Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
Captcha
Recopier le code :
161 Abonnés
Nouvelles classées
+ Année 2019
+ Année 2018
+ Année 2017
+ Année 2016
+ Année 2015
+ Année 2014
+ Année 2013
+ Année 2012
+ Année 2011
Archives revue
Infos
Visites

 345257 visiteurs

 3 visiteurs en ligne


Piere Wavreille nous a quittés - par webMaster le 23/07/2015 @ 09:42

 

 

 

Pierre Wavreille parti bien trop tôt.

 

     Il n’avait pas 65 ans, et venait tout juste d’arriver de Taïwan pour un congé bien mérité en Belgique. Originaire de Framont, pas loin de Bouillon, entité de Paliseul, c’est là aussi, que sa famille est allé le déposer après une eucharistie célébrée à Embourg, la paroisse où se trouve la maison de repos des Scheutistes francophones. C’est dans cette maison qu’il avait retrouvé ses aînés, mais c’est là aussi qu’il est décédé pendant la nuit d’une crise cardiaque.au début de ce mois de juillet.

     Autour de sa famille, de nombreux Scheutistes étaient rassemblés pour cette eucharistie. Ce qui a frappé les assistants, c’est de constater la présence à l’autel de deux prêtres chinois et du P. Jeroom Hendrikx, fondateur du Centre Verbiest. La cérémonie s’est terminée par des absoutes en rite chinois. C’est une manière très simple de reprendre le rite traditionnel chinois autour d’un mini-autel traditionnel. Deux ex-confrères qui avaient travaillé à Taïwan avec Pierre étaient  également présents dans l’assemblée.

     La province scheutiste de Taïwan, ainsi que de nombreuses communautés du pays ont été bouleversées par cette annonce, car c’est en 1975 que Pierre arrivait pour la première fois dans ce pays. Il était en effet le premier cicm européen à faire ses études de théologie entièrement en chinois, et ce ne fut pas une sinécure, car il n’avait eu qu’un an pour apprendre la langue. Pourtant, en solide fils de fermier, Pierre s’était obstiné et après un temps de repos, avait été ordonné prêtre parmi ses confrères et les chrétiens de Taïwan.

     Au cours de ses nombreuses années au pays, Pierre avait assumé des tâches en différents lieux, mais toujours dans une paroisse proche des chrétiens. Il  avait été présent pendant plusieurs années dans la lutte de travailleurs taïwanais et en charge du Centre Social ainsi que l'homme de liaison CICM avec le "Catholic Counseling Center" (Huai Ren Center for Human Becoming).

      Ces dernières années, il faisait régulièrement la navette entre Taiwan et les îles au large de Kinmen et Matsu : une population très éloignée et dispersée dans de nombreuses petites îles. Il faut dire que Pierre, en bon missionnaire, aimait aller au bout.

     Mais il revenait régulièrement se ressourcer sur l’île centrale parmi ses confrères et nombreux amis. C’est avec joie d’ailleurs qu’il était accueilli, car il mettait de l’ambiance grâce à tous ses récits. Et sur bien des sujets de société et de politique, il avait des opinions bien tranchées et avec lui, les discussions allaient bon train.

     Il était aîné d’une famille de sept enfants, c’est ainsi que ses parents étaient toujours prêts à accueillir les Scheutistes de passage, et surtout ses confrères de Taïwan. De son père qui avait rejoint la résistance pendant la guerre, Pierre avait probablement aussi hérité d’un caractère tenace et fidèle à ses engagements.

      l avait fait des plans pour "après mon congé en Belgique". Mais Dieu avait d'autres plans. Un proverbe chinois i dit : les feuilles de l’arbre ne tombent jamais loin de ses racines. Ses racines ... en Belgique? Non, ses racines en Dieu !

