvent entassés dans des camps de réfugiés ou ont fui vers les pays voisins. Ces chrétiens appartiennent à toutes les Eglises et communautés chrétiennes. Ils comptent sur le soutien de leurs frères et sœurs chrétiens du monde entier mais se sentent parfois abandonnés. Ils ne sont pas les seuls, bien sûr, à endurer pareille souffrance au Moyen-Orient. Des croyants d’autres communautés et de nombreuses personnes de bonne volonté payent elles aussi un lourd tribut. Nous appelons toutes les communautés chrétiennes en Belgique à célébrer la Semaine Sainte et le temps pascal en étroite union avec les chrétiens du Moyen-Orient.

Comment commémorer la souffrance de Jésus, le Vendredi Saint, sans penser aux chrétiens du Moyen-Orient ? La croix de Jésus n’a jamais disparu. Elle n’était pas une exception historique. Sur tant de collines et de montagnes dans les pays bibliques, les chrétiens portent encore et toujours la croix du calvaire en répétant ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?’.  Tant de fois au cours de l’histoire, ils sont tombés sous le poids de la croix puis ensuite se sont relevés. Le fait que Jésus ait vécu en ces lieux leur a donné force et courage à travers les siècles. En ce Vendredi Saint, reconnaissons leur visage dans celui du Christ souffrant et prions pour que la croix de Jésus leur soit un signe d’espérance et de solidarité.

Comment célébrer la résurrection durant la Veillée pascale et le jour de Pâques sans penser aux chrétiens du Moyen-Orient ? Le Père n’a pas abandonné son Fils dans la solitude de la souffrance et l’obscurité de la mort. Aucune pierre tombale n’est trop lourde pour être roulée. Cette année aussi, les chrétiens du Moyen-Orient se diront l’un à l’autre ‘Le Christ est vraiment ressuscité !’ et entonneront ensemble un ‘Alléluia !’. Et cela, même si leur célébration se déroule sous une tente, dans une église délabrée ou un abri anonyme. Lors de la Veillée pascale ou à Pâques, lors de l’échange de la paix, ouvrons-leur leur notre cercle et prions pour que le Seigneur ressuscité leur offre un message de réconciliation et de paix.

Nos communautés chrétiennes cheminent encore vers la restauration de la pleine unité en Jésus-Christ. Pourtant nombre de ceux qui nous ont précédés ont déjà atteint cette pleine unité en Jésus-Christ. Ce sont les témoins de la foi, les martyrs de tous lieux et de tous temps qui ont payé de leur vie leur fidélité à Jésus et à l’Eglise. Leurs noms sont inscrits dans l’unique martyrologe de l’Eglise du Christ Jésus. Au cours de la Semaine Sainte, souvenons-nous de tous ces témoins de la foi et des martyrs de toutes les traditions, et en particulier de ceux qui ont perdu la vie ces derniers mois au Moyen-Orient. 

Durant la Semaine Sainte et le temps de Pâques, nous invitons toutes les communautés chrétiennes en Belgique à un geste de solidarité concret en faveur des chrétiens du Moyen-Orient. Par exemple, des intentions de prière au cours des célébrations liturgiques ou des temps de prière, une attention particulière aux chrétiens du Moyen-Orient de notre ville ou de notre village ou le soutien à une action de solidarité financière ou matérielle pour les chrétiens au Moyen-Orient. Nous vous souhaitons une Semaine Sainte bénie et une Sainte fête de Pâques.

 

Pour les Eglises Chrétiennes en Belgique

 

Chanoine Jack McDonald, Président du Comité central du Culte anglican en Belgique

Mgr André-Joseph Léonard, président de la Conférence épiscopale de Belgique

Métropolite Athenagoras de Belgique, Patriarcat Œcuménique de Constantinople

Pasteur Steven H. Fuite, Président du Synode de l'Eglise Protestante Unie de Belgique

Dr. Geert W. Lorein, président du Synode Fédéral des Eglises Protestantes et Evangéliques de Belgique

 

 

 

 

 


Des mutuelles au Congo - par webMaster le 22/03/2015 @ 16:32

DES MUTUELLES AU CONGO, MAIS LES MEDICAMENTS ?

