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L'UNION EUROPENNE SANCTIONNE DES PERSONNALITES CONGOLAISES RESPONSABLES DES DRAMES ACTUELS EN RDC

    Texte du journal Le Phare , suivi de la réaction d'un juriste concernant la réplique possible de la RDC

 

  « Après en avoir frappé sept en décembre 2017, l’Union Européenne vient d’inscrire neuf personnalités congolaises sur sa nouvelle liste noire.   Les concernées sont désormais interdites de séjour dans les Etats membres de l’Union Européenne tandis que leurs avoirs dans les banques de ces mêmes pays sont gelés. Ces sanctions dites ciblées ont pour soubassement aussi bien les perturbations du processus électoral que les violences et tueries dans la ville de Kinshasa,  le Grand Kasaï, le Haut Katanga, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu auxquelles ces différentes personnalités politiques, administratives et militaires seraient mêlées.        
 
     il s’agit d’Evariste Boshab, ancien ministre de l’Intérieur, d’Emmanuel Ramazani Shadari, ministre de l’Intérieur, de Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et Médias, d’Alex Kande Mupompa, gouverneur du Kasaï Central, de Jean-Claude Kazembe Musonda, gouverneur réhabilité du Haut Katanga, de Kalev Mutond, Administrateur général de l’ANR, d’Eric Ruhorimbere, Brigade général et chef des opérations militaires au Kasai, de Muhindi Akili Mundos, officier supérieur/FARDC, et de Gédéon Kyungu, ancien seigneur de guerre évadé de la prison de Kasapa et chef de la milice Bakata-Katanga supposé se trouver en résidence surveillée à Lubumbashi, après sa reddition l’année dernière avec ses hommes, saluée en fanfare par les autorités nationales.    
   
     A l’exception de Lambert Mende, accusé d’être au cœur de la politique répressive du gouvernement contre la liberté de presse et d’expression, il est reproché globalement aux huit autres personnalités des violations des droits de l’homme. Succinctement, Evariste Boshab est accusé d’être un des planificateurs de l’usage disproportionné de la force par l’armée et la police, dans des actions de représailles contre les miliciens Kamuina Nsapu mais aussi des civils non armés dans le Grand Kasaï. Le même grief est formulé contre son successeur au ministère de l’Intérieur, Ramazani Shadari. Alex Kande est soupçonné d’être, lui aussi, au nombre de commanditaires des violences qui déchirent sa province depuis le mois d’août 2016.
   
En attendant une nouvelle réplique de Kinshasa, on rappelle qu’en décembre 2016, les autorités congolaises avaient dénoncé des sanctions de l’Union Européenne contre la RDC et certains de ses responsables, car ce pays n’est pas membre de cette institution. Par ailleurs, au nom de sa souveraineté, le pays de Mzee Kabila et Lumumba n’admettait pas les ingérences étrangères dans ses affaires internes ».  
 
 
Le  professeur Mwayila Tshiyembe, directeur de l’Institut panafricain de géopolitique de Nancy en France, qui commente les sanctions prises par l’Union Européenne (UE) contre certaines personnalités congolaises, indique que toute organisation internationale peut, de façon unilatérale, prendre des sanctions contre un Etat avec qui elle a signé des accords. Mais, il précise tout de même que la RDC peut riposter à ces sanctions en appliquant la réciprocité.
 
« Les sanctions sont l’un des moyens de pression à la disposition des Etats souverains ou des organisations internationales dans leurs rapports avec les partenaires. Je ne sais pas si les sanctions qui sont annoncées auront un impact sur la vie politique ou sur les personnalités concernées. Les organisations internationales peuvent prendre des actes unilatéraux. Et Ces actes unilatéraux ont  des conséquences sur les Etats contre lesquels ils sont pris. Ces derniers peuvent riposter. C’est ce qu’on appelle la réciprocité », analyse Mwayila Tshiyembe.
 
Il fait remarquer que dès lors  qu’un pays a signé des accords avec l’UE sur la gouvernance démocratique et les respects des droits de l’homme, cette dernière peut prendre des sanctions sur les personnalités de ces pays qui violent ces accords. 
 
 
« Je ne sais pas si les raisons avancées par l’UE sont avérées, mais sur le principe du droit, dès lors qu’il y a un partenariat qui a été signé dans le cadre des droits de l’homme et que l’UE considérant que pour ce qui se passe en RDC, il y a des activités ou des comportements dans les chefs de la Police ou des autorités,  elle peut prendre de actes unilatéraux », rappelle le professeur Mwayila Tshiyembe.
 
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