      Merci Pierre pour toute la joie et l'inspiration que tu apportas à beaucoup. C’était bon quand tu étais là. Et, je suis sûr que ce sera ainsi au ciel ! Comme Sainte Thérèse de Lisieux : « Passe ton ciel à faire du bien sur la terre ». Nous avons encore besoin de toi.

Extraits du texte de Frans De Ridder, cicm, Taïwan

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Interview par la TV diocésaine de Jean Peeters, venu rendre visite à son ancien diocèse en vue de rééditer les livres qu'il avait écrit dans le temps.

 

Voir 

https://www.youtube.com/watch?v=U-Yy2hwWDHE

 

Si le lien ne s'ouvre pas en faisant clic droit, mettez l'adresse en évidence, la copîer et la coller à la place des http//.....

 

 

 

 

 

 


 

 

A voir, car c'est simple, et cette vidéo donne une idée de ce qui peut se réaliser sur place pour les enfants orphelins du Sida en : un projet intégré qui voudrait devenir autonome grâce à ses productions

 

https://www.youtube.com/watch?v=4nrYia79maE

Pour + d'informations :

http://www.elorah.be

 

 

 

 

 

 


 

RODOLFO, MEDECIN SCHEUTISTE NOUS A QUITTES

C’est le parcours étonnant que ce Mexicain d’origine, que nous voulons retracer ici à l’occasion de son décès à l’âge de 61 ans : Scheutiste Médecin Sans Frontière

 

Frère Scheutiste

.C’est à la fin de ses études en médecine à Mexico en 1981, qu’il décide de rejoindre Scheut, mais à condition de pouvoir rester frère, car il pouvait ainsi exercer plus librement sa vocation de médecin.

Il commence alors par travailler parmi les indiens à  San Antonio Cañada, avec Maria Vandoren, ICM. Après quelques années, il est envoyé à Kinshasa pour une spécialisation, et en 1990 il rejoint Ndage dans le Haut Congo.

Mais il ne pourra malheureusement pas y rester longtemps, car les longues randonnées en moto auront raison de sa colonne vertébrale. C’est ainsi qu’il nous arrive en Belgique pour des soins et aussi pour trouver une nouvelle orientation.

Après de nombreuses hésitations, il s’engage finalement pour un premier contrat avec médecin Sans Frontières en 2002, et est envoyé à Conakry en Guinée dans les camps de réfugiés. C’est là qu’il est mis en contact avec le monde des malades du Sida, et qu’il décide de suivre des formations non seulement pour soigner, mais surtout dans le cadre de la prévention.

 

Médecin MSF

Un deuxième contrat MSF l’amène au Mozambique dans le cadre des soins et de la prévention Sida.  A la fin de ce contrat, il est approché en 2005 par une ONG locale dénommée actuellement HAI (Help Alliance International). Il faut signaler que cette ONG est une implantation locale de la Fondation crée par Hilary Clinton, épouse de l’ancien président.

Il devient alors coordinateur régional de santé publique chargé de l’approvisionnement de quatre hôpitaux, et de 111 centres de santé dans toute la province, dont 61 supportés par l’ONG HAI pour ce qui concerne le Sida évidemment.

Seul Scheutiste dans cette région puisque Rodolfo vivra dans une communauté jésuite dans la capitale Tete, le long du Zambèze. Très régulièrement il est en contact avec des collègues cicm de Belgique, du Mexique et du Monde, grâce à skype et autres moyens modernes de communication. Le soutient de ses collègues religieux dans le monde, et ceux sur place, est très précieux pour lui.

Rentré en congé en Belgique l’année dernière, un examen médical révèle le développement d’un cancer. Avec beaucoup de philosophie, il accepte les différents traitements, et avait même été déclaré en rémission. Malheureusement, la maladie l’a rattrapé, et il s’est éteint paisiblement à Anvers au début du mois de mai.

Partout où il est passé, Rodolfo a laissé le souvenir d’un accueil, disponibilité et bienveillance totale. Ses amis jésuites et laïcs de Tete au Mozambique sont toujours restés en contact avec lui et un de ses amis médecin était avec lui dans ses derniers moments.