 

 

Nouveauté : des mutuelles

Aujourd'hui en RDC, des mutuelles de santé naissent et se développent dans de nombreuses Provinces, et elles peuvent bénéficier de l'appui de grandes mutualités belges. Ainsi les mutuelles de Boma sont en partenariat avec la mutualité chrétienne du Limbourg, celles de Kinshasa avec la mutualité  chrétienne de Namur,  celles du Nord-Kivu avec la mutualité de Bruxelles, celles du Sud-Kivu avec la mutualité de Tournai. Et, cerise sur le gâteau, il y a surtout un CGAT (Centre de Gestion des Risques et d'Accompagnement Technique des Mutuelles de santé), une asbl de droit congolais qui joue un rôle crucial pour le démarrage des mutuelles. Il leur faut des bases solides, mais surtout il faut s’assurer qu’elles pourront se développer par après, grâce à un travail de professionnels.

C’est ainsi également qu’on pourra favoriser l'émergence de fédérations provinciales et d'union nationale des mutuelles, capables de donner réalité et force à la voix des populations. Son Conseil d’Administration est  présidé activement par Mgr Cyprien MBUKA, cicm, qui sillonne toute la République, invitant tout le monde  (population en général, malades, personnel soignant, prestataires et pouvoir régulateur, l’État, etc.), à ne plus gérer la santé de façon isolée mais de façon solidaire et communautaire.

La plupart des mutuelles ont un fonctionnement plus ou moins semblable : le ticket modérateur ainsi que les remboursements dépendent des soins donnés : soit le 1°pallier (malaria, consultation médicale…), le 2°palier (accouchement, césarienne, hospitalisation…) soit le pallier (intervention chirurgicale plus grave). La cotisation demandée nous semble faible, pourtant elle demande un effort sérieux dans ce pays : 28 $ par an, c’est la moitié du salaire mensuel d’en enseignant au Congo !

 

Pouvons-nous aider ?

Ce sont évidemment nos confrères sur place qui sont aux avant-postes de combat pour la santé. Pourtant, Mgr Cyprien insiste sur la qualité des médicaments : pour l’approvisionnement des médicaments, le problème reste grave, car il s'agit de lutter contre les multiples contrefaçons et faux médicaments. Un réel progrès a été réalisé grâce à la création des CDR (Centrale de Distribution Régionale). Ce sont des ONG surveillées par l’État qui est présent aux diverses instances. Au Bas-Congo Ouest, cela s’appelle CAAMEBO et Mgr Mbuka Cyprien, cicm en est le Président du CA.

Et c’est probablement dans la lutte contre les contrefaçons, que nous pouvons apporter notre petite pierre, en envoyant le sondage d’AEFJN à des personnes qui pourraient y répondre. C’est peu, mais c’est toujours ça !

Jean Peeters : rencontre avec Mgr Mbuka

 

 

 

 

 

 


Lutte des classes aijourd'hui ? - par webMaster le 22/03/2015 @ 16:28

commission justice et paix : COJUPA

Lutte des classes : stop ou encore ?

 

Nombreux sont ceux qui ont relégué aux oubliettes cette expression marxiste. Et pourtant qu’on le veuille ou non, même si elle a pris une autre tournure, ce que nous appelons aujourd’hui crise économique n’est qu’une mutation de cette lutte qui a pris une dimension planétaire.

 

L’histoire

Le centenaire de la guerre 14/18 a d’ailleurs été l’occasion de rappeler certaines analyses absentes des médias. En effet, si l’assassinat de Sarajevo a été l’élément déclencheur de cette tragédie, l’industrialisation des pays concernés en aura été l’arrière-plan caché. Les multiples révoltes ouvrières dans ces pays mettaient en danger une élite aristocrate et financière aussi bien en Allemagne que dans les autres pays (30.000 militaires mobilisés en Wallonie pour protéger les patrons des mines et des usines).

A cette époque, c’est Jean Jaurès qui, sentant le vent venir, avait mobilisé en France des dizaines de milliers de travailleurs pour refuser cette guerre désirée à mi-mots par les classes dominantes et les industries ; ses voyages en Allemagne et en Angleterre avaient convaincu des centaines de milliers de travailleurs de refuser la mobilisation, avec comme slogan  Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage

Les effroyables massacres qui commencèrent quelques mois après son assassinat lui donnèrent en partie raison. La majorité des officiers supérieurs étaient issus de l’aristocratie et de la bourgeoisie. Et même si beaucoup parmi eux ont perdu la vie, ils n’ont pas hésité à envoyer à l’abattoir des millions de travailleurs et d’agriculteurs lors d’assauts aux motivations souvent bien douteuses. Consciemment ou pas, ils ralentissaient ainsi la progression des mouvements ouvriers. Ce n’est qu’en Russie que cela se retourna contre eux. En Belgique, le Roi Albert mit toute son énergie pour épargner la vie de ses hommes.

