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Un Scheutistes laïc en Chine - par webMaster le 14/09/2014 @ 09:01

 

 

 

SAVIEZ-VOUS QUE …  UN SCHEUTISTE LAÏC : PAUL SPLINGAERD

 

Ayant connu Théophile Verbist comme aumônier à l’Ecole Militaire, ce jeune Espiègle Bruxellois de 23 ans se joignit à la toute première caravane Scheutiste pour la Mongolie Intérieure en 1865, mais en tant que laïc.

 

 

Exceptionnellement habile, à peine arrivé à Siwantze, il est le factotum qui arrange tout, qui s’adapte et n’a pas froid aux yeux. Il se rend plusieurs fois à T’ientsin pour y chercher le subside de la mission, malgré le danger d’être assailli par les brigands. Extraordinairement doué pour les langues, il apprend le chinois rien qu’à l’oreille et au bout de quelques mois, il aide les Scheutistes pour traduire leurs sermons en chinois.

Suite à la mort prématurée du Fondateur, il perd ses fidèles compagnons et gagne Péking pour y chercher du travail. Il entre en contact avec des ambassadeeurs qu’il impressionna par sa connaissance de la langue et sa débrouillardise. Il guidera vers l’intérieur du pays des visiteurs de haut rang ou des explorateurs, en tant qu’interprète et garde du corps. Il parle en effet le chinois, l’allemand, l’anglais, le français, et s’en tire en mongol, russe et turc.

Commerçant en laine et cuir, il parcourt les routes de la Mongolie Intérieure où réside le P. Verlinden qu’il a choisi comme confident. A 30 ans, il pense à se marier avec une jeune Chinoise de l’Internat de la Mission, mais… elle veut devenir religieuse. Le P. Verlinden lui conseille de se marier et de bien éduquer ses filles de sorte qu’elles aspirent à la vie Religieuse. Effectivement, Paul et Marie eurent une douzaine d’enfants dont quatre devinrent Religieuses. Leurs trois garçons se marièrent avec des Chinoises et les autres cinq filles épousèrent toutes des Belges.

Grâce à ses bonnes relations, en 1881 il est nommé mandarin et responsable de la douane à la frontière avec la Russie. On n’avait jamais vu une distinction pareille attribuée à un étranger. Mgr Otto dira : Je ne vis jamais d’Européen qui alliât mieux le caractère de chez nous au caractère chinois…..c’est un vrai génie naturel, un Marco Polo “.  

En 1900, en pleine insurrection des Boxers, grâce à ses contacts, les missions du Kansou connurent un peu de tranquillité. Il essayera aussi d’arranger la question de la réparation des dommages encourus par les missions et défendra la cause des chrétiennes chinoises qui avaient été vendues aux musulmans.

En 1904, son chapeau s’orna d’un bouton rouge et d’une queue de renard, signes honorifiques que seules les hautes autorités militaires ont le droit de porter.

Pour son travail, Paul revient en Belgique en 1905, et reste en contact  étroit avec Scheut. Mais à peine débarqué, les journalistes se mirent à ses trousses comme des chiens enragés….dira-t-il avec son accent bruxellaire.

De retour en Chine, il mourut en chemin à Singanfou en 1906. La tombe de Mr.& Mme Splingaerd se trouve au cimetière Chala de Pékin.

Ce jeune aide-laïc qui accompagna notre Fondateur en Chine a dépassé de loin ce que  l’on attendait de lui en tant que soutien polyvalent pour la mission.

JP. Bénit  :  Extraits de  Profils CICM d’Albert Raskin, cicm-Roma 1982.

 

 

 


Après une courte escapade pour un temps de retraite, notre confrère Edouard a rejoint son poste à la direction du grand séminaire de Bangui. Malheureusement, après un temps d’accalmie, les combats ont repris de plus belle, et de nouveau, toute l’enceinte du séminaire, qui s'était vidée d'une petite partie des réfugiés au moment des accalmies, est de nouveau envahie, tellement les gens ont peur de rester à la cité.
 
 Et c’est peut-être cela qui est le plus pénible pour tous, car ces accalmies peuvent durer quelques jours, mais parfois quelques semaines, et ensuite, les coups de feu, les détonations assourdissantes reprennent pour quelques jours, et ensuite, de nouveau, ça se calme
 
Aujourd'hui, comme il y a cinq mois, ce SONT  près de 8.000 personnes (oui : huit milles ! ) qui ont trouvé refuge DANS  cette enceinte complètement entourée par un haut mur. La vue aérienne qui vient de nous parvenir donne une idée des dimensions de ce grand séminaire: logements, infirmerie, maison des professeurs; terrain de sport etc.
 