A Tete, c’est évidemment la consternation, la cathédrale était remplie lors d’une messe en sa mémoire, et toute l’équipe a présenté ses condoléances à Scheut, mais aussi à sa famille au Mexique.

 

    

 


Que font-ils ici ces prêtres - par webMaster le 05/04/2015 @ 21:45

MISSION DES PRETRES VENUS D’AILLEURS

 

Il y a trois mois, le Comité missionnaire de Charleroi organisait une rencontre avec des prêtres venus d’ailleurs, afin de mieux les connaître, ainsi que leurs motivations. Une question posée par Jonas, prêtre Spiritain brazzavillois me turlupine : mais pourquoi cet Occident rejette-t-il aujourd’hui le christianisme  qu’il est venu nous apporter  il y a plus de 150 ans, alors que nous en Afrique, nous avions une religion très humaine, croyants en un Dieu immanent et éminent.  Oui, je me pose cette question chaque jour en voyant l’occident. Il y a des moments où je me dis que c’est l’opium du peuple. Pourquoi cet occident rejette-t-il aujourd’hui ce christianisme ?

 

Opium du peuple ?

Que les différents pouvoirs politiques et économiques occidentaux aient utilisé  les Eglises chrétiennes pour assoir leur pouvoir, je crois qu’il n’y a pas de doute : en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, les Eglises ont été utilisées pour « humaniser » l’exploitation de leurs richesses par le pouvoir colonisateur. La plupart du temps, la Bonne Nouvelle a été accompagnée d’œuvres diverses comme la construction d’hôpitaux et d’écoles. C’était, pour ces Pouvoirs, une manière de s’attirer la confiance des habitants et de leurs chefs. Une manière d’endormir leur résistance. Léopold II n’avait-il pas exigé le départ des missionnaires spiritains français à l’embouchure du Fleuve Congo pour qu’ils soient remplacés par des missionnaires belges ?

Par contre affirmer que c’était là une volonté claire des missionnaires, est totalement faux et contraire aux nombreux faits de rébellion de nombreux missionnaires contre le pouvoir colonial. Il suffit de de se souvenir de la célèbre Controverse de Valladolid où le dominicain Bartolomé de Las Casas réussit à faire accepter par le pouvoir Espagnol que les Indiens étaient des êtres humains à part entière. A la même époque, ce sont les Jésuites qui résistèrent en créant les célèbres Réductions au Paraguay.

Au Congo, dans la plupart des régions, de nombreux conflits opposèrent les missionnaires aux autorités et à l’armée coloniale. Au Kasaï, un missionnaire, prévenu par un soldat congolais réussit à s’enfuir d’une ferme-école, juste avant l’assaut par l’armée. Plus tard, il sera même expulsé par les autorités belges ! Il ne faut pas oublier non plus, que c’est en grande partie grâce aux missionnaires protestants que Léopold II fut obligé de mettre fin à la trop célèbre campagne de cinq ans de « mains coupées ».

 

Un espoir pour nos communautés ?

C’est ce que j’ai pu constater lors de la célébration de la messe de Pâques à Bruxelles ce dimanche. Deux prêtres belges âgés célébraient en compagnie de deux jeunes prêtres africains. Peu de chaises étaient restées libres ce dimanche : une grande majorité d’Africains venus de plusieurs pays différents, ainsi qu’une trentaine de Belges. Tous unis dans une même célébration métissée.

En effet, en 20 ans, cette église St Roch près de la gare du Nord à Bruxelles s’est colorée de plus en plus. Et aujourd’hui, la liturgie s’inspire à la fois de la tradition exubérante africaine tout en respectant le besoin d’un certain dépouillement belge. C’est un comité liturgique bigarré qui organise le tout, afin que tous puissent avoir un rôle.