 

Et aujourd’hui

Il ne faut pas être expert en la matière pour constater qu’au fur et à mesure des années, en Belgique et en Europe, le système de protection système social mis en place après la deuxième guerre mondiale se détériore de plus en plus. Le nombre de Belges vivants à la limite du seuil de pauvreté augmente d’année en années, alors que celui des millionnaires en € augmente presque dans la même proportion. Est-ce le hasard d’une crise économique venue d’ailleurs, ou est-ce l’effet d’une certaine classe sociale qui a pris le pouvoir sur le monde politique et judiciaire ?

Le rapport publié en 2014 par OXFAM a établi que  les 85 personnes les plus riches du monde possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. En Belgique, le nombre de milliardaires augmente, ainsi que leurs avoirs. Le lobbying de la F.E.B. et de la V.O.K.A. au niveau belge et de la Commission Européenne n’y est pas étranger. Les conséquences sont inévitables : l’écart entre ces ultras riches et le reste de la population ne fait qu’augmenter. Le pape François n’a-t-il pas déclaré que cette économie tue, et dans une pièce de théâtre ayant pour thème la pauvreté, un acteur s’exclamait nous sommes les épluchures du fruit de la croissance économique.

 

Crise économique, financière ou crise judicaire ?

Le monde politique et les médias ne parlent que de crise économique. Pourtant la vérité est à la portée de tous. Les révélations de ces dernières années ont mis en évidence le rôle essentiel des banques dans cet accaparement des richesses mondiales au détriment du monde du travail : Luxleaks, SwissLeaks,HSBC, Clearstream, les frégates de Taïwan en France, sans oublier le célèbre non-lieu prononcé en Belgique lors du scandale de la KBC.

Des hommes courageux dans le monde entier, anciens employés de banques renommées ont perdu leur place, certains ont été emprisonnés, d‘autres ont dû fuir leur pays. Ecœurés, scandalisés par les manœuvres financières de leurs banques, ils avaient rendu public des millions de données personnelles qui accusaient nommément  des super milliardaires de pratiques frauduleuses.

Mais la réaction de la classe dominante a été rapide : en faisant appel à la justice, ce sont finalement ces dénonciateurs (whistleblower,  klokkenluider) qui sont poursuivis par la justice pour avoir volé des informations qui devaient rester secrètes (propriété privée oblige). C’est le monde à l’envers : les fraudeurs continuent allègrement de spolier les Etats, d’appauvrir le monde du travail, de démanteler nos systèmes de sécurité sociale, de réduire à l’esclavage des millions de travailleurs dans le monde. Pendant ce temps des héros peu connus des médias risquent leur peau par leurs dénonciations et sont condamnés à l’exil ou emprisonnés : Rudolf Elmer, Heinrich Kleber, Hervé Falciani, Stéphane Guibaud, Antoine Deltour….

 

Une justice de classe

De timides efforts ont été réalisés pour lutter contre cette appropriation des richesses ; malgré tout, ce nouvel esclavagisme prend de l’ampleur. En justice, n’oublions pas que c’est le droit à la propriété privée qui prime sur tous les autres droits : droit à une vie digne, droit au logement, droit au travail etc…. C’est au nom de la propriété privée qu’un patron peut licencier ses travailleurs (alors que sans eux, il n’aurait rien gagné), qu’il peut délocaliser, et que les banques gardent le secret sur leurs actions.

Pour revenir à notre petite Belgique, elle est classée 10° pour le total des dépôts évadés à HSBC (Hong Kong/Shanghai Banking Cooperation) ; de plus, par rapport au nombre d’habitants, nous sommes en tête de classement ! Ce n’est pas pour rien que le gouvernement actuel et le précédent ont réduit les budgets de la justice, diminué le nombre de fonctionnaires à l’inspection spéciale des impôts, mis en danger les maisons de justice (un outil pourtant très utile pour les personnes à bas revenus), imposé une TVA sur les salaires des avocats, réorganisé le paysage judicaire (qui oblige les plaignants à faire des km pour obtenir justice, et permet de déplacer plus facilement un juge qui s’intéresserait de trop près à des arnaques financières ou autres) et que les avocats pro déo et les experts de toutes sortes ne sont pas payés.