Ce sont justement les dimensions du terrain de sport qui nous donnent une idée des dimensions de cette enceinte, et nous comprenons ainsi que plus de 8.000 personnes y ont déjà séjourné. 
 
Les médias ne parlent plus de Bangui, car l'attention est détournée ailleurs, mais notre confrère nous demande de prier pour toutes celles et ceux qui sont avec lui, et pour lui aussi, afin qu'il puisse tenir le coup.
 
 
Pour agrandir cliquer sur l'image qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre
SAINT-MARC-BANGUI.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'occasion de la fête du village et de la messe en patois gaumais, François qui était revenu du Japon pour une dizaine de jours à l'occasion du mariage d'une nièce en France, est venu dire au revoir aux gens de Tintigny son village natal.

Grands retrouvailles, car il a rencontré plusieurs couples qui étaient venus le voir au Japon. Blaise Mbuinga, scheutiste congolais qui travaille au Japon depuis 7 ans était également présent. Lui aussi connaissait quelques uns de ces visiteurs.

Comme plusieurs autres Scheutistes belges, François a décidé de passer ses années de vieillesse jusqu'au bout dans une maison de repos cicm au Japon, maison très agréable, et....... proche du cimetière. Comme il le dit : nous sommes dans la salle d'attente;

 

A voir : copier l'adresse ci-dessous et la coller dans la barre du web si le lien ne s'ouvre pas

 

https://www.youtube.com/watch?v=koTeov1qwN8&feature=youtu.be

 

 

 

 


E.Tsimba Bangui : juin 2014 - par webMaster le 26/06/2014 @ 17:49

Dernières nouvelles de notre confrère pris dans la tourmente

Déjà un peu plus que 6 mois !