Ce qui m’a étonné, c’est le nombre de prises de parole des jeunes : intentions, lectures (même l’évangile ou certaines prières sont lus par un ou une laïc). C’est le groupe des jeunes qui a décoré le chœur et qui vient « servir » les prêtres, aucun « célébrant principal », mais chaque prêtre accomplit une tâche dans la célébration, et en plus, deux chorales : une africaine et une belge, qui se répartissent les chants. Et il est inutile d’ajouter que l’encens coule à flots, si on peut dire !

 

Conclusion

Oui, je crois la présence de ces nombreux prêtres venus d’ailleurs est une bénédiction pour nos communautés, à condition que ces dernières « jouent le jeu ». En effet St Roch n’est pas la seule église de Bruxelles qui est animée par des prêtres venus d’ailleurs : au centre-ville comme dans les communes avoisinantes, ils sont nombreux.

Que serait devenue cette petite communauté vieillissante de St Roch et d’autres paroisses si elles étaient restées entre elles ? Elles se seraient désertifiées au fur et à mesure des années. Dernièrement j’ai vécu également des églises pleines à Waterloo, et de nouveau, dans des communautés qui s’étaient adaptées à leurs nouveaux animateurs. Quelques participants belges m’ont affirmé avec un sourire de satisfaction : au début que ce prêtre congolais est arrivé, on se demandait ce qu’il venait faire ici alors qu’il manque de prêtres chez eux. Petit à petit, le nombre d’Africains présents a augmenté. Aujourd’hui, ils font également partie des comités, et on sent un vent de jeunesse souffler sur notre paroisse. Il y a même de nouveaux Belges qui participent aux messes. Heureusement qu’ils sont là, sinon nos communautés mourraient bientôt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


LE CHEMIN DE CROIX DES Chrétiens du Moyen-Orient

Cette année, le destin tragique des communautés chrétiennes des pays bibliques jettera une ombre sur la Semaine Sainte et la fête de Pâques. Des nouvelles dramatiques nous arrivent sans cesse sur les chrétiens au Moyen-Orient. Une semaine, ces nouvelles viennent de Syrie, une autre semaine d’Irak ou d’Iran, d’Egypte, des Territoires Palestiniens ou même encore du Pakistan. À chaque fois, les chrétiens y sont victimes d’attaques extrémistes et de terreur idéologique.  Certains sont torturés et mis à mort à cause de leur foi. D’autres sont enlevés et chassés.  Des milliers se retrouvent entassés dans des camps de réfugiés ou ont fui vers les pays voisins. Ces chrétiens appartiennent à toutes les Eglises et communautés chrétiennes. Ils comptent sur le soutien de leurs frères et sœurs chrétiens du monde entier mais se sentent parfois abandonnés. Ils ne sont pas les seuls, bien sûr, à endurer pareille souffrance au Moyen-Orient. Des croyants d’autres communautés et de nombreuses personnes de bonne volonté payent elles aussi un lourd tribut. Nous appelons toutes les communautés chrétiennes en Belgique à célébrer la Semaine Sainte et le temps pascal en étroite union avec les chrétiens du Moyen-Orient.

Comment commémorer la souffrance de Jésus, le Vendredi Saint, sans penser aux chrétiens du Moyen-Orient ? La croix de Jésus n’a jamais disparu. Elle n’était pas une exception historique. Sur tant de collines et de montagnes dans les pays bibliques, les chrétiens portent encore et toujours la croix du calvaire en répétant ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?’.  Tant de fois au cours de l’histoire, ils sont tombés sous le poids de la croix puis ensuite se sont relevés. Le fait que Jésus ait vécu en ces lieux leur a donné force et courage à travers les siècles. En ce Vendredi Saint, reconnaissons leur visage dans celui du Christ souffrant et prions pour que la croix de Jésus leur soit un signe d’espérance et de solidarité.