Que dire aussi du vocabulaire employé par les juges, par les avocats, par les huissiers et les bâtonniers ! C’est un langage d’initié, une langue incompréhensible du public, une langue de classe, comme le français l’était en Belgique à ses débuts.

On pourrait ajouter de nombreux exemples qui montrent la collusion Justice/finances/politique qui protège une certaine élite sociale et financière au détriment du bien-être de tous et surtout des plus faibles, incapables de se défendre. On comprend alors pourquoi les syndicats et les partis de gauche mettent tant d’énergie pour essayer d’empêcher que, sous prétexte de crise économique, les populations continuent à enrichir la clase dominante.

 

La Résistance s’organise

Depuis plus de 20 ans, des groupes comme CADTM (Comité pour l’annulation de la dette), ATTAk (pour la taxe Tobin), Kaïros, Marches Européennes et bien d’autres luttent pour dénoncer ce nouvel esclavagisme mondial, mais n’ont pas une base populaire suffisante.

Pourtant, aujourd’hui, suite aux différentes dénonciations dues aux klokkenluiders, plusieurs mouvements populaires se sont levés en Flandres et en Wallonie : Hart boven Hard (Le Cœur, pas la Rigueur), TAC (Tout Autre Chose : le pendant francophone, ainsi que plusieurs autres mouvements avec des publics plus ciblés, comme les différents mouvements de chômeurs ou de défenses des allocataires sociaux.

Jean Peeters, inspiré par Kairos/Europe n° 39

 

 


     

 

      Du 2 Mars au 26 Avril, au  KADOC (Vlamingenstraat 39, 3000 Leuven) une exposition inédite sur les dessins d’un Scheutiste sur le Front de l’Yser. Le Père Raskin décédé en 1943 dessine non  seulement les postes avancés belges et allemands sur l’Yser, mais aussi la vie de ses collègues brancardiers.

       Sa seule arme, c’est son crayon et surtout, une excellente mémoire visuelle, c’est cela qui lui permit entre autres, de faire de bonnes reproductions des positions ennemies, à partie d’un observatoire caché. Cent ans plus tard, le photographe Patrick Lagrou retrouve les traces de ce prêtre-espion.

       Ses photos montrent à la fois des paysages paisibles et des paysages de guerre. L'exposition place les activités d'espionnage de Raskin dans un cadre plus large et montre ses collègues - pasteurs, prêtres, sœurs et frères - dans des tranchées, les hôpitaux et les abris en vue de soulager les souffrances de la guerre. Photographies, films, agendas, brouillons montrent le travail caché et bien souvent oublié des médias.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Il s'agit bien de Jean-Antoine, dit également "sénior", et pas de son homonyme, Jean qui est plus jeune et en bonne santé à Jambes.

Jean Antoine, après un séjour au Mayumbe, avait sillonné les routes de Wallonie, surtout celles de la Province de LIège, puisque originaire d'Aubel, pour rencontrer des écoles afin de parler de la Mission. Il avait travaillé aussi avec l'abbé Waimbaumon à la création des "journées de Farnières".

Par la suite, c'est lui qui fut le maître d'oeuvre de la construction de notre maison d'Embourg. Depuis l'ouverture de cette maison en 1982, Jean s'est consacré à la pastorale des personnes handicapées jusqu'à ce que les forces lui manquent.Après un court séjour dans une maison de soin, là où se trouve André Lemenu, il est parti vers le père en ce lundi 9 février.2015.

Celles et ceux qui l'ont connu se souviennent d'une personne agréable, souriante et toujours prête à rendre service.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Solidarité avec notre confrère - par webMaster le 30/11/2014 @ 15:19

 

 

 

En ce dimanche 30 novembre et 1° jour de l'Avent, tous les Scheutistes qui sont en Belgique et Hollande ont décidé de vivre cette journée en solidarité avec Edouard Tsimba. Notre confrère est responsable du grand Séminaire de Bangui en Centre Afrique.  Quelques mois après son arrivée, c'est la guerre.

Depuis, quand ils fait calme les lieux sont occupé par 3 à 4.000 personnes qui s'y sont réfugiées, mais dès que le canon et les mitrailettes recommeencent, ils se retrouvent à plus de 8.000 personnes. Tout est occupé : chapelle, clase etc...., heureusement, ils respectent la chambre d'Edouard.

Ce qui est le + difficile, c'est que notre confrère est seul scheutiste, et les autres professeurs ne sont pas toujours là. Il vient de recevoir la visite réconfortant d'Ernest, membre du Conseil Général, mais il est de nouveau seul.