  • Avant je calculais selon les fêtes liturgiques et je me disais : « Je pense qu’à Pâques, les déplacés qui sont chez nous seront partis… ». Après je me suis dit que ça sera à Pâques, à l’ascension, à la Pentecôte… je ne dis plus rien pour ne pas être chaque fois déçu. J’espère qu’on n’aura pas besoin de ‘fêter’ Noël 2014 dans les mêmes conditions que Noël 2013. En effet, le nombre des gens ne diminue pas depuis quelques jours. La semaine passée, on avait dépassé 10.000 personnes dans le site. Le comptage d’hier soir montrait qu’il y avait 9.832 personnes qui logent encore chez nous. On compte la nuit pour être certain que tout le monde est bien à la maison. Parfois je me demande où ils se mettent quand il est en train de pleuvoir. La journée, je peux encore suivre les différents mouvements. La nuit, quand la pluie commence, on entend seulement les gens qui se plaignent comme s’ils voulaient dire à la nature : « Soyons sérieux…, pourquoi la pluie ici et maintenant…. Pourquoi pas la pluie seulement là où nous avons nos plantations… ? » Puis c’est le silence… Je vois les gens qui restent debout, collés aux murs pour ne pas être trop trempés avec la pluie, surtout quand il y a du vent.
  • Depuis vendredi passé, notre groupe électrogène est revenu après plus d’un mois en panne, et… réparé, avec tout un nouveau bloc moteur. Cela va nous coûter un peu plus que 5.000 Euros. J’espère que les différentes ONG qui aident dans le site vont nous aider aussi à payer la facture. Si non, cela va nous faire une autre dette encore. Il y en aura des travaux à faire quand les déplacés seront partis. Je n’y pense pas trop pour le moment. On verra. A chaque jour suffit sa peine ! Au moins, nos jeunes peuvent encore bien étudier le soir avec une lumière meilleure que celle des lampes à pétrole ou des bougies, imprimer des travaux… Dommage qu’on n’a pas d’écran géant pour que les gens suivent le mondial de football.
  • Finalement, l’eau de la ville vient d’arriver encore près de chez nous. C’est depuis presque 3 ans que cela n’arrivait plus. On va demander à la compagnie en charge de nous connecter et d’installer des tuyaux pour que les gens puissent se servir. En effet, notre petit château d’eau est prévu pour pas plus que 100 personnes. Et nous faisons trop travailler la pompe. Arriver à avoir l’eau de la ville rendrait beaucoup de services aux gens. Mais cela ne va pas se faire en un jour ou tout simplement parce qu’on le demande. Que ça soit au moins clair qu’il n’y aura pas des factures à payer.
  • A voir ce qui se passe et à entendre ce qui se dit, il est pratiquement certain que les gens ne vont pas rentrer chez eux avant le mois de septembre. La raison ? C’est que c’est à ce moment là qu’on va recevoir les casques bleus. En effet, c’est avec eux et avec les forces européennes, qui semble-t-il, sont déjà dans le pays, que le vrai désarmement va se faire. Il y a encore trop de bandes armées un peu partout dans le pays et ils veulent faire cette opération de désarmement au même moment, partout dans le pays.
  • On est en pleine saison des pluies. On n’a pas d’autres choix que d’accepter que d’autres tentes avec bâches soient construites chez nous. Mais les gens commencent à être à l’étroit et c’est en pleine saison des pluies. C’est vraiment triste de voir des femmes qui viennent juste d’accoucher avec les bébés aux bras debout pour se protéger un peu de la pluie. J’ai demandé des couvertures. On n’en trouve plus et on ne doit pas s’attendre à une distribution. J’ai demandé des bâches pour que les gens ne passent pas la nuit à même le sol ou bien pour se protéger de la pluie. On n’en donne plus. Les bâches servent seulement à construire des tentes, à couvrir les latrines, les douches… c’est important aussi. Bientôt, il n’y aura plus des places pour construire les latrines et les douches. Nous en sommes à une troisième série de constructions. Les précédentes étaient pleines ; on va attendre quelques mois et on aura une terre avec du très bon fumier. J’avais demandé qu’on vide certaines latrines et refaire d’autres aux mêmes endroits. On m’a répondu qu’il n’y a plus d’endroits pour jeter ce qu’on viderait. Une machine est tombée en panne…
  • Notre maison est située dans le couloir des avions qui décollent et atterrissent. Nous en voyons de toutes les formes. Il y en a même qui volent tellement bas, en partant, que tout le monde panique parce qu’on se demande pourquoi ils doivent passer si bas, juste à quelques mètres  de la tour de notre chapelle.  Ce sont des avions militaires. Ce ne sont pas des moments à vivre trop souvent pendant la journée. Des hélicoptères de combat volent au-dessus de nous. Ce n’est pas toujours bon signe. Ils volent tout feu éteint… Nous espérons toujours que c’est pour la sécurité. On ne saura jamais les vraies raisons de leurs mouvements. Je ne pense pas que ça soit seulement pour ‘chauffer les moteurs’.
  • Le 31 juillet, nos jeunes s’en iront pour les grandes vacances. Je compte prendre, si Dieu le veut, une semaine pour ma retraite annuelle au mois d’août, hors de la maison. J’espère m’arranger pour que quelqu’un « veille » sur la maison. Dieu veillera bien sur les gens. Puis, on verra.
  • Les bruits des armes à feu ont beaucoup diminué mais il y a toujours des armes et surtout des gens prêts à les utiliser. Et c’est cela qui fait que les gens ont peur de rentrer chez eux. Ceux qui ont essayé quand même de rentrer chez eux ont vite fait de rentrer chez nous où ils trouvaient encore de la « sécurité ». Cela ne peut tout simplement pas continuer ainsi. Ce n’est pas une vie normale et on commence tous à ressentit de la fatigue. Un mois ou deux mois, ça passe encore. Mais cela fait plus que 6 mois qu’on est dans cette situation et demain n’est pas plus clair pour personne. C’est cela aussi qui fait poser des questions. Je ne sais et je ne vois un peu que de ce qui se vit à la Capitale, et plus précisément à la périphérie chez nous. Il y a une plus forte présence des forces armées étrangères qui rassure. Mais à l’intérieur du pays, ça va beaucoup moins bien parce que ces forces ne sont pas encore partout en nombre suffisant. Les gens armés qui ont été refoulés de la Capitale ont installé leurs bases à l’intérieur du pays et y font ce que bon leur semble. Pourvu que demain soit meilleur que maintenant, pour tous et partout dans le pays. Unis dans la prière. 

 

Lien vers l'interview du P. Alphonse Marichal par la TV du Diocèse de Boma en RDC :  50 ans au Congo

https://www.youtube.com/watch?v=FxOogegyNWo

 

 

faire clic droit sur la souris et choisir "ouvrir le lien" s'il ne s'ouvre pas directement

 

wink

 

 

 

 


Malgré certaines déclarations du gouvernement français, la situation à Bangui et en Centre Afrique ne s'améliore pas. Notre confrère et ancien supérieur général, Edouardd Tsimba avait accepté la direction du Grand Séminaire à Bangui. Ce lieu est actuellement le refuge de centaines de réfugiés. Il nous écrit en ce jour de l'Ascension .