Comment célébrer la résurrection durant la Veillée pascale et le jour de Pâques sans penser aux chrétiens du Moyen-Orient ? Le Père n’a pas abandonné son Fils dans la solitude de la souffrance et l’obscurité de la mort. Aucune pierre tombale n’est trop lourde pour être roulée. Cette année aussi, les chrétiens du Moyen-Orient se diront l’un à l’autre ‘Le Christ est vraiment ressuscité !’ et entonneront ensemble un ‘Alléluia !’. Et cela, même si leur célébration se déroule sous une tente, dans une église délabrée ou un abri anonyme. Lors de la Veillée pascale ou à Pâques, lors de l’échange de la paix, ouvrons-leur leur notre cercle et prions pour que le Seigneur ressuscité leur offre un message de réconciliation et de paix.

Nos communautés chrétiennes cheminent encore vers la restauration de la pleine unité en Jésus-Christ. Pourtant nombre de ceux qui nous ont précédés ont déjà atteint cette pleine unité en Jésus-Christ. Ce sont les témoins de la foi, les martyrs de tous lieux et de tous temps qui ont payé de leur vie leur fidélité à Jésus et à l’Eglise. Leurs noms sont inscrits dans l’unique martyrologe de l’Eglise du Christ Jésus. Au cours de la Semaine Sainte, souvenons-nous de tous ces témoins de la foi et des martyrs de toutes les traditions, et en particulier de ceux qui ont perdu la vie ces derniers mois au Moyen-Orient. 

Durant la Semaine Sainte et le temps de Pâques, nous invitons toutes les communautés chrétiennes en Belgique à un geste de solidarité concret en faveur des chrétiens du Moyen-Orient. Par exemple, des intentions de prière au cours des célébrations liturgiques ou des temps de prière, une attention particulière aux chrétiens du Moyen-Orient de notre ville ou de notre village ou le soutien à une action de solidarité financière ou matérielle pour les chrétiens au Moyen-Orient. Nous vous souhaitons une Semaine Sainte bénie et une Sainte fête de Pâques.

 

Pour les Eglises Chrétiennes en Belgique

 

Chanoine Jack McDonald, Président du Comité central du Culte anglican en Belgique

Mgr André-Joseph Léonard, président de la Conférence épiscopale de Belgique

Métropolite Athenagoras de Belgique, Patriarcat Œcuménique de Constantinople

Pasteur Steven H. Fuite, Président du Synode de l'Eglise Protestante Unie de Belgique

Dr. Geert W. Lorein, président du Synode Fédéral des Eglises Protestantes et Evangéliques de Belgique

 

 

 

 

 


Des mutuelles au Congo - par webMaster le 22/03/2015 @ 16:32

DES MUTUELLES AU CONGO, MAIS LES MEDICAMENTS ?

 

 

Nouveauté : des mutuelles

Aujourd'hui en RDC, des mutuelles de santé naissent et se développent dans de nombreuses Provinces, et elles peuvent bénéficier de l'appui de grandes mutualités belges. Ainsi les mutuelles de Boma sont en partenariat avec la mutualité chrétienne du Limbourg, celles de Kinshasa avec la mutualité  chrétienne de Namur,  celles du Nord-Kivu avec la mutualité de Bruxelles, celles du Sud-Kivu avec la mutualité de Tournai. Et, cerise sur le gâteau, il y a surtout un CGAT (Centre de Gestion des Risques et d'Accompagnement Technique des Mutuelles de santé), une asbl de droit congolais qui joue un rôle crucial pour le démarrage des mutuelles. Il leur faut des bases solides, mais surtout il faut s’assurer qu’elles pourront se développer par après, grâce à un travail de professionnels.