 

Nous espérons que l'énergie spirituelle déployée aujourd'hui par nombre de confrères lui donnera le courage de continuer a espérer des temps meilleurs.Moi, j'ai allumé un cierge qui brûlera toute la journée de manière à ce que je me souvienne de lui.

 

 

 

 


 

 

Les mois de juillet août sont favorables aux rencontres. Deux de celles-ci ont permis à des Scheutistes toujours présents en Afrique ou ayant travaillé en Afrique, de se rencontrer.

Cette vidéo d'une quinzaine de minutes donne un aperçu de cette rencontre, ainsi que de la maison provinciale de la chaussée de Ninove.

Si le lien ne s'ouvre pas, soit faites clic droit et choisir "ouvrir le lien", soit "copier le lien", et le copier dans la barre du navigateur

 

https://www.youtube.com/watch?v=bxQdJ8RP_YI&feature=youtu.be

 

 

 

 

 

 

 


Texte d'AEFJN

 

L’accaparement de terres et la fausse promesse de sécurité alimentaire

 

Des décideurs politiques du monde entier assimilent souvent un INVESTISSEMENTaccru en Afrique par des sociétés étrangères d’agro-industrie à une sécurité alimentaire améliorée. Cependant, l’effet d’une production agricole plus élevée par de telles sociétés sur la sécurité alimentaire en Afrique n’est pas clair. Dans son article, le Dr Destaw Andargie argumente que c’est le plus souvent une fausse promesse et il donne l’exemple de l’Ethiopie.

 

Tout d’abord, il est nécessaire de clarifier ce qu’on entend par le concept de sécurité alimentaire en vue de mesurer son impact sur la vie quotidienne des gens. La sécurité alimentaire peut être évaluée à différents niveaux : global, national et individuel ou au niveau du ménage. Pour la sécurité alimentaire globale ou nationale, on regarde le niveau de l’approvisionnement : la disponibilité de la nourriture au niveau soit global soit national. Cependant, ceci nous dit très peu quant à l’accès à la nourriture au niveau individuel ou au niveau du ménage. On n’a qu’à considérer le surplus de production dans les nations développées, qui est soit gaspillé avant de pouvoir être consommé, soit vendu à bas prix sur les marchés du Tiers-monde, en nuisant aux producteurs locaux de nourriture. La sécurité au niveau individuel ou du ménage donne une meilleure vue du cœur du problème de la faim, parce qu’elle regarde la distribution des denrées alimentaires et pas simplement la disponibilité de la nourriture dans une région ou un pays donné. Elle considère à quelle quantité de nourriture les gens ont accès par leur propre production ou par leur capacité d’acheter de la nourriture au marché. C’est la mesure la plus précise pour déterminer les causes de la faim et de la famine. L’auteur mentionne que même durant des périodes de famine, il y avait assez de nourriture sur le marché pour ceux qui pouvaient se la payer.

 

Le Dr Andargie argumente que des acquisitions de terres à grande échelle par des sociétés étrangères ne réduiront pas l’insécurité alimentaire en Ethiopie, parce que ces sociétés produisent “exclusivement” pour le marché. Les sociétés alimentaires visent à satisfaire la demande de nourriture au prix le plus « compétitif ». Ce prix est déterminé par la compétition entre les consommateurs de nourriture à travers le monde. Ainsi la quantité de nourriture qu’on peut se payer dépend de son budget et aussi du prix que d’autres consommateurs à travers le monde sont disposés à payer. Ainsi les consommateurs éthiopiens entrent en compétition avec des consommateurs de pays riches et il est clair qu’ils sont perdants dans cette compétition. Ainsi l’agro-industrie qui acquiert du terrain et des ressources d’eau adjacentes en Ethiopie produit pour le marché mondial, ce qui veut dire qu’elle exportera ses produits vers des nations plus riches parce qu’elle en tirera un meilleur prix que celui qu’elle peut obtenir du consommateur éthiopien. Le marché est aveugle vis-à-vis des besoins et par conséquent ces solutions basées sur le marché ne réduiront pas l’insécurité alimentaire. C’est plutôt le contraire car des ressources productives, terre et eau, sont détournées de la culture d’aliments de base pour les pauvres vers la production d’agro-carburants et d’aliments pour bétail afin de satisfaire la demande croissante de viande dans les pays riches.

