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ENFANTS ACCUSES DE SORCELLERIE : 
UNE LOI EXISTE, MAIS…..
 
Lors de son congé en Belgique, nous avons rencontré Ivo Vanvolsem originaire de Halle près de Bruxelles qui s’occupe depuis plus de 20 ans d’un centre d’accueil, genre de ce qu’on pourrait appeler en Belgique : centre d’accueil pour SDF, mais à Kananga : 85 à 90 % des personnes y accueillies sont des enfants ! 
 
MPOKOLO WA MUOYO   : SOURCE DE VIE 
 
Ce centre de Scheut en effet héberge par an plus de 500 personnes avec l’objectif de préparer et réaliser leur réunification familiale. Les adultes accueillis sont principalement des femmes abandonnées avec leurs enfants, et des malades atteint par la TBC ou le sida mais rejetés par leur famille. Un grand nombre d’enfants sont principalement ceux qui ont été chassés de leur famille ou même torturés parce qu’accusés d’être « muena mupongo » (ndoki, sorcier). 
 
Une loi qui date de 2009, mais ignorée
 
Il y a près de 10 ans qu’une loi a été votée par le Gouvernement : N°09/001 DU 10 JANVIER 2009 intitulée Protection de l’enfant. Elle permet à tout adulte de dénoncer des parents d’avoir torturé ou chassé un enfant sous prétexte qu’il est sorcier et responsable de malheurs. Le contrevenant est puni de prison et d’une solide amende. 
Une loi juste, mais connue uniquement par quelques spécialistes, ignorée de 95% de la population, et jamais appliquée comme telle. Vous comprenez, précise Ivo, c’est sous pression de l’ONU et de l’UNICEF que le Congo a créé cette loi. En Occident, les lois ont été créées en général sous la pression de la société civile ou au moins, son approbation. Ici, c’est le contraire, elle nous est imposée ; la population ne l’a jamais demandée et les spécialistes eux-mêmes la trouvent souvent inutile. Ici en effet, c’est dans la mentalité courante que des enfants soient accusé(e)s d’être responsables des malheurs, et il faudra encore bien des décennies pour évoluer .
 
Une adaptation
Par contre précise-t-il, il y a une bonne collaboration avec une police spéciale de protection de l’enfant qui a été chargée de lutter contre ces accusations. C’est grâce à la (MONUC (ONU/RDC)) mission de l’ONU en RDC qu’elle a été mise sur pieds, et nous collaborons très bien avec eux. Lorsqu’un enfant nous arrive, la police essaye de retrouver les parents accusateurs, les amène au poste et sont parfois emprisonnés quelques jours. Ils font comprendre à eux ainsi qu’à leur entourage, que de telles accusations sont des infractions punissables. La loi n’est pas appliquée comme telle, mais ce sont des arrangements à encourager et qui peuvent faire tâche d’huile.
 
Encore plus grave
Dans notre région, à cause de la répression des militaires contre les « rebelles », de nombreux enfants arrêtés ne sont que difficilement transférés devant le tribunal de la jeunesse sous prétexte que ce sont de vrais rebelles et doivent être considérés comme tels.
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- Combien de siècles en Occident pour éradiquer les accusations en sorcellerie : même Jeanne d’Arc.
 
 -  Pour soutenir : SOS Scheut 1070 Bruxelles BE82 0000 9019 7468 avec mention obligatoire : Mpokolo, Kananga, MWM 02243031091