C’est ainsi également qu’on pourra favoriser l'émergence de fédérations provinciales et d'union nationale des mutuelles, capables de donner réalité et force à la voix des populations. Son Conseil d’Administration est  présidé activement par Mgr Cyprien MBUKA, cicm, qui sillonne toute la République, invitant tout le monde  (population en général, malades, personnel soignant, prestataires et pouvoir régulateur, l’État, etc.), à ne plus gérer la santé de façon isolée mais de façon solidaire et communautaire.

La plupart des mutuelles ont un fonctionnement plus ou moins semblable : le ticket modérateur ainsi que les remboursements dépendent des soins donnés : soit le 1°pallier (malaria, consultation médicale…), le 2°palier (accouchement, césarienne, hospitalisation…) soit le pallier (intervention chirurgicale plus grave). La cotisation demandée nous semble faible, pourtant elle demande un effort sérieux dans ce pays : 28 $ par an, c’est la moitié du salaire mensuel d’en enseignant au Congo !

 

Pouvons-nous aider ?

Ce sont évidemment nos confrères sur place qui sont aux avant-postes de combat pour la santé. Pourtant, Mgr Cyprien insiste sur la qualité des médicaments : pour l’approvisionnement des médicaments, le problème reste grave, car il s'agit de lutter contre les multiples contrefaçons et faux médicaments. Un réel progrès a été réalisé grâce à la création des CDR (Centrale de Distribution Régionale). Ce sont des ONG surveillées par l’État qui est présent aux diverses instances. Au Bas-Congo Ouest, cela s’appelle CAAMEBO et Mgr Mbuka Cyprien, cicm en est le Président du CA.

Et c’est probablement dans la lutte contre les contrefaçons, que nous pouvons apporter notre petite pierre, en envoyant le sondage d’AEFJN à des personnes qui pourraient y répondre. C’est peu, mais c’est toujours ça !

Jean Peeters : rencontre avec Mgr Mbuka

 

 

 

 

 

 


Lutte des classes aijourd'hui ? - par webMaster le 22/03/2015 @ 16:28

commission justice et paix : COJUPA

Lutte des classes : stop ou encore ?

 

Nombreux sont ceux qui ont relégué aux oubliettes cette expression marxiste. Et pourtant qu’on le veuille ou non, même si elle a pris une autre tournure, ce que nous appelons aujourd’hui crise économique n’est qu’une mutation de cette lutte qui a pris une dimension planétaire.

 

L’histoire

Le centenaire de la guerre 14/18 a d’ailleurs été l’occasion de rappeler certaines analyses absentes des médias. En effet, si l’assassinat de Sarajevo a été l’élément déclencheur de cette tragédie, l’industrialisation des pays concernés en aura été l’arrière-plan caché. Les multiples révoltes ouvrières dans ces pays mettaient en danger une élite aristocrate et financière aussi bien en Allemagne que dans les autres pays (30.000 militaires mobilisés en Wallonie pour protéger les patrons des mines et des usines).

A cette époque, c’est Jean Jaurès qui, sentant le vent venir, avait mobilisé en France des dizaines de milliers de travailleurs pour refuser cette guerre désirée à mi-mots par les classes dominantes et les industries ; ses voyages en Allemagne et en Angleterre avaient convaincu des centaines de milliers de travailleurs de refuser la mobilisation, avec comme slogan  Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage

Les effroyables massacres qui commencèrent quelques mois après son assassinat lui donnèrent en partie raison. La majorité des officiers supérieurs étaient issus de l’aristocratie et de la bourgeoisie. Et même si beaucoup parmi eux ont perdu la vie, ils n’ont pas hésité à envoyer à l’abattoir des millions de travailleurs et d’agriculteurs lors d’assauts aux motivations souvent bien douteuses. Consciemment ou pas, ils ralentissaient ainsi la progression des mouvements ouvriers. Ce n’est qu’en Russie que cela se retourna contre eux. En Belgique, le Roi Albert mit toute son énergie pour épargner la vie de ses hommes.