 

L’auteur suggère qu’en vue de s’attaquer à la faim, il faut s’occuper à la fois de la distribution et de la disponibilité au niveau des ménages. Les producteurs de nourriture, c.-à-d. les agriculteurs familiaux, doivent être soutenus suffisamment pour améliorer leur productivité, parce qu’actuellement ils peuvent être eux-mêmes victimes de la faim. De plus, la capacité des pauvres urbains à acheter suffisamment de nourriture doit être renforcée, ainsi la pauvreté urbaine doit être combattue. Les programmes de sécurité alimentaire doivent prendre ces questions en compte.

 


 

ENQUETE AEFJN (Réseau Afrique/Europe Justice et Foi)

 

Ce réseau qui rassemble les instituts missionnaires d’Europe œuvrant en Afrique nous demande de participer, même très modestement, à un vaste sondage concernant deux problèmes cruciaux. 1° L’accaparement des terres (expropriation forcée des terres à grande échelle) menace directement l’agriculture familiale et la sécurité alimentaire … Profitant du manque de cadre légal concernant le droit foncier et de la complicité des autorités locales, des acquéreurs et des firmes tant nationaux qu’internationaux s’approprient de grandes surfaces cultivables pour y faire de l’agriculture intensive ou pour spéculer…

2° La disponibilité de médicaments …joue un grand rôle dans la qualité des services de santé. Le marché risque donc d'être la proie de marchands sans scrupule aussi bien au niveau des grandes compagnies que des vendeurs locaux….

 

       Pour lutter contre ces fléaux, le réseau Afrique Europe Foi et Justice (A.E.F.J.N.) essaie de conscientiser les autorités européennes. Pour cela, notre force est notre réseau de frères, de sœurs et de collaborateurs et de collaboratrices œuvrant au niveau local, près de la réalité du terrain. Nous avons besoin de vos témoignages authentiques pour prouver aux autorités la nécessité urgente de réagir.

       Le réseau, animé par Christian Roberti, nous demande soit de répondre à ce sondage (pas nécessairement à toutes les questions) ou de l’envoyer à des personnes fiables qui sont sur le terrain. En faisant travailler nos méninges, on trouve finalement des contacts avec des missionnaires non scheutistes. Pas nécessaire d’envoyer les deux questionnaires aux mêmes personnes.

 

QUESTIONNAIRES

 

 

1° Accaparement des terres

-          depuis quand ?

-          de la part de qui ?

-          quelle surface de terre a été saisie (estimation)?

-          l’autorité politico-administrative a-t-elle consulté les petits propriétaires avant que ne soit procédé aux expropriations ? A-t-elle respecté l’avis des petits propriétaires ? A-t-elle respecté le droit coutumier en matière foncière?

-          les petits agriculteurs familiaux expropriés ont-ils été dédommagés ?

-          quel usage a été fait des terrains saisis ? Les terres acquises ont-elles été laissées en jachère ou ont-elles été exploitées ?

-          est-ce que, suite à l’accaparement des terres, il y a une interruption dans les approvisionnements alimentaires au niveau local ou régional ?

-          y a-t-il eu des retombées positives pour la population en termes d’emploi (p.ex. les terres acquises ont-elles été sous-louées à des petits fermiers)? d’habitat ? d’équipement ?

-          des plantes O.G.M. (Organismes Génétiquement Modifiés) ont-elles été utilisées ?

-          des engrais ont-ils été utilisés ? Quel type d’engrais et provenant de quelle firme?

-          les cultures ont-elles provoqué une pollution du sol ?

 

Médicaments :

 

  1. Comment vous assurez-vous que vos fournisseurs de médicaments veillent à la qualité des produits qu’ils vous vendent ?
  2. Citez quelques-uns de vos fournisseurs de médicaments essentiels.
  3. Est-ce vous manquez de produits pour traiter les maladies courantes que vous avez à traiter ?
  4. Le prix que vous payez aux fournisseurs pour acheter vos médicaments vous semble-t-il exagéré ? normal ? trop faible ?

Si ce prix est trop élevé, savez-vous pourquoi ?

  1. Avez-vous constaté des effets secondaires graves imputables à des médicaments ? Avez-vous déjà soupçonné certains médicaments d’être falsifiés ? Si oui, décrivez. 

 

REPONSES : AEFJN, 18 rue Doyen Adriaens, 1080 Bruxelles / crob.cssp@gmail.com

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                         

 

 

 

 

 


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