BANGUI : Info du 29 mai 2014

      Et moi qui pensais qu’à l’ascension, il y aurait beaucoup moins de monde… c’est encore raté… Ca sera peut-être à la Pentecôte alors… Si avant cela, tout le monde pouvait rentrer… je serai le plus heureux…, mais… ça dépend de tant de choses et de tant de personnes… pas grand-chose qui dépend de moi, ni de ceux qui sont dans le site non plus…, malheureusement. On accueille, on prie, on fait ce qui est possible et quand c’est possible… et on espère.

         Depuis dimanche 25 mai, nous accueillons d’autres personnes dans notre site. En effet, il y en a qui étaient ici avant, qui étaient rentrés chez eux, mais qui reviennent. Il y a aussi des nouveaux, des nouvelles figures. Ces personnes fuient les violences dans le quartier pas trop loin de chez nous. Une maman avec un bébé passe la nuit devant mon bureau. Je vois aussi des enfants qui sont arrivés chez nous sans leurs parents. Quand on commence à tirer, on court dans toutes les directions, chacun pensant aller là où il pense que c’est mieux. A la fin les familles sont séparées.

          Avant hier, il y avait une forte pluie. Imaginez alors ce qui se passe dehors.

            Une fois par mois, il y a une organisation internationale de la Croix Rouge Genève qui apporte de la nourriture : du riz, du sel, des haricots et de l’huile. Chaque jour est un vrai miracle pour la plupart des gens. Il y en a aussi qui vendent une partie de ce qu’ils reçoivent pour acheter de la farine de manioc, du piment, du bois de chauffage… ou bien ils échangent carrément une partie de ce qu’ils reçoivent contre ce qu’ils n’ont pas. Les gens peuvent vivre 3 jours avec cette aide. Puis, il faut se débrouiller.

           On a dépassé 240 bébés dans notre maternité. Je ne sais pas pourquoi, mais il n’y a que 9 filles parmi ces bébés. Je ne comprends pas, mais c’est ainsi.

Vendredi passé, il y a eu rencontre des responsables des sites avec les grands responsables de HCR (Haut Commissariat pour les Réfugiés). Rien de spécial, sauf que la situation n’est pas encore prête pour changer.

Le grand problème reste la sécurité avant que les gens ne rentrent chez eux. Mais ceux qui devraient nous parler de la sécurité ne sont pas présents à ces réunions. Il y a eu promesse de les inviter pour une prochaine réunion. Ils en prévoient une tous les mois.

Le site de l'aéroport (le plus grand site pour moment) sera autrement les jours qui viennent. En effet, les déplacés sont invités à chercher d'autres sites parce que c'est là que doivent se positionner les troupes internationales qui vont venir. L'aéroport même devrait être agrandi. Pas assez de place pour parquer les nombreux avions des troupes... et peut être aussi agrandir la piste... Mais les gens qui y sont déjà ne sont pas intéressés à quitter. Les autres sites non plus ne sont pas trop chauds pour les accueillir parce que déjà saturés et parce que pas assez de nourriture et autres nécessités à leur offrir. Ca ne sera pas facile. Il semble aussi que malgré les troupes étrangères qui sont autour de l'aéroport, on enregistre quand même certains cas d’enlèvements dans ce site en vue de réclamer rançon... Où est-ce qu'il y a sécurité vraiment? Chaque site doit s'organiser pour se protéger. On ne doit pas attendre que les forces étrangères aillent prendre la place de la police ou de la gendarmerie... qui n’existe pas encore vraiment et qui n’est pas encore bien équipée.

On est là, on attend, mais on risque d'attendre longtemps encore avant de voir les vrais changements que tout le monde espère.

J’ai réuni les volontaires qui s'occupent de la sécurité de notre site pour les encourager à être plus vigilants. Mais qu'est-ce qu'on peut faire si une bande armée venait à entrer dans un site? Rien ou presque. Si Dieu ne veille... c'est en vain que les gardes veillent... j'y crois.

Le groupe électrogène est toujours en panne. Peut-être que demain, même si c’est l’Ascension et que c’est congé, un mécanicien viendra voir et peut-être commencer à ouvrir… Nous avons sollicité l’aide des ONG qui aident dans le site pour aider pour les frais de réparation. On verra. Finalement, ils ne sont pas venus avec toute la panique dans la ville.

