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Voler une partie du Fleuve Congo - par webMaster le 17/04/2014 @ 17:53

 

 

Nouvelle publiée par ClubWalco

 

La guerre de l’eau aux portes de la RDC

Lancée dans les années ’80, l’idée du soutirage de l’eau douce du Fleuve Congo ou de ses affluents en vue d’alimenter les peuples du Moyen-Orient ou du Sahel ou encore de sauver le lac Tchad continue de faire du chemin. Le dossier est d’autant brûlant qu’il était dernièrement au centre de cogitations en Italie, en l’absence du Congo et des Congolais, traités comme si cette eau douce tant visée, a cessé d’être leur propriété pour s’imposer, comme le soutiennent certains spécialistes, comme un « patrimoine universel ».

            Le ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, interrogé au sujet du projet de transfèrement de l’eau de la rivière Oubangui vers le lac Tchad, a avoué que notre pays était tenu à l’écart de la rencontre d’Italie. Le fait qu’on ait parlé de l’eau douce du Congo sans requérir l’avis des Congolais en dit long sur ce qui les attend dans un avenir plus ou moins proche.

            Il y a lieu de craindre que la communauté internationale ou certains Etats, fatigués d’attendre la réponse du Congo, jusque-là négative depuis l’époque de Mobutu et celle de Mzee Laurent Désiré Kabila, n’optent pour le passage en force. Certains observateurs pensent, au regard des besoins en eau douce qu’expriment des millions de peuples d’Afrique et du Moyen-Orient, que la guerre de l’eau se trouve aux portes du Congo.

            Pendant combien de temps notre pays va-t-il continuer à repousser les échéances ? Kinshasa dispose-t-il des moyens militaires requis pour s’opposer à la canalisation, sans son avis, de l’eau de la rivière Oubangui vers le lac Tchad ? Visiblement, à l’étape actuelle, ce n’est pas le cas.

            On rappelle tout de même qu’une quelconque action visant la déviation d’une partie des eaux du fleuve Congo ou d’un de ses affluents (Semliki, Oubangui) vers le Nord du continent ou le Moyen Orient aurait des conséquences fâcheuses sur le débit du fleuve Congo. Cela est d’autant plausible qu’en temps normal, les périodes d’étiage sont de plus en plus douloureuses pour le barrage hydroélectrique d’Inga, contraint de tourner au ralenti et de condamner l’ensemble du pays à des délestages drastique en saison sèche.

            Aussi, détourner le cours de l’Oubangui vers le lac Tchad pourrait avoir entre autre conséquences d’hypothéquer le projet d’Inga III actuellement en chantier et du Grand Inga. Le soutirage de l’eau de l’Oubangui pour sauver le lac Tchad serait en définitive une initiative meurtrière pour la RDCongo elle-même, dont l’écosystème risque d’être complètement désarticulé..

            Aussi le gouvernement congolais devrait-il se battre avec bec et ongles pour ne pas laisser son eau douce pillée par des prédateurs de tous bords, comme c’est le cas actuellement des ressources naturelles au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Province Orientale.            Kimp

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Rubrique : Nation

Projet de soutirage de l’eau de l’Oubangui pour le Lac Tchad : Kinshasa non saisi

Le ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature  et Tourisme, Bavon N’sa Mputu, a remis les pendules à l’heure sur le transfèrement de l’eau de l’Oubangui vers le Lac Tchad, envisagé dans une réunion tenu en Italie entre les pays du Bassin du Lac Tchad.

A la plénière d’hier mercredi 16 avril 2014 à l’Assemblée nationale, dans une question orale avec débat, lui adressée par le député Mpanana à ce sujet, le ministre a affirmé que le gouvernement de la RDC n’a pas été officiellement saisi du projet de soutirage de l’eau de l’Oubangui pour le Lac Tchad.

Le Ministre N’sa Mputu a précisé qu’une telle décision devait passer au referendum, conformément aux lois du pays. Il n’appartient pas au seul gouvernement de prendre une décision sur cette question d’intérêt national.

Ce membre du gouvernement a indiqué qu’il ne prendra aucune décision sans avoir les résultats des différentes études de ses experts et des experts étrangers.

Le ministre de l’Environnement a fait savoir qu’il y a d’autres possibilités pour transférer de l’eau dans le Lac Tchad qu’exclusivement par Oubangui.

Dans le débat, après ces précisions du patron de l’Environnement, le Mushinji a mis en garde le gouvernement sontre la guerre de l’eau à laquelle la RDC devrait faire face dans les prochaines années, après la guerre pour le contrôle de ses ressources naturelles pendant plus d’une décennie à l’Est.

Pour ce député, les relations entre les Etats étant régies par les rapports de force avec la RDC du fleuve Congo, deuxième plus puissant, au monde par son début devait se préparer militairement contre la convoitise de certains pays qui souffrent de la sécheresse comme le Tchad.

Martin Fayulu a estimé que la RDC ne peut en aucun cas céder ses eaux et les études devaient impliquer les grands experts pour savoir si le transfèrement aura des conséquences néfastes.

Tous les intervenants ont déplorés   qu’une réunion qui concerne le transfèrement de l’eau de la RDC se tienne en Italie sans l’implication du gouvernement congolais.

Jean Claude Vuemba a exprimé ses inquiétudes sur les conséquences fâcheuses d’un tel transfèrement sur l’éco système et le fonctionnement du barrage INGA.

Le député Awenze a déclaré que le Tchad devait trouver des solutions à ses problèmes de l’eau sans créer  des problèmes en RDC.

«La RDC n’est pas responsable de la sécheresse au Tchad», a-t-il martelé.

Maitre Matadi Nenga a rappelé que ce problème a été déjà posé au gouvernement congolais dans les années 80. En vertu du principe de la continuité de l’Etat le gouvernement devait se saisir du dossier au lieu  de le minimiser.

 

ERIC WEMBA et (Joëlle Kombe Ndjadi/Stg/UPN))