 

Et aujourd’hui

Il ne faut pas être expert en la matière pour constater qu’au fur et à mesure des années, en Belgique et en Europe, le système de protection système social mis en place après la deuxième guerre mondiale se détériore de plus en plus. Le nombre de Belges vivants à la limite du seuil de pauvreté augmente d’année en années, alors que celui des millionnaires en € augmente presque dans la même proportion. Est-ce le hasard d’une crise économique venue d’ailleurs, ou est-ce l’effet d’une certaine classe sociale qui a pris le pouvoir sur le monde politique et judiciaire ?

Le rapport publié en 2014 par OXFAM a établi que  les 85 personnes les plus riches du monde possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. En Belgique, le nombre de milliardaires augmente, ainsi que leurs avoirs. Le lobbying de la F.E.B. et de la V.O.K.A. au niveau belge et de la Commission Européenne n’y est pas étranger. Les conséquences sont inévitables : l’écart entre ces ultras riches et le reste de la population ne fait qu’augmenter. Le pape François n’a-t-il pas déclaré que cette économie tue, et dans une pièce de théâtre ayant pour thème la pauvreté, un acteur s’exclamait nous sommes les épluchures du fruit de la croissance économique.

 

Crise économique, financière ou crise judicaire ?

Le monde politique et les médias ne parlent que de crise économique. Pourtant la vérité est à la portée de tous. Les révélations de ces dernières années ont mis en évidence le rôle essentiel des banques dans cet accaparement des richesses mondiales au détriment du monde du travail : Luxleaks, SwissLeaks,HSBC, Clearstream, les frégates de Taïwan en France, sans oublier le célèbre non-lieu prononcé en Belgique lors du scandale de la KBC.

Des hommes courageux dans le monde entier, anciens employés de banques renommées ont perdu leur place, certains ont été emprisonnés, d‘autres ont dû fuir leur pays. Ecœurés, scandalisés par les manœuvres financières de leurs banques, ils avaient rendu public des millions de données personnelles qui accusaient nommément  des super milliardaires de pratiques frauduleuses.

Mais la réaction de la classe dominante a été rapide : en faisant appel à la justice, ce sont finalement ces dénonciateurs (whistleblower,  klokkenluider) qui sont poursuivis par la justice pour avoir volé des informations qui devaient rester secrètes (propriété privée oblige). C’est le monde à l’envers : les fraudeurs continuent allègrement de spolier les Etats, d’appauvrir le monde du travail, de démanteler nos systèmes de sécurité sociale, de réduire à l’esclavage des millions de travailleurs dans le monde. Pendant ce temps des héros peu connus des médias risquent leur peau par leurs dénonciations et sont condamnés à l’exil ou emprisonnés : Rudolf Elmer, Heinrich Kleber, Hervé Falciani, Stéphane Guibaud, Antoine Deltour….

 

Une justice de classe

De timides efforts ont été réalisés pour lutter contre cette appropriation des richesses ; malgré tout, ce nouvel esclavagisme prend de l’ampleur. En justice, n’oublions pas que c’est le droit à la propriété privée qui prime sur tous les autres droits : droit à une vie digne, droit au logement, droit au travail etc…. C’est au nom de la propriété privée qu’un patron peut licencier ses travailleurs (alors que sans eux, il n’aurait rien gagné), qu’il peut délocaliser, et que les banques gardent le secret sur leurs actions.

Pour revenir à notre petite Belgique, elle est classée 10° pour le total des dépôts évadés à HSBC (Hong Kong/Shanghai Banking Cooperation) ; de plus, par rapport au nombre d’habitants, nous sommes en tête de classement ! Ce n’est pas pour rien que le gouvernement actuel et le précédent ont réduit les budgets de la justice, diminué le nombre de fonctionnaires à l’inspection spéciale des impôts, mis en danger les maisons de justice (un outil pourtant très utile pour les personnes à bas revenus), imposé une TVA sur les salaires des avocats, réorganisé le paysage judicaire (qui oblige les plaignants à faire des km pour obtenir justice, et permet de déplacer plus facilement un juge qui s’intéresserait de trop près à des arnaques financières ou autres) et que les avocats pro déo et les experts de toutes sortes ne sont pas payés.