Je pense que beaucoup de gens commencent à se fatiguer d’être ici. On a de plus en plus des palabres entre les gens. C’est souvent engendré quand il y a distribution de vivres ou autres. Comment distribuer 6 couvertures, 10 récipients, 12 sachets de savon en poudre, 14 sachets de pate de tomates… à 4000 personnes ? C’est certain que tout le monde ne peut pas être servi. Ça on comprend, mais… « Pourquoi c’est moi aujourd’hui ? », ça on n’accepte pas. J’ai une fois pensé à prendre tout le temps à découper une couverture en plusieurs petits morceaux pour servir plusieurs personnes. Je me souviens en effet, quand je lisais les aventures de Tintin et Milou, que Tintin avait résolu une bagarre entre deux personnes qui se disputaient un chapeau en coupant le chapeau en deux. Ici, il s’agit de quelques milliers de personnes qui se disputent… C’est un peu plus difficile.

Comme missionnaire, j’essaye quand même de rendre les gens plus attentifs aussi à d’autres souffrances dans le monde : l’avion d’une compagnie Malaisienne disparu, des enlèvements des lycéennes au Nigéria, une condamnation pour apostasie au Soudan, des inondations ici et là, et en Ukraine et… C’est bon que nos gens sachent qu’ailleurs, il y a aussi des enfants  de Dieu qui souffrent et avec qui nous devons rester solidaires, ne fût ce que par nos prières.

Que l’Esprit Saint vienne éclairer les dirigeants qui ont à prendre les grandes décisions. Que l’Esprit Saint vienne, sans tarder, nous guider vers la vérité et nous faire comprendre ce qu’il y a encore à comprendre. Qu’il nous donne les paroles justes au moment qu’il faut. L’Esprit Saint souffle, parfois grâce à chacun d’entre nous… mais parfois aussi malgré nous. Mais heureusement qu’il souffle toujours et c’est pour le bien de tous, et partout.

 

Jeudi 29 midi :

             Hier après-midi, il y a eu beaucoup de coups de feu. Une bande armée, parlant anglais, est entrée dans la cour de la Paroisse Notre Dame de Fatima où il y a des missionnaires comboniens. Cette paroisse héberge aussi des déplacés. Au moins 15 personnes ont été tuées et il y a eu beaucoup de blessés. Ces gens armés sont entrés au presbytère mais je ne sais pas ce qu’ils cherchaient. Beaucoup de ceux qui se réfugiaient là sont venus chez nous et jusque maintenant ils continuent de venir. On doit dépasser les 7000 personnes pour le moment. Il y en a qui entrent, mais sortent après quelques heures parce que entretemps, ils ont trouvé une famille qui veut bien les accueillir, ce qui est très bon. Beaucoup dorment dehors, sur le béton ou à même le sol. Heureusement qu’il ne pleut pas. Mais j’ai peur qu’il va pleuvoir dans l’après midi.

            Il y a aussi eu un prêtre tué. On ne connaît pas les circonstances de sa mort.

          Hier, il y a eu une grande bagarre entre deux jeunes. Un est dans un état très grave. On a fait appel à une ambulance pour venir le chercher. Notre sécurité de la maison organisée par les gens du site ont arrêté l’autre et ce matin, il vient d’être amené à la gendarmerie. C’est presque certain que celui qui est amené à l’hôpital ne finira pas la journée. Il a eu de très grands coups de bois à la tête… triste. Hier dans l’après midi, une madame est décédée chez nous avec une balle perdue dans la poitrine laissant un bébé de 6 mois. Il y en a beaucoup comme ça en ville.

Pour le moment, pas de trafic, les routes sont barricadées, les gens restent chez eux.

Mais dans la nuit, nous avons eu la naissance de 7 bébés : 3 garçons et 4 filles. Je ne crois pas que ces bébés soient au courant de ce qu’ils viennent trouver. Ça va être très dur aussi pour leurs parents. Mais c’est difficile de dire aux bébés d’attendre quelques jours avant de venir au monde.

Pourvu que ces enfants innocents puissent grandir en santé, en sagesse et sainteté.

Voilà tout pour le moment.

           On est à la fin du mois de Marie (« c’est le mois le plus beau » chantions-nous beaucoup d’années passées) et aussi la fête de l’Ascension aujourd’hui. Que Marie prie pour nous. Que Jésus parle de nous à son Père et notre Père. Merci pour vos prières. Je prie pour vous aussi.

Edouard


 

 

Venu de Zambie où le presbytère héberge près d'une centaine de jeunes orphelins du SIDA, Pierre a effectué un séjour de trois semaines au pays. Normalement les familles les recueillent les orphelins, mais certaines sont déjà surpeuplée et ne peuvent pas les aider.

Pierre venait en France pour accompagner un de ces jeunes âgé de 18 ans pour subir une opération du coeur. C'est un médecin français venu l'année dernière pour vérifier bénévolement l'état de santé de ces jeunes qui avait décidé de cette opération.

Rentré en France, ce médecin avait mobilisé des bonnes volontés pour assurer les frais de transport et de l'opération.

L'action a tardé, car il a été très difficile d'obtenir tous les visas nécessaires, et l'arrivée en France a été rocambolesque, car trois fois, Pierre et son ami ont été interpellés par des policiers très méfiants de voir ce grand Blanc barbu accompagné et.... serré de très près par un jeune garçon de 18 ans. En effet, effrayé de se trouver dans ces lieux, lui qui n'a connu que la brousse, le garçon se collait littéralement à lui, de quoi évidemment éveiller bien des soupçons !

Tout s'est finalement bien passé, et par une chance extraordinaire, le jeune opéré a eut l'autorisation de prendre l'avion, et ils sont repartis ensemble au pays ce mardi 15 avril.

smile

 

 

 

 

 


Voler une partie du Fleuve Congo - par webMaster le 17/04/2014 @ 17:53

 

 

Nouvelle publiée par ClubWalco

 

La guerre de l’eau aux portes de la RDC

Lancée dans les années ’80, l’idée du soutirage de l’eau douce du Fleuve Congo ou de ses affluents en vue d’alimenter les peuples du Moyen-Orient ou du Sahel ou encore de sauver le lac Tchad continue de faire du chemin. Le dossier est d’autant brûlant qu’il était dernièrement au centre de cogitations en Italie, en l’absence du Congo et des Congolais, traités comme si cette eau douce tant visée, a cessé d’être leur propriété pour s’imposer, comme le soutiennent certains spécialistes, comme un « patrimoine universel ».

            Le ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, interrogé au sujet du projet de transfèrement de l’eau de la rivière Oubangui vers le lac Tchad, a avoué que notre pays était tenu à l’écart de la rencontre d’Italie. Le fait qu’on ait parlé de l’eau douce du Congo sans requérir l’avis des Congolais en dit long sur ce qui les attend dans un avenir plus ou moins proche.

            Il y a lieu de craindre que la communauté internationale ou certains Etats, fatigués d’attendre la réponse du Congo, jusque-là négative depuis l’époque de Mobutu et celle de Mzee Laurent Désiré Kabila, n’optent pour le passage en force. Certains observateurs pensent, au regard des besoins en eau douce qu’expriment des millions de peuples d’Afrique et du Moyen-Orient, que la guerre de l’eau se trouve aux portes du Congo.

            Pendant combien de temps notre pays va-t-il continuer à repousser les échéances ? Kinshasa dispose-t-il des moyens militaires requis pour s’opposer à la canalisation, sans son avis, de l’eau de la rivière Oubangui vers le lac Tchad ? Visiblement, à l’étape actuelle, ce n’est pas le cas.

            On rappelle tout de même qu’une quelconque action visant la déviation d’une partie des eaux du fleuve Congo ou d’un de ses affluents (Semliki, Oubangui) vers le Nord du continent ou le Moyen Orient aurait des conséquences fâcheuses sur le débit du fleuve Congo. Cela est d’autant plausible qu’en temps normal, les périodes d’étiage sont de plus en plus douloureuses pour le barrage hydroélectrique d’Inga, contraint de tourner au ralenti et de condamner l’ensemble du pays à des délestages drastique en saison sèche.

            Aussi, détourner le cours de l’Oubangui vers le lac Tchad pourrait avoir entre autre conséquences d’hypothéquer le projet d’Inga III actuellement en chantier et du Grand Inga. Le soutirage de l’eau de l’Oubangui pour sauver le lac Tchad serait en définitive une initiative meurtrière pour la RDCongo elle-même, dont l’écosystème risque d’être complètement désarticulé..

            Aussi le gouvernement congolais devrait-il se battre avec bec et ongles pour ne pas laisser son eau douce pillée par des prédateurs de tous bords, comme c’est le cas actuellement des ressources naturelles au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Province Orientale.            Kimp

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Rubrique : Nation

Projet de soutirage de l’eau de l’Oubangui pour le Lac Tchad : Kinshasa non saisi

Le ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature  et Tourisme, Bavon N’sa Mputu, a remis les pendules à l’heure sur le transfèrement de l’eau de l’Oubangui vers le Lac Tchad, envisagé dans une réunion tenu en Italie entre les pays du Bassin du Lac Tchad.