Que dire aussi du vocabulaire employé par les juges, par les avocats, par les huissiers et les bâtonniers ! C’est un langage d’initié, une langue incompréhensible du public, une langue de classe, comme le français l’était en Belgique à ses débuts.

On pourrait ajouter de nombreux exemples qui montrent la collusion Justice/finances/politique qui protège une certaine élite sociale et financière au détriment du bien-être de tous et surtout des plus faibles, incapables de se défendre. On comprend alors pourquoi les syndicats et les partis de gauche mettent tant d’énergie pour essayer d’empêcher que, sous prétexte de crise économique, les populations continuent à enrichir la clase dominante.

 

La Résistance s’organise

Depuis plus de 20 ans, des groupes comme CADTM (Comité pour l’annulation de la dette), ATTAk (pour la taxe Tobin), Kaïros, Marches Européennes et bien d’autres luttent pour dénoncer ce nouvel esclavagisme mondial, mais n’ont pas une base populaire suffisante.

Pourtant, aujourd’hui, suite aux différentes dénonciations dues aux klokkenluiders, plusieurs mouvements populaires se sont levés en Flandres et en Wallonie : Hart boven Hard (Le Cœur, pas la Rigueur), TAC (Tout Autre Chose : le pendant francophone, ainsi que plusieurs autres mouvements avec des publics plus ciblés, comme les différents mouvements de chômeurs ou de défenses des allocataires sociaux.

Jean Peeters, inspiré par Kairos/Europe n° 39

 

 


     

 

      Du 2 Mars au 26 Avril, au  KADOC (Vlamingenstraat 39, 3000 Leuven) une exposition inédite sur les dessins d’un Scheutiste sur le Front de l’Yser. Le Père Raskin décédé en 1943 dessine non  seulement les postes avancés belges et allemands sur l’Yser, mais aussi la vie de ses collègues brancardiers.

       Sa seule arme, c’est son crayon et surtout, une excellente mémoire visuelle, c’est cela qui lui permit entre autres, de faire de bonnes reproductions des positions ennemies, à partie d’un observatoire caché. Cent ans plus tard, le photographe Patrick Lagrou retrouve les traces de ce prêtre-espion.

       Ses photos montrent à la fois des paysages paisibles et des paysages de guerre. L'exposition place les activités d'espionnage de Raskin dans un cadre plus large et montre ses collègues - pasteurs, prêtres, sœurs et frères - dans des tranchées, les hôpitaux et les abris en vue de soulager les souffrances de la guerre. Photographies, films, agendas, brouillons montrent le travail caché et bien souvent oublié des médias.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Il s'agit bien de Jean-Antoine, dit également "sénior", et pas de son homonyme, Jean qui est plus jeune et en bonne santé à Jambes.

Jean Antoine, après un séjour au Mayumbe, avait sillonné les routes de Wallonie, surtout celles de la Province de LIège, puisque originaire d'Aubel, pour rencontrer des écoles afin de parler de la Mission. Il avait travaillé aussi avec l'abbé Waimbaumon à la création des "journées de Farnières".

Par la suite, c'est lui qui fut le maître d'oeuvre de la construction de notre maison d'Embourg. Depuis l'ouverture de cette maison en 1982, Jean s'est consacré à la pastorale des personnes handicapées jusqu'à ce que les forces lui manquent.Après un court séjour dans une maison de soin, là où se trouve André Lemenu, il est parti vers le père en ce lundi 9 février.2015.

Celles et ceux qui l'ont connu se souviennent d'une personne agréable, souriante et toujours prête à rendre service.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


DébutPrécédent [ 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ] 4 pages suivantesSuivantFin