A la plénière d’hier mercredi 16 avril 2014 à l’Assemblée nationale, dans une question orale avec débat, lui adressée par le député Mpanana à ce sujet, le ministre a affirmé que le gouvernement de la RDC n’a pas été officiellement saisi du projet de soutirage de l’eau de l’Oubangui pour le Lac Tchad.

Le Ministre N’sa Mputu a précisé qu’une telle décision devait passer au referendum, conformément aux lois du pays. Il n’appartient pas au seul gouvernement de prendre une décision sur cette question d’intérêt national.

Ce membre du gouvernement a indiqué qu’il ne prendra aucune décision sans avoir les résultats des différentes études de ses experts et des experts étrangers.

Le ministre de l’Environnement a fait savoir qu’il y a d’autres possibilités pour transférer de l’eau dans le Lac Tchad qu’exclusivement par Oubangui.

Dans le débat, après ces précisions du patron de l’Environnement, le Mushinji a mis en garde le gouvernement sontre la guerre de l’eau à laquelle la RDC devrait faire face dans les prochaines années, après la guerre pour le contrôle de ses ressources naturelles pendant plus d’une décennie à l’Est.

Pour ce député, les relations entre les Etats étant régies par les rapports de force avec la RDC du fleuve Congo, deuxième plus puissant, au monde par son début devait se préparer militairement contre la convoitise de certains pays qui souffrent de la sécheresse comme le Tchad.

Martin Fayulu a estimé que la RDC ne peut en aucun cas céder ses eaux et les études devaient impliquer les grands experts pour savoir si le transfèrement aura des conséquences néfastes.

Tous les intervenants ont déplorés   qu’une réunion qui concerne le transfèrement de l’eau de la RDC se tienne en Italie sans l’implication du gouvernement congolais.

Jean Claude Vuemba a exprimé ses inquiétudes sur les conséquences fâcheuses d’un tel transfèrement sur l’éco système et le fonctionnement du barrage INGA.

Le député Awenze a déclaré que le Tchad devait trouver des solutions à ses problèmes de l’eau sans créer  des problèmes en RDC.

«La RDC n’est pas responsable de la sécheresse au Tchad», a-t-il martelé.

Maitre Matadi Nenga a rappelé que ce problème a été déjà posé au gouvernement congolais dans les années 80. En vertu du principe de la continuité de l’Etat le gouvernement devait se saisir du dossier au lieu  de le minimiser.

 

ERIC WEMBA et (Joëlle Kombe Ndjadi/Stg/UPN))  

 

 

 

 

 


 

 

Zambie : « Qui n'accueille pas le Royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera pas" On voit que Jésus  n’avait pas d’enfants!

 

Parfois je pense que si Jésus avait vécu dans cette maison, à Mulungushi Agro, il n'aurait jamais fait une telle déclaration. Les  plus jeunes parmi nos orphelins et orphelines sont aussi les plus turbulents. Ils sortent en brousse sans demander la permission. Ils reviennent couverts de boue avec la chemise ou le pantalon déchiré. Il faut chaque jour leur répéter qu'ils doivent se laver. Ils ne se fatiguent jamais de battre le tambour et de faire du bruit à toutes heures. Et ils n'arrivent jamais à mettre en ordre leur dortoir. Vraiment, parfois je pense que Jésus s'est bien trompé et que le Royaume de Dieu n'est vraiment pas pour les enfants.

 

 

J’ai essayé d'observer davantage mes petits diables tout en méditant la solennelle affirmation de Jésus. Pourquoi donc les enfants sont-ils un exemple pour nous?

 

Patfi a six ans. Parfois, il fait l'école buissonnière et part près du lac où il rencontre des petits amis. Alors ils jouent du matin jusqu'au soir sans se soucier de rien ni de personne. Quand Patfi est avec ses compagnons de jeux, il oublie tout: il ne pense plus à l'école, ni à la nourriture, ni au repos. Il vit pleinement le moment présent. Les deux petits Amos et leurs compagnons de chambrée ont exactement le même comportement. Chaque jour il faut leur répéter la même chanson: "Mes enfants, n'oubliez pas d'arroser les oignons! Et après cela, n'oubliez pas de prendre votre bain!... Mais pourquoi donc, dois-je vous répéter tous les  jours la même chose? On dirait que vous n'avez pas de jugeote!"

Mais ils se contentent de me regarder avec un grand sourire et de faire un signe de la tête. En fin de compte, ils ne planifient rien, ils ne pensent jamais à ce qu'ils doivent faire plus tard. Pour eux, les différentes activités n'ont aucune importance. Ce qui prime: être avec les autres. De fait, lorsqu'ils se promènent dans le jardin ou sur les sentiers de la brousse, ils ne sont jamais seuls; ils sont toujours accompagnés de quelqu'un. Pour eux, les relations humaines valent plus que tout l'or du monde. Pour cela, le Royaume de Dieu leur appartient!

 

L'autre jour, quand je suis rentré de la ville, la petite Thelma de huit ans m'attendait. Elle baissait la tête pour éviter de me regarder: "Sorry, Ba Pierre!" ("Pardon, Pierre!"). Je lui demandai: "Mais pourquoi me demandes-tu pardon?" Elle baissa la tête encore plus et répéta les mêmes mots: "Pardon!" Alors je demandai à Maman Chantale ce qui s'était passé et j'appris que la petite Thelma avait oublié de fermer la porte du poulailler et que nos canards avaient mangé quelques légumes. Chaque jour les plus petits de la famille s'approchent de moi pour demander pardon pour l'une ou l'autre bêtise commise pendant la journée. Pour eux, demander pardon est quelque chose de tout à fait normal. Ils ne se sentent pas importants et n'ont aucun problème à reconnaitre leurs erreurs. Pour eux, une des priorités consiste à maintenir des relations de tendresse et de confiance avec ceux qui ont la charge de les éduquer et de les guider.

 

Et cela suppose demander pardon sans jamais se lasser. Pour cela, le Royaume de Dieu leur appartient!

 

Hier soir, un visiteur offrit des bonbons aux enfants qui se trouvaient dans notre salle à manger. Seferino, le plus jeune de notre famille, se trouvait justement là. Lorsque l'ami lui donna un bonbon, il le mit dans sa bouche et le coupa en deux avec ses dents. Il mangea l'un des deux morceaux et courut dans le jardin pour donner l'autre morceau à Romeo. La petite Mildred a la même habitude: elle est incapable de manger une mangue tout seule. Elle doit toujours partager avec ses compagnes. Nos enfants partagent naturellement ce qu'ils reçoivent. Ils s'échangent les pantalons et les chemises. Ils mangent au même plat et jamais l'un d'entre eux ne se plaint d'avoir reçu moins que les autres. Au cours de ces nuits d'hivers, ils se partagent les couvertures. Ils partagent aussi les joies et les peines des uns et des autres. Quand l'un d'entre eux perd un frère, une sœur ou un autre membre de la famille, toute notre communauté est en deuil.

Les enfants partagent tout. Pour cela, le Royaume de Dieu leur appartient!

Bien sûr, nos garçons et nos filles passent beaucoup de temps à jouer. Ils passent des heures entières à construire des autos miniatures avec des boites à conserves et des morceaux de fer. Et puis, ils font des courses en brousse. Les petites filles fabriquent des poupées avec des chiffons. Quand elles sont terminées, elles les placent dans un pagne de couleurs vives qu'elles attachent sur leur dos. Pour nos enfants, toute la vie se transforme en jeu. Arroser le jardin est un jeu, chercher le bois mort pour cuisiner est aussi un jeu, de même que faire la lessive et préparer la purée de maïs. Les enfants ne se prennent jamais au sérieux. Pour cela, le Royaume de Dieu leur appartient!

 

Enfin, nos enfants gardent une confiance absolue en Dieu. Ils sont convaincus que leur vie se trouve dans les mains du Seigneur. Quand ils prient, ils mettent les mains jointes, ils ferment les yeux et ils prononcent seulement deux ou trois paroles pour dire merci au Maître de la Vie. Pour eux, la prière n'est pas une question de mots. Il s'agit seulement de se sentir touts petits sous les ailes de Celui qui est Amour sans limite. Pour cela, le Royaume de Dieu leur appartient!

 

pierreruquoy@yahoo.com

 

 

 


 

 

Il y a 75 ans, durant l'invasion de la Chine par le Japon, 8 missionnaires (néerlandais, français, un polonais, un Autrichien et un Slovaque) avaient été jetés vivants dans un brasier par des soldats japonais. Ces derniers exigeaient qu'ils leur libre les femmes qui s'étaient réfugiées chez eux, afin de "s'amuser".

 

Ils étaient 7 missionnaires Lazzaristes dont l'évêque du lieu, Mgr Frans Schraven, et un Trappiste. Une cérémonie de souvenir en leur honneur s'est déroulée aux Pays-Bas, dans le village natal de l'évêque. Mais cette cérémonie a rappelé également le sort dificile de millions de femmes dans le monde d'aujourd'hui.

 

www.mgrschraven.nl

 

 

 

 

 

 

